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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 12:35
Brésil/Dilma Rousseff : Le PCF condamne le coup d'Etat institutionnel en cours

Avec la décision prise par une commission parlementaire dominée par la droite, la procédure en faveur d'une destitution de la présidente Dilma Rousseff est lancée. Il s'agit d'une nouvelle étape dans l'offensive lancée par la droite avec le soutien des grandes organisations patronales de l'agro-business et de l'industrie, dès les premières heures qui ont suivi la réélection de la présidente brésilienne.


Cette fois-ci, Dilma Rousseff est menacée de destitution sous prétexte d'avoir manipulé les comptes du budget. En réalité, elle n'a fait que s'assurer de la continuité des programmes sociaux qui bénéficient à des millions de personnes par des aides financières et l'accès à la santé et à l'éducation.

 

Dilma Rousseff est accusée, par ceux qui se sont toujours opposés à ces politiques de combat contre la pauvreté, de « mettre en danger l'équilibre des comptes publics et la santé financière du pays ».

 

Ceux qui agissent en faveur de la destitution de la présidente brésilienne sont les mêmes qui se sont opposés aux mesures proposées par la gauche pour réformer le système politique et pour mettre fin au financement des partis et des campagnes électorales par les entreprises privées.

 

La droite qui a été battue aux présidentielles de 2014 a pu se renforcer aux législatives. Ellea pu faire voter des mesures qui renforcent le recours à la sous-traitance et à la précarisation. Elle a imposé des limites à la politique de lutte contre le travail forcé menée par la gauche. Elle s'est attaquée aux droits des femmes et a pris des initiatives homophobes. C'est elle, cette même droite qui tente tout pour faire tomber Dilma Rousseff qui représente un obstacle majeur à ses projets de restauration conservatrice.

 

Le PCF dénonce le caractère politique du procès entamé contre la présidente Dilma Rousseff par une opposition illégitime pour l'accuser de corruption. Le président de la Chambre Eduardo Cunha, qui a demandé la destitution de la présidente, est lui même accusé d'avoir fait des placements dans cinq comptes en Suisse et son nom est évoqué dans l'affaire des « Panama papers ». Plus de la moitié des membres de la commission spéciale qui vient de voter en faveur de la procédure de destitution est aussi soupçonnée ou poursuivie pour des cas de corruption ainsi que des dizaines des députés qui prétendent juger la présidente brésilienne.

 

L'attitude des médias qui font de ces affaires un spectacle déplorable est aussi condamnable comme l'est le comportement d'une bonne partie de l'appareil judiciaire qui cible de manière sélective les militants de la gauche.

 

Le PCF, solidaire des militants du Parti des travailleurs et de l'ensemble de la gauche brésilienne condamne la tentative en cours de mise en place d'un véritable coup d’État qui ne dit pas son nom.

 

La droite utilise aujourd'hui au Brésil les mêmes procédés qui ont conduit aux coups d’État institutionnels contre le président Fernando Lugo au Paraguay en 2012, et contre José Manuel Celaya en Honduras en 2009.

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 16:15
Patrick Le Hyaric interpelle M. Ayrault concernant la situation en Palestine

De retour d’une mission en Palestine, Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen, directeur de l’Humanité, s’adresse à Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, pour l’inciter à accélérer le processus de convocation d’une conférence internationale et le dépôt d’une résolution contre la colonisation au Conseil de sécurité des Nations-Unies :

 

 

PE

Patrick LE HYARIC
Député au Parlement européen
Vice-président du Groupe de la
Gauche Unitaire Européenne –
Gauche Verte Nordique

 

Monsieur Jean-Marc AYRAULT
Ministre des Affaires étrangères et du
Développement international
37 Quai d’Orsay
75007 Paris

 

Fait à Saint-Denis, le 17 février 2016

 

Monsieur le Ministre,

 

De retour d’une mission de parlementaires européens en Palestine je me dois de vous informer de ce que j’y ai vu.

 

D’abord, comme vous le savez la situation ne cesse de s’y aggraver du fait de l’amplification de la colonisation impulsée par le gouvernement israélien. C’est le cas à Jérusalem-Est et dans plusieurs endroits des territoires dont le cœur de la vieille ville d’Hébron où des rues entières sont privatisées, les colons israéliens y installent des barrières de contrôle, accaparent des maisons, et créent toutes les conditions pour que les palestiniens quittent certains quartiers dans la vieille ville d’Hébron.

 

C’est le cas aussi dans tout l’espace baptisé « zone C » où les « paysans bédouins » sont chassés, leurs terres volées, leurs maigres habitations et bâtiments de ferme démolis dans une violence aussi brutale que le silence qui entoure ces vols punissables par le droit international.

 

Tous les palestiniens de la rue que nous avons rencontrés ne comprennent pas cette impunité à l’égard du gouvernement israélien. Ils le vivent comme une injustice devenue de plus en plus insupportable. Ils nous demandent d’agir.

 

Tout aussi incompréhensible est pour eux l’attitude de pays européens et de l’Union européenne qui financent des projets utiles à la vie dans les villages ou les villes, pour l’accès à l’eau, la santé ou l’éducation, détruits par l’armée israélienne sans qu’aucun compte ne soit demandé, sans qu’aucune sanction ne soit prise.

 

Pourtant l’Union européenne dispose d’un outil juridique contre les démolitions israéliennes, les atteintes répétées aux droits humains, le vol de terres et de maisons : l’application de l’article 2 de l’accord d’association Union Européenne – Israël qui prévoit que celui-ci est suspendu dès lors que les principes de démocratie et de respect des libertés sont violés.

 

Les responsables de l’URNWA en poste à Gaza nous ont fait part de l’insupportable dégradation de la situation qu’ils constatent avec notamment la difficulté persistante de construire des logements détruits lors de la dernière offensive guerrière de l’armée israélienne.

 

Je dois aussi vous informer de l’immense attente que suscitent les propositions d’initiatives françaises formulées ces derniers mois par votre prédécesseur.

 

Tous les dirigeants qui comptent en Palestine, le premier ministre, M. Nabil SHAATH, M. Saeb EREKAT, Mme Samia Bamya, Vice-ministre chargée des affaires européennes au Ministère des Affaires Etrangères, ont beaucoup insisté sur la nécessité de réussir ces nouvelles initiatives politiques et diplomatiques. J’ai compris qu’ils comptent beaucoup sur la France, donc sur vous-même Monsieur le Ministre.

 

Ces deux actes forts seraient d’une part le dépôt d’une résolution au Conseil de sécurité condamnant la colonisation et l’occupation israélienne. D’autre part la relance sous des formes nouvelles d’une conférence internationale sur la base du droit international pour parvenir à une solution à deux Etats viables, en sécurité, dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale de la Palestine.

 

Dans l’esprit des dirigeants palestiniens il s’agirait d’un processus. Ils accepteraient pour l’amorcer, un forum d’un format limité à quelques pays européens, à des membres du Conseil de sécurité de l’ONU, à l’Egypte, à des représentants de la ligue Arabe.

 

Ils nous ont également informés que se tient actuellement à Doha des réunions visant à une unité nationale Palestinienne entre le Fatah et le Hamas en prévision de la préparation d’élections générales.

 

Ils refusent avec fermeté que les mouvements terroristes utilisent la cause palestinienne pour justifier leurs crimes et souhaitent entamer un processus démocratique en Palestine.

 

Celui-ci ne sera possible qu’avec l’arrêt de la colonisation, un début de négociation et la réconciliation palestinienne.

 

Enfin, plusieurs de nos interlocuteurs ont évoqué la nécessité de déployer une force de protection internationale du peuple palestinien qui en même temps contribuerait à la sécurité des populations israéliennes.

 

Les instruments juridiques existent pour une telle initiative avec les résolutions des Nations Unies dont la 605 de 1987, la 672 de 1990, la 904 de 1994.

 

Je suggère que la France soutienne une telle proposition  qui permettrait dans un premier temps de modifier le climat actuel et de sécuriser les populations.

 

Si vous poursuivez les démarches engagées, nul doute que vous trouverez à vos côtés des élus, des parlementaires, des forces politiques dans notre pays et au-delà pour réussir, enfin, un processus de reconnaissance de deux Etats et la fin de l’occupation.

 

Tels sont les quelques éléments que je souhaitais porter à votre connaissance, en souhaitant ardemment que vous puissiez porter rapidement sur la scène internationale ces deux initiatives sur lesquelles la diplomatie française s’est déjà engagée.

 

Je reste évidemment à votre disposition ou celle de vos services pour un compte rendu plus exhaustif.

 

Dans l’attente, recevez, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

 

Patrick LE HYARIC

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 11:05
Proche-Orient : La résiliation du contrat Orange/Partner est une victoire sur le business de la colonisation israélienne

Les communistes se félicitent avec nos amis de l'AFPS de la victoire contre le business de la colonisation que représente la rupture de contrat entre Orange et Partner.

 

Nos organisations prennent note de l’annonce récente faite par Partner, une société israélienne de télécommunications active dans les colonies israéliennes, confirmant la résiliation de son contrat de licence de marque avec Orange, dans le prolongement de l’accord de rupture signé entre Partner et Orange en juin 2015. Selon les dépêches de presse Partner devrait cesser d’utiliser la marque Orange en février 2016.

 

Cette annonce intervient huit mois après la publication par nos organisations du rapport intitulé « Les liaisons dangereuses d’Orange dans le Territoire palestinien occupé ». Ce rapport dénonçait la contribution indirecte de l’entreprise Orange, via sa relation d’affaire avec Partner, au maintien des colonies israéliennes dans le Territoire palestinien occupé (TPO) reconnues illégales en droit international et contribuant à de nombreuses violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains. Cette annonce fait également suite à plus de cinq ans de pressions et d’interpellations de la part des associations et des syndicats pour que l’entreprise Orange prenne des mesures concrètes afin de s’assurer qu’elle respecte les droits humains.

 

La fin du contrat liant les deux entreprises est une victoire pour tous les défenseurs du droit international et des droits humains. Il s’agit aussi d’un signal fort pour les autres entreprises qui entretiennent des relations avec les colonies israéliennes : elles ont la responsabilité de veiller à ne pas contribuer directement ou indirectement au maintien des colonies israéliennes dans le TPO.

 

Nos organisations réitèrent leur appel à l’Etat français qui, au regard de ses obligations internationales en matière de droits humains, se doit d’encadrer beaucoup plus clairement le comportement des entreprises investissant ou ayant des activités commerciales avec les colonies.

 

L’avis aux entreprises publié en juin 2014 sur le site du Ministère des Affaires étrangères français doit en ce sens être renforcé et expliciter les risques de contribution à des violations du droit international auxquels s’exposent toutes les entreprises françaises opérant dans les colonies. L’avis doit être mis en œuvre de manière effective pour que les entreprises cessent toute relation commerciale avec les colonies.

 

La prochaine étape qui s'impose doit être l'abrogation de la circulaire dite "Alliot-Marie" !

En février 2010, la Ministre Alliot-Marie, alors Garde des Sceaux, demandait par une lettre - circulaire aux Parquets d’engager des poursuites contre les personnes appelant ou participant à des actions de boycott des produits déclarés israéliens. S’appuyant sur un article de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, elle assimilait ces actions à de la provocation à la discrimination ou à la haine raciale.

 

Nous demandons l’abrogation de cette circulaire scélérate qui attaque directement la liberté d’expression et vise, en tentant de les criminaliser, à museler des actions citoyennes et non violentes contre l’impunité d’un état, Israël, qui viole en permanence le droit, notamment par la colonisation.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 11:19
La France ne doit pas recevoir Guillaume Soro

Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et ex-seigneur de guerre, s’est rendu en Grande-Bretagne et projette de venir en France.

 

En plus des exactions commises par son armée qui mériteraient des poursuites devant la justice, qu’elle soit nationale ou internationale, Guillaume Soro est sous le coup d’une plainte déposée par Michel Gbagbo, ressortissant franco-ivoirien et fils de l’ancien président de Côte d’Ivoire, « pour enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants ». Après que le pouvoir d’Alassane Ouattara ait empêché illégalement Michel Gbagbo de sortir de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro s’est plusieurs fois dérobé à la justice française qui veut l’entendre.

 

Plus grave encore : dans une conversation téléphonique « fuitée » accessible sur internet et présumée avec l’ancien ministre de l’Intérieur burkinabé Djibril Bassolé, aujourd’hui en détention préventive, on entendrait Guillaume Soro proposer une aide à la fois financière et logistique en vue de faire réussir le coup d’Etat de Gilbert Diendéré à Ouagadougou en septembre dernier. Rappelons que l’Union africaine avait qualifié de « terroristes » les auteurs de ce coup d’Etat, appréciation que partage le PCF.

On entend également dans ce document sonore la même voix revendiquer les assassinats de l’ancien ministre de l’Intérieur de Laurent Gbagbo, Désiré Tagro, et d’Ibrahim Coulibaly dit « IB », qui le concurrençait au sein de la rébellion pro-Ouattara. Dans cette conversation enregistrée on l'entend aussi proposer l'assassinat du président actuel du Conseil national de la transition du Burkina Faso, Cheriff Sy.

 

Le PCF indigné par ces propos inqualifiables espère que les tribunaux burkinabé et ivoirien ainsi que la Cour Africaine des droits de l'Homme et des Peuples se saisiront de ces documents en vue de procéder aux investigations et poursuites appropriées. Le PCF partage l’exigence qui commence à se faire jour d’une enquête internationale à ce sujet, en Côte d’Ivoire notamment. Il est à noter d’ailleurs que Guillaume Soro est d'ores et déjà dans le « collimateur » de la justice burkinabé et qu’il a fait l’objet récemment d’une perquisition à son domicile de Ouagadougou.

 

Qui protège monsieur Soro ? Depuis une quinzaine d'années, son nom est évoqué à de nombreuses reprises dans des affaires criminelles et délictueuses. Comme celle du casse de 2003 des agences de le Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO) du nord de la Cote d'Ivoire. Rappelons que la BCEAO est l'institution d'émission du franc CFA, monnaie sous contrôle de la Banque de France et de la BCE.

 

Dans ce contexte le PCF appelle les pouvoirs publics français et/ou des personnalités publiques à ne pas recevoir Guillaume Soro qui est le représentant d’une des branches les plus sanglantes du pouvoir Ouattara. Rappelons que, parmi d’autres manquements aux droits humains et à l’État de droit, ce pouvoir continue à détenir dans ses geôles des centaines de prisonniers politiques.

 

Il faut au contraire faire tout ce qui est possible pour qu’il puisse être entendu par la justice française au sujet de l’affaire « Michel Gbagbo ».

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 14:48
Attentats de Paris: « Le terreau sur lequel s'est développé DAESH »…

Une contribution en forme de début d'explication de la tragédie qui touche aujourd'hui jusqu'à notre pays écrite par notre camarade niçois aujourd'hui en Irak et qui a longuement silloné l'ensemble des pays du Proche-Orient. Pierre Barbancey intervenait notamment lors des deux dernières éditions de la Fête du Château

 

Dohuk (Irak). 14 novembre 2015

 

Je suis actuellement en Irak. Ce pays qui a été démembré, ses communautés et ses confessions jetées les unes contre les autres, par une guerre voulue par les Etats-Unis en 2003. C’est sur ce terreau que s’est développé Daech, l’organisation de l’Etat islamique. Des terroristes soutenus et aidés par des pays comme le Qatar, la Turquie et l’Arabie saoudite. Trois pays aux liens privilégiés avec la France qui leur vend des armes.
Il faut pleurer les morts d’hier à Paris.
Mais il faut aussi avoir en tête que les populations du Moyen-Orient vivent ce cauchemar au quotidien depuis des années.
La France officielle fait des guerres: Libye, Mali, Centrafrique, Irak…
Toujours sous des prétextes humanitaires. Ce qui est un leurre. La guerre n’a jamais rien réglé, au contraire.
La guerre ne peut pas toujours se regarder à la télévision.
Si on accepte qu’elle ait lieu ailleurs, alors il faut s’attendre à ce qu’elle nous revienne dans la gueule un jour.
C’est pour cela qu’il faut la paix. Une politique internationale de la France dédiée à la paix, pas une politique de gendarme, vendeuse d’armes et de captation des richesses d’autres pays.
Le danger est grand de voir une partie de la France se tourner vers le Front National.
Ce parti d’extrême-droite ne prône que la haine et le rejet de l’autre, qui tente de désigner comme bouc émissaire les musulmans.
Des ingrédients pour que les drames comme celui que nous venons de connaître à Paris ne s’amplifient.
En souvenir des morts du 13 novembre, déjouons le plan de tous ceux qui voudraient nous dresser les uns contre les autres.
C’est un appel à l’intelligence humaine.

 

Pierre Barbancey

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 03:35
Le PCF ne souhaite pas la bienvenue à monsieur Erdogan

En campagne électorale pour les élections législatives du 1er novembre, le président de la Turquie tiendra un meeting à Strasbourg dimanche 4 octobre. Nous ne lui souhaitons pas la bienvenue.

 

Recep Tayyip Erdogan fait régner un climat de terreur dans son pays.

 

Refusant d’accepter les résultats des dernières élections qui l’ont privé de sa majorité absolue, notamment par le score du HDP qui a obtenu 80 députés, R.T. Erdogan a convoqué des élections législatives anticipées et a décidé que la campagne se tiendrait dans un climat de guerre civile contre les populations kurdes et les progressistes.

 

Bombardements des bases du PKK qui combattent DAESH, raids et attaques de l’armée et de la police dans des villes kurdes, arrestations massives d'élus du HDP dont 7 maires, des journalistes, des avocats mais aussi des enfants.

 

Nous condamnons fermement cette guerre et demandons à F.Hollande d'intervenir auprès du gouvernement de la Turquie pour que R.T. Erdogan cesse ses atteintes aux Droits de l'Homme, arrête la guerre contre les kurdes et les progressistes, et que se tiennent des élections libres et démocratiques.

 

Nous apportons tout notre soutien aux militants du HDP qui travaillent en faveur de la paix, la démocratie.
 

R.T. Erdogan doit reprendre les négociations pour réengager un processus de paix.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 16:29
Vente de Rafales à l'Inde : "Ni acceptable ni responsable"

Après l’Égypte et en attendant le Qatar ou les Émirats (engagés dans une coalition militaire en Irak et au Yémen), l'entreprise Dassault vient de décrocher un contrat avec l'Inde qui passe commande de 36 Rafales (soit trois fois ce que la chaîne de production actuelle est en capacité de livrer).

La vente « en urgence » de ces appareils à l’Inde s’effectue à un moment de regain de tensions avec le Pakistan – les relations entre les deux pays risquant à tout moment de basculer dans l'affrontement militaire.

La France participe, ce faisant, à un cycle de surarmement massif, et ce n'est ni acceptable, ni responsable de la part de la 6e puissance mondiale siégeant au Conseil de sécurité de l'ONU.

En son temps, après la Guerre des Six jours, le Général de Gaulle avait eu l’intelligence politique de mettre en embargo les ventes d’armes à destination du Proche-Orient, annulant ainsi un contrat de 50 Mirages 5 avec l’État d’Israël. C'est cette intelligence et ce courage politique qui devraient être aujourd'hui ceux des dirigeants français.

Si le PCF soutient la réalisation du programme Rafale avec l'objectif de 286 appareils c'est afin de garantir à notre pays les moyens d’assurer sa sûreté, sa défense et son indépendance en particulier vis-à-vis de l’OTAN et des États-Unis. L’avenir du programme Rafale n'a pas à être lié à son exportation. Ni le ministre de la Défense et ni le Président de la République ne doivent se faire les VRP des marchands d’armes. La France doit aujourd'hui porter l’exigence d'une politique internationale de désarmement, de dénucléarisation et de dialogue multilatéral.

Plutôt que de se précipiter à vendre des armes dans une région instable, la France, devrait avoir une activité diplomatique intense afin d’aider à faire baisser la tension entre le Pakistan et l’Inde, à établir une sécurité collective qui permettrait d’aller vers un désarmement multilatéral de ces deux puissances nucléaires, d'aller au-delà vers la dénucléarisation du Proche et du Moyen-Orient et un désarmement multilatéral à l'échelle mondiale.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 12:31
Brésil : Dilma Rousseff face aux « velléités putschistes »

En marge de l’enquête pour corruption impliquant le géant pétrolier public Petrobras, l’opposition de droite a mobilisé 1,5 million de personnes pour réclamer la tête de la présidente.

Le doute n’est plus permis quant aux intentions de l’opposition brésilienne. Après la révélation du scandale de corruption impliquant l’entreprise pétrolière nationale Petrobras (voir l’Humanité du 6 mars) et la demande d’enquête formulée par la Cour suprême brésilienne, sur 54 suspects, parmi lesquels de hauts responsables politiques de la coalition au pouvoir, un cap a été franchi dimanche, lors des manifestations organisées à travers 74 villes du pays. Près d’un million et demi de personnes ont ainsi défilé pour réclamer la tête de la présidente, Dilma Rousseff. Les slogans de l’opposition de droite dépassent désormais le simple cadre d’une réforme politique ou d’une demande de justice. Bien loin des rassemblements prétendument « apolitiques » annoncés. Alors que le Brésil célébrait dimanche le trentième anniversaire du retour à la démocratie, de nombreux manifestants à Rio de Janeiro en appelaient à… l’armée. « Je ne demande pas un coup d’État, mais une intervention constitutionnelle pour appeler à de nouvelles élections propres, sans urnes électroniques, sans manipulation du Parti des travailleurs. Qu’ils s’en aillent tous à Cuba », expliquait une productrice de télévision à l’AFP. Selon José Carvalho, un dirigeant du Parti communiste du Brésil (PCdoB), la journée de mobilisation marque une nouvelle étape pour les « forces réactionnaires » décidées à « s’emparer du pouvoir » en dépit de leur échec à l’élection présidentielle du 26 octobre 2014. Sans mettre en cause le droit à manifester, Dilma Rousseff a tout de même mis en garde contre « la rupture démocratique » à laquelle pourraient conduire ces manifestations. Dans la rue, la gauche politique et les syndicats ont rassemblé 175 000 personnes, vendredi, contre les « velléités putschistes » d’une opposition particulièrement déterminée. « Le chemin commence seulement à être tracé et nous n’allons pas nous disperser », a assuré Aécio Neves, néoconservateur du Parti social-démocrate du Brésil et candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle. Ancien gouverneur de l’État de Minas Gerais, ce dernier est fervent partisan d’une rupture avec la diplomatie Sud-Sud promue sous la présidence d’Ignacio Lula da Silva. Son leitmotiv : un rapprochement avec Washington. Durant la dernière campagne, il a également plaidé en faveur d’une autonomie de la Banque centrale et pour un retour aux thérapies de choc des années noires du libéralisme. Il y a sans conteste urgence pour Dilma Rousseff à désamorcer cette crise qui menace les fondements mêmes de sa politique de progrès social. Toujours selon José Carvalho, les forces progressistes et démocratiques font face à « un signal d’alarme qui doit les amener à revoir leur stratégie politique et leurs méthodes d’action ». Comme partout en Amérique latine.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 15:59
Venezuela : Les déclarations du président Barack Obama préoccupantes et condamnables

Les déclarations du président Barack Obama qualifiant le Venezuela de « menace inusuelle et extraordinaire à la sécurité nationale et à la politique extérieure » des États-Unis sont extrêmement préoccupantes et condamnables. Elles font suite aux sanctions décidées par Washington à l'encontre de certains responsables politiques vénézuéliens.

Ces déclarations ouvrent la possibilité à une agression contre ce pays et met en évidence les intentions inacceptables de l'Administration Obama d'intervenir directement dans l'appui aux tentatives de l'opposition de déstabiliser le pays et de faire tomber le gouvernement de Nicolas Maduro, le président démocratiquement élu en 2013.

La politique d'ingérence des Etats-Unis est un soutien clair à une opposition qui n'a jamais accepté ni les victoires de la gauche aux élections ni les politiques progressistes mises en œuvre ; opposition présentée comme « démocratique » mais qui, dans le passé, a participé activement aux tentatives de coup d’État soutenues par Washington.

En agissant de cette manière injustifiée, le président Barack Obama renforce les options les plus violentes et porte atteinte aux efforts en faveur d'un accord national pour la paix proposé par le président Nicolas Maduro en 2014.

Une fois de plus, les États-Unis font le choix d'ignorer les choix souverains du peuple vénézuélien et les efforts réalisés par l'Union des nations d'Amérique du sud (UNASUR) en faveur d'un règlement politique et juste aux problèmes du Venezuela. Ce faisant, Barack Obama prend le risque de s'éloigner des positions des gouvernements d'une région qui déploie ses efforts pour être une zone de paix où la concertation politique et le dialogue demeurent la règle.

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 12:59

La reprise des relations diplomatiques entre les États-Unis et Cuba est un tournant historique qui peut permettre de mettre fin à un demi-siècle de politiques agressives mises en place par Washington pour mettre à bas la volonté d'indépendance du peuple cubain. D'autres pas de la part des États-Unis seront nécessaires pour mettre fin une fois pour toutes au blocus inhumain qui a causé tant de dommages au développement de Cuba.

 

C'est la victoire du peuple cubain qui a toujours résisté avec dignité à la volonté de domination états-unienne et la victoire de tous les peuples du continent qui ont consolidé leur coopération et leur solidarité grâce à la création de nouvelles institutions d'intégration de l'Amérique latine dont Cuba est un acteur incontournable.

 

Le PCF rend hommage au peuple cubain, à sa Révolution et salue avec joie la libération des trois des cinq Cubains qui restaient prisonniers aux États-Unis. Il s'agit d'une excellente nouvelle pour leurs familles, pour le peuple cubain et pour tous ceux qui se sont mobilisés pour leur libération durant les longues années de captivité des 5 révolutionnaires cubains.

 

Le PCF restera solidaire du peuple cubain dans la nouvelle étape qui s'ouvre et qui doit déboucher au plus tôt sur la levée totale de l'embargo illégal et illégitime que les États-Unis lui ont imposé pendant 54 ans.

Cuba / Etats-Unis : Une nouvelle étape s'ouvre
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