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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 13:14
UE/Méditerranée : Esquisse de bilan du processus de Barcelone

Aujourd’hui, dans la zone méditerranéenne, les questions de paix et de droit international sont centrales : l’absence de solution actuelle en Palestine, la situation du peuple kurde, l’occupation par la Turquie du nord de l’île de Chypre, la colonisation marocaine de la République Arabe Sahraouie Démocratique… Rappelons le terrorisme actuel qui s’est nourri des interventions militaires occidentales en Irak et en Lybie notamment. Globalement, il apparait qu’en Méditerranée comme à l’est du continent européen, l’Union Européenne n’a jamais tenté au-delà des discours creux de jouer un rôle pour la paix. Il y a un double langage des dirigeants européens qui ne parlent que de démocratie et de paix mais qui bien souvent s’immiscent dans les conflits en choisissant un camp et ne proposent aucune solution politique. Ces conflits sont aussi, notamment pour le gouvernement français l’occasion de vendre des armes et de la coopération militaire.

Aujourd’hui, la coopération UE/Afrique du Nord est essentiellement économique et sécuritaire depuis les années 90 et ce qu’on a appelé le processus de Barcelone. La stratégie de l’UE a été d’impulser des réformes structurelles dans les pays du sud afin de permettre l’intégration dans un marché commun au moyen notamment de larges privatisations des secteurs publics. Par ailleurs, le FMI conditionne ses prêts à la Tunisie, par exemple, à trois conditions : la privatisation des banques, le démantèlement du code du travail et l’adoption de la retraite à 62 ans.

 Le bilan actuel de cette « coopération » en Méditerranée, c’est aujourd’hui plus de chômage, plus de pauvreté et plus de précarité. D’un autre côté, les coopérations militaires et économiques fructifient avec l’Etat d’Israël alors que le droit européen permet leurs suspensions. Le double langage est là encore présent car l’UE dit regretter les investissements israéliens dans les territoires occupés mais laisse pénétrer les produits issus de la colonisation dans le marché européen. On note également que les réfugiés sont constamment absents des accords entre l’UE et les Pays du Sud même si ceux-ci fuient directement un conflit militaire et que le Droit International impose leur accueil. L’Europe forteresse est envisagée comme seule solution au problème des migrants et nous assistons là encore à une logique militaire (destruction de bateau, surveillance des côtes libyennes, etc…) inefficace, coûteuse et destructrice. Tout l’argent investi dans ces outils militaires permettrait une coopération ayant comme objectif le développement humain dans les pays d’émigration (l’éducation, la santé et la démocratisation de l’accès aux soins, la formation professionnelle, etc.).

Il faut rappeler qu’en 1995, le processus de Barcelone se décide parallèlement à l’élargissement à l’Est du continent Européen dans une logique aussi militaire (intégrations dans l’OTAN des pays d’Europe Centrale). Ainsi, les nombreux investissements prévus en méditerranée se sont convertis dans les faits en investissement en Europe Centrale dans une logique de compétition inter-impérialiste avec la Russie.

On le voit, la « coopération » en question n’a tendance à profiter qu’aux pays du Nord tandis qu’au Sud sont marchandisés l’ensemble des secteurs entrainant chômage, baisse du coût de la main d’œuvre et plus grandes difficultés pour les entreprises locales face au multinationales d’origine européenne qui s’emparent des marchés. Au Maroc, par exemple, sont présentes 38 des 40 entreprises du CAC ! Elles bénéficient de largesses fiscales avec exemption d’impôts sur plusieurs années et la richesse produit là-bas revient souvent sur le continent européen et dans les multiples paradis fiscaux. Dans le cadre du libre-échange, on estime qu’entre 2011 et 2013, le Maroc a perdu 24 000 emplois avec une disparition massive des petits paysans, un assèchement des nappes phréatiques et la multiplication de pollutions chimiques. Dans ce pays encore, une femme meurt en couche tous les 10h mais on voit se développer des cliniques de chirurgie privée s’adressant notamment aux européens qui n’ont pas les moyens de procéder à de la chirurgie esthétique dans leurs pays d’origine.

 

 

Philippe PELLEGRINI

Secrétaire de la section de Nice nord Libération

Responsables des questions internationales au PCF 06

 

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 18:43
Forum Européen des Alternatives : Impressions

Je reviens de Paris ou j’ai participé pendant un week-end au Forum Européen des Alternatives. 10 ans après la victoire du NON au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, ce moment était l’occasion de dire un grand OUI à l’Europe de la solidarité, de la coopération, du progrès social et de l’écologie. Cette évènement a été initié par le Parti de la Gauche Européenne mais a su s’ouvrir au-delà des partis qui le composent et du seul cadre européen. Ce sont près de trente partis issus de 20 pays différents qui étaient représentés ainsi que 12 organisations de jeunes, 18 syndicats et 80 associations. Cette initiative s’est tenu dans une période qui coïncide avec un moment d’accélération pour les forces démocratiques en Europe avec la victoire de Syriza aux élections législatives il y a quelques mois et les résultats encourageants des plateformes citoyennes regroupant notamment Podemos et Izquierda Unida en Espagne. Ce forum est une nouvelle chance pour construire le triple A des peuples : Alliance Against Austerity.

Cette alliance et ces convergences sont plus que jamais nécessaires quand 25% des Européens vivent sous le seuil de pauvreté. Aujourd’hui, dans l’UE, 22% des jeunes sont au chômage (42% en Italie, plus de 50% en Espagne). Dans un contexte de déni démocratique permanent bientôt accentué par le TAFTA et ses tribunaux privés, il est urgent de demander des comptes sur l’évasion fiscale, sur l’utilisation de l’argent public et le rôle de la BCE notamment. N’oublions pas l’enjeu climatique et écologique qui nous impose de sortir l’Europe des énergies carbonées. L’argent du remboursement de la dette doit aller à la transition écologique plutôt que dans les poches sans fond des banquiers. Pierre Laurent disait pour résumer la situation actuelle « La raison est à Athènes, la folie est à Bruxelles ».

Un des moments forts de ce Forum restera l’intervention de Zoe Konstantopoulou, la présidente du parlement grec. Zoe a commencé son intervention en nous rappelant que l’austérité n’est pas qu’un mot mais qu’elle tue. Pendant 5 ans, en Grèce, la récession sans précédent a entrainé une grave crise humanitaire. Des écoles et des hôpitaux ont été fermées et même la télévision publique alors que se multipliaient les privatisations. La parlementaire grecque qualifie ces dernières de véritables dons au privé au vu des conditions dans lesquelles elles ont été réalisées. Le pays a connu une très importante émigration et plusieurs centaines de milliers de familles ont été privées d’électricité. De l’autre côté la criminalité financière a été très largement impunie voire amnistiée et l’on sait aujourd’hui que les gouvernements successifs disposait depuis 2010 de la liste des comptes bancaires ouverts en Suisse par les citoyens grecs mais ils ne l’ont jamais publié et n’ont jamais cherché à agir sur ces fortunes, fruits du pillage du pays. Et tout cela pour quel résultat ? La dette publique grecque représentait en 2009 120% du PIB ; en 2015 elle atteint 180% ! Aujourd’hui, le parlement grec s’attelle à faire un audit de cette dette et promeut des lois d’urgence humanitaire, des dispositions contre la corruption mais aussi des mesures de développement des services publics et de la protection sociale et a notamment permis la réouverture de la télévision publique.

Les rencontres et les débats ont été très enrichissants et positifs tout au long du week-end et il m’est très difficile de résumer en quelques lignes tout cela. Par exemple, au cours d’un atelier, Natasa Theodorakopoulou, représentant Syriza au PGE expliquait que les actes de solidarité de son parti pendant la crise ont toujours visé, loin d’un simple but humanitaire, la réintégration des citoyens dans la vie civique et la politisation des femmes de ménage du Ministère de l’Economie reste de ce point de vue un modèle. Plusieurs d’entre-elles étaient d’ailleurs présentes à Paris pour le forum.

Bon je n’ai pas parlé qu’avec des grecques tout au long de ce week-end et j’espère pouvoir vous faire profiter bientôt de la qualité des interventions faites par des français, des belges, des turcs, des danois, des espagnols, des chypriotes mais aussi des tunisiens et des marocains !

 

Philippe PELLEGRINI

Secrétaire de la section de Nice nord Libération

Responsables des questions internationales au PCF 06

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 07:42
Rendez-vous pour fêter la victoire historique du peuple grec et de Syrisa à 18H devant le consulat grec à Nice – 13 rue Maccarani.

Hier soir, le peuple grec a choisi de donner la majorité à Syriza, le parti d’Alexis Tsipras. C’est une très bonne nouvelle, le peuple grec a choisi le changement, l’alternative de gauche pour rompre avec le dogme de l’austérité imposé par l’Europe.

La victoire apparait claire et nette allant peut-être jusqu’à la majorité absolue des 151 sièges.

C’est pour nous, un espoir pour casser la résignation, la soumission à l’austérité en France et dans toute l’Europe et d’ouvrir un vari débat sur la dette publique. C’est un coup d’arrêt à la politique de la troïka qui a tant méprisé le peuple grec.

Bravo au peuple grec, et nous adressons tous nos vœux de réussite à Syriza.

Rendez-vous pour fêter cette victoire historique du peuple grec à 18H devant le consulat grec à Nice – 13 rue Maccarani.

 

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 19:39

Par Patrick Le Hyaric

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Député européen
Directeur de l’Humanité

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Au fur et à mesure que sont révélés les contenus et les objectifs du projet de marché de libre échange transatlantique par des mouvements citoyens, syndicaux et des parlementaires, la panique gagne les chancelleries de part et d’autre de l’Atlantique. Jeudi dernier, au cours de la réunion des ministres européens du commerce, le commissaire européen au commerce, M. Karel de Gucht qui croyait pouvoir négocier dans le secret, n’a pu dissimuler son inquiétude. Il a appelé à « démythifier » ce projet après que M. Hollande ait appelé à aller vite, sinon, a-t-il dit : « Il y aura une accumulation de peurs, de menaces et de crispations ». C’est dire le niveau de leur assurance et de leurs craintes !

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Raison de plus pour amplifier la campagne de révélation en cours afin que grandisse l’idée qu’il y a un moyen très simple et très efficace d’écarter le danger : élire le plus possible de députés du groupe de la Gauche unitaire européenne. La vie quotidienne des travailleurs, des assurés sociaux, des consommateurs est en cause avec de dramatiques conséquences pour les générations à venir.

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Rappelons que si ces députés avaient été plus nombreux, le Parlement européen n’aurait pas pu voter, il y a un an, en mai 2013, la résolution soutenant l’ouverture de ces négociations avec Washington.

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Une autre majorité aurait aussi pu empêcher la Commission européenne de décider seule de permettre de laver les carcasses de viande bovine à l’acide lactique pour s’aligner sur les normes sanitaires des Etats-Unis, dans la perspective de ce marché. Une autre majorité aurait aussi permis le 16 avril dernier d’empêcher de voter un texte anticipant la mise en place de ces fameux tribunaux d’arbitrage privé, dotés du pouvoir de contourner les droits nationaux et le droit européen.

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C’est le cœur du missile antisocial, anti-environnemental, anti-sanitaire de ce projet, cousu main pour les grandes firmes transnationales et les fonds financiers, au mépris du travail et de la création et des intérêts des petites et moyennes entreprises. L’objectif des dirigeants du monde capitaliste est de créer les conditions d’une domination sans partage du grand capital sur les êtres humains et l’environnement. Avec ce mécanisme baptisé du nom de code « ISDS », ou « règlements des différends entre investisseurs et Etats », une société multinationale pourra contourner les tribunaux classiques, afin de poursuivre un Etat, devant ce tribunal arbitral privé, dés lors qu’elle considèrera que des lois sociales, sanitaires ou environnementales menaceraient sa rentabilité. Au bout du compte, le jugement ne se ferait plus en fonction de la loi décidée par les élus nationaux ou européens, mais par les jurisprudences édictées par ces instances privées.

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Ainsi, une nouvelle étape serait franchie contre la démocratie, contre le droit des parlements, des gouvernements, des conseils régionaux ou municipaux et des Etats à légiférer dans l’intérêt général. Toute collectivité publique, de la mairie jusqu’à l’Etat, voir l’Union européenne, pourra être déférée devant un tel tribunal pour se voir imposer le talon de fer de la loi des multinationales. Déjà l’Uruguay et l’Australie sont poursuivis par le géant de la cigarette Philips Morris, à cause des avertissements sanitaires que ces pays ont inscrits sur les paquets de cigarettes. Le trust américain Lone Pine, poursuit le Canada qui s’oppose à un projet d’extraction de gaz de schiste. La firme nord-américaine Metaclad réclame 15 milliards de dollars au Mexique parce que son gouvernement a refusé de rouvrir une décharge de produits toxiques. C’est insupportable ! Abject ! Leur objectif est d’imposer un nouveau droit international favorable au capital contre les droits humains. Le scandale est à son comble quand on sait qu’aujourd’hui c’est la Commission européenne qui négocie en secret pour tous les Etats européens. Mais demain, en cas de conflit, chacun d’entre eux sera seul face aux multinationales et ce sont les peuples qui paieront.

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Face aux protestations en cours, la Commission européenne commence à louvoyer et fait semblant de manœuvrer en recul. Elle fait croire qu’elle abandonnerait le mécanisme, au profit prétendument d’un autre qui est inclus dans l’accord de libre échange avec le Canada, baptisé « CETA»*. Mais ce texte est lui aussi secret. Et il est certain qu’il s’agit du même dispositif. Nous exigeons qu’il soit rendu public sans délai ! Il le faudra bien car les députés européens élus le 25 mai auront à se prononcer aussi sur l’accord de libre échange avec le Canada. Nous voterons contre ! Tout est évidemment fait pour cacher ces projets inavouables et leurs conséquences à nos concitoyens. Avant de voter, le 25 mai, cela vaut donc le coup de regarder comment se positionnent les autres formations politiques sur cet enjeu majeur.

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Avec les parlementaires du Front de gauche et de la Gauche unitaire européenne, on est sûr qu’il n’y aura pas de mauvaise surprise !

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* « Canada Europe Trade Agreement »

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Le mandat de négociation de la commission est publié en intégralité dans le livre « Grand marché transatlantique – Dracula contre les peuples » de Patrick Le Hyaric – aux éditions de l’Humanité

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Vous pouvez le commander en ligne en cliquant ici.

Le 25 mai, bloquer le missile transatlantique
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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 11:33
«En tant que président du Syriza et candidat de la Gauche européenne pour la présidence de la Commission européenne, j’appelle à la libération immédiate et sans condition de Gerry Adams», écrit M. Tsipras dans un communiqué en anglais. 

«L’arrestation et la détention du leader du Sinn Fein, pionnier du processus de paix en Irlande du Nord Gerry Adams, est un acte politique incendiaire contre la démocratie et contre la paix et la normalité toujours fragiles de cette région», estime-t-il. 

Pour lui, «une initiative si provocante ne peut qu’inquiéter l’Europe démocratique toute entière», car «Gerry Adams est une personnalité politique majeure de notre temps». 

Mais il «n’est pas seul», affirme M. Tsipras, «il a de son côté, outre le peuple grec, tous les démocrates de chaque coin de l’Europe, qui, disent leur mépris à cette politique du bouc émissaire et à ces actes pré-électoraux opportunistes», juste avant les élections locales et européennes du 23 mai en Irlande. 

Syriza est actuellement en tête des sondages en Grèce, à égalité avec le principal parti de la coalition droite-socialistes au pouvoir, Nouvelle Démocratie du Premier ministre conservateur Antonis Samaras. 

Gerry Adams est interrogé depuis mercredi par la police d’Irlande du nord au sujet du meurtre en 1972 d’une mère de famille par l’IRA. Il a démenti toute implication dans cette affaire.
 
Irlande : Alexis Tsipras demande la libération «immédiate et sans condition» de Gerry Adams
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 17:16

Deux députés du groupe ultranationaliste ukrainien « Svoboda » ont agressé mardi au parlement à Kiev le secrétaire général du PC ukrainien Petro Simonenko, alors qu’il faisait une déclaration à la tribune pour dénoncer les « actions des groupes nationalistes et fascistes qui au cours des derniers mois se sont emparés de bâtiments officiels, des arsenaux, de postes de police et des services de sécurité et ont distribué des armes aux groupes radicaux ».

Alors qu'il dénonçait les actions de ces groupes qu’il a accusés de « mettre en cause l’indépendance de l’Ukraine et de favoriser la division » de ce pays, deux députés de "Svoboda" (Liberté) l’ont violemment chassé de la tribune, l’empêchant de poursuivre son intervention. Une bagarre s’en est suivie. La session du parlement a dû être interrompue.

Face à tels agissements inqualifiables, le PCF exprime sa solidarité avec Petro Simonenko et le PC ukrainien. Il dénonce ces attaques venant de groupes ultranationalistes et des forces néo fascistes qui ont désormais pignon sur rue et mettent en danger tout fonctionnement démocratique des institutions.

Dans le même temps, le PCF souhaite faire part de sa très vive préoccupation face à la situation tendue qui prévaut dans le pays et notamment dans l’Est de l’Ukraine, alors que doit se tenir l'élection présidentielle le 25 mai prochain.

Les mesures austéritaires prises par ailleurs par le gouvernement sous la férule du FMI pour faire face à la crise ne peuvent que contribuer à rendre le climat politique, économique et social encore plus difficile pour la population.

Plus que jamais, une solution politique doit seule permettre à l’Ukraine de se sortir du chaos actuel. Par exemple en favorisant des évolutions constitutionnelles importantes qui devront respecter et renforcer les droits des habitants des différentes régions et notamment de ceux vivant dans l'Est du pays afin d'éviter ainsi toute mise en cause de l'intégrité territoriale du pays. En définitive, c'est aux Ukrainiens et à eux seuls d'en décider.

Plus globalement, il est urgent que l’Ukraine cesse d’être l’enjeu d’un chantage sur son avenir et sur les alliances régionales. L’Ukraine doit être un pont entre l’Europe et la Russie et non le lieu de tensions entre puissances rivales.

  Le PCF condamne l’agression du Secrétaire général du Parti communiste d'Ukraine
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 02:25

Le Parlement européen a voté ce mercredi 26 février à Strasbourg le "quatrième paquet ferroviaire", soit un ensemble de 6 directives et règlements poursuivant la libéralisation du rail. Les trois "paquets" précédents ont déjà fait exploser les prix pour les usagers, mis en danger leur sécurité et renforcé la concurrence et la compétitivité au détriment des services publics. La coopération dite transfrontalière privilégie chaque jour plus les grandes lignes type TGV aux petites lignes déjà fragiles. 

Présente la semaine dernière à Breil-sur-Roya, j'ai rencontré les usagers de la ligne Nice-Vintimille dans la vallée de la Roya, victimes de ces politiques. Un éboulement a eu lieu sur la ligne et on laisse les choses en l'état.

Agiraient-ils de même sur une ligne TGV ?
Poser la question, c'est donner la réponse.
Les usagers ne sont déjà plus égaux devant le service public ferroviaire.

Par ce vote, le Parlement européen a entériné la poursuite de ces politiques et la GUE-NGL s'est sentie bien seule pour s'y opposer.
Rien n'est cependant perdu car il ne s'agit que d'un vote en première lecture, les parlementaires européens élus le 25 mai auront à prendre position sur ce texte.

Le Front de Gauche était aux côtés des syndicats hier pour dénoncer cette nouvelle vague de libéralisation, continuons dans les semaines qui viennent cette mobilisation, pour mettre les services publics au cœur du débat des élections européennes.

 

Marie-Christine Vergiat

Députée européenne Front de Gauche

Marie Christine Vergiat : Non au quatrième paquet ferroviaire !
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 00:09

La responsabilité des événements est d'abord à chercher du côté du Président Ianoukovitch totalement décrédibilisé par la politique économique et sociale qu’il a menée ces trois dernières années, pensant d’abord à se servir plutôt que de servir son peuple. Ses hésitations, ses marchandages avec la Russie et l'Union européenne ont rajouté à la confusion. Une partie des forces ultra nationalistes a profité de la situation pour faire souffler sur l’Ukraine le vent de la haine et d’un anti communisme hystérique.

Comme l’a déclaré le Parti communiste d’Ukraine il eut fallu consulter par référendum le peuple ukrainien pour qu’il choisisse son avenir. Cela n’a pas été le choix des dirigeants ukrainiens malgré 3 millions de pétitionnaires qui le demandaient. Les grandes puissances, Russie, Union européenne et États Unis ne sont pas neutres dans ce conflit. Les oligarchies se sont succédées au pouvoir en Ukraine depuis l’indépendance en 1991, contribuant au dépeçage de l’économie locale et laissant aux ukrainiens les miettes. La libération de Ioulia Timochenko dans un souci d’apaisement ne doit pas faire oublier qu’elle a aussi « volé » le peuple ukrainien.

L’avenir de l’Ukraine n’est pas écrit, le séparatisme menace. La Russie et l’Union Européenne doivent se parler et ne pas mettre l’Ukraine dans ce choix cornélien de l’un ou l’autre « bloc ». L’Ukraine par sa position géographique, sa structure économique et son histoire doit être un pont entre la Russie et l’Europe occidentale. Mais aucun gouvernement ne pourra longtemps survivre en agitant la seule fibre nationaliste, il faudra qu’il réponde aux exigences sociales légitimes des ukrainiens qu’ils soient russophones ou ukrainophones. Une constitution plus démocratique, le retour du mode électoral proportionnel, l’arrêt des règlements de compte politiques, la lutte contre la corruption d’où qu’elle vienne, l’unité du pays, voilà des revendications que nous soutenons avec le PC ukrainien.

L'Ukraine ne doit pas devenir le champ de manœuvre d'une « guerre froide larvée » entre l'UE, la Russie et les États Unis. On ne peut admettre le chantage comme mode de dialogue diplomatique.

Gilles Garnier, responsable Europe du PCF

Ukraine : Deux oligarchies face à face
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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 13:50

La mollesse des réactions des institutions européennes et du gouvernement français face à l’ampleur des révélations sur l’espionnage des institutions, des gouvernements, des entreprises, des citoyens par les services secrets nord-américains, signe une nouvelle capitulation devant l’empire. Encore qu’on puisse se demander s’il ne s’agit pas d’une coupable et inquiétante connivence au service des milieux d’affaires occidentaux. La lutte contre le terrorisme ne sert dans cette affaire que de paravent. Comment en effet qualifier autrement une simple convocation de l’ambassadeur des Etats-Unis au Quai d’Orsay ou de mielleuses paroles de protestation, régurgitées de la table du Conseil européen, tandis qu’au Parlement européen, il aura fallu s’armer de patience et de diplomatie pour obtenir une petite majorité pour voter une résolution suspendant temporairement un accord de livraison aux Etats-Unis des données bancaires de tous les citoyens européens, baptisée « SWIFT ». Aucune de ces minuscules réprobations n’a provoqué ni inquiétudes, ni sueurs froides à la Maison-Blanche. Plutôt des spasmes méprisants d’hilarité. Dans le monde états-uniens, présenté comme le phare du monde libre, les services secrets déploient, en toute impunité, de grandes oreilles et de grands yeux pour surveiller les téléphones, pénétrer dans les ordinateurs de leurs ressortissants, comme dans ceux des pays dits « amis », installer des micros dans les lieux officiels de représentation de ces pays ou de l’Union européenne auprès de l’ONU à New-York. Le bâtiment du Conseil de l’Union européenne à Bruxelles n’est pas épargné, les téléphones des chefs de gouvernement ou d’état non plus.

 

On connaissait l’insupportable réalité décrite dans le film baptisé « La vie des autres », montrant comment l’appareil politique de la STASI surveillait les citoyens de l’Allemagne de l’Est. On découvre que les Etats-Unis ne sont pas en reste, sans que cela ne les conduise devant le « tribunal de la démocratie ». Dommage, leur président n’a-t-il pas reçu le prix Nobel de la paix ? L’action vigilante s’impose pourtant. Une telle intrusion dans la vie privée des individus est souvent le prélude à un système anti-démocratique autoritaire et totalitaire. La secrète guerre électronique qui se mène dans les coulisses du monde capitaliste risque donc de se poursuivre avec l’assentiment des dirigeants européens de plus en plus inféodés à ce qui reste de l’impérium nord-américain, à mesure que le monde occidental perd de sa prédominance sur la planète. La guerre électronique est devenue consubstantielle de la nature du système capitaliste qui porte en lui une guerre économique sans merci, dans laquelle les salariés, les assurés sociaux comme les privés d’emplois sont les fantassins et les victimes tout comme les consommateurs. Les services de renseignement nord-américains sont alliés dans leur basse besogne à ceux du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni. Si elle n’était pas de totale connivence, on se demande pourquoi la Commission de Bruxelles, si pressée de dresser un procès-verbal pour un prétendu trop perçu de la compagnie maritime corse ou des agriculteurs, ne déclenche aucune procédure d’infraction à la législation communautaire à l’encontre du Royaume-Uni ? M. Barroso sait depuis la fin de l’été que les mêmes services secrets, sous-traitants de la « NSA » au Royaume-Uni ont mené une cyber attaque contre la société de télécommunications belge « Belgacom » qui a cette particularité de gérer les communications des institutions européennes. S’il n’y avait pas connivence on n’aurait pas découvert il y a quelques jours ce monsieur Barroso annonçant avec un grand sourire carnassier qu’il venait de conclure nuitamment et secrètement un accord de libre-échange commercial avec le Canada, pays qui participe aussi à cette funeste entreprise d’espionnage. Et le Conseil européen ne trouve rien à redire à la négociation d’un marché unique transatlantique qui écraserait les droits sociaux et environnementaux, alors que nos entreprises, les élus, les responsables syndicaux et sûrement les négociateurs sont écoutés. Il aurait fallu décider de rompre cette négociation. Il n’est pas trop tard pour le faire.

En vérité, celles et ceux qui ont tenté de faire croire, depuis une trentaine d’années, que la mondialisation serait heureuse, ont trompé tout le monde. C’est d’une violente guerre économique dont il s’agit. Une guerre intra-capitaliste entre gens qui fréquentent les mêmes conseils d’administration où les thèses de la « compétitivité » sont le projet ultime, les mêmes clubs, les mêmes G8 et G20, dans lesquels l’impérialisme nord-américain tente de conserver sa domination dans un monde en plein bouleversement, avec l’émergence de nouveaux pays ou continents. Dans cette guerre c’est le capital multinational qui mène la danse et les morts sur l’autel invisible des puissances d’argent se comptent par millions, privés d’emploi, de juste rémunération du travail, de retraite décente, de protection sociale, voir de manger. On ne peut faire semblant de découvrir ces enjeux. Depuis le siècle dernier, les dirigeants nord-américains dissertent sur leur volonté de disposer de l’arme énergétique ou de l’arme alimentaire. Dans son discours sur l’état de l’union en l’an 2000, le président Clinton assignait à son pays l’objectif de « modeler le monde », après qu’un plan stratégique dit « Total Information Awarness » (TIA) ait défini le projet d’assurer aux Etats-Unis la maîtrise mondiale des contenus et contenants de l’information. Depuis, ces projets ont été démultipliés. Ils se sont donnés des moyens pour contrôler les flux de marchandises dans les grands ports européens et de visiter le cœur de nos entreprises en même temps qu’ils déploient des fonds d’investissements financiers qui prennent le contrôle de certaines entreprises ou se placent en position dominante sur des métiers stratégiques.

 

Tous les dirigeants européens connaissent cela. Mais contrairement aux apparences, leurs hymne n’est pas « l’ode à la joie », mais plutôt « l’ode à l’hypocrisie ». Voilà qui relègue les propositions de créer « une commission » ou « d’exiger des explications » au rang de la sinistre plaisanterie. Il faut avoir le courage de rompre les négociations transatlantiques, de faire convoquer une réunion du G20 pour traiter d’un monde commun et sortir de la guerre économique et des litanies sur la compétitivité. De même, l’Union européenne ne peut rester intégrée à l’OTAN. Elle doit en sortir et demander sa dissolution. Ces inquiétants événements rappellent l’urgente nécessité de relancer l’action pour le désarmement et la paix. La France doit se doter d’une loi sanctionnant la violation du secret des affaires. L’Union européenne doit inventer une alternative à la domination sur les technologies de l’information et de la communication et créer une agence européenne chargée de la sécurité des réseaux d’information. Voilà un projet commun utile à construire en Europe au lieu de se soumettre aux quatre volontés des multinationales nord-américaines.

 

 

 

Patrick Le Hyaric, député européen PCF : Big-Brother pour la guerre économique
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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 01:26

De scandales financiers en destructions d’activités et d’emplois, de saccages des équilibres écologiques à la domination et l’exploitation renforcée des hommes, le talon de fer de la finance, tel un ouragan, n’en finit pas de créer une insupportable insécurité pour la vie de chacune et de chacun.

Après avoir imposé la réduction de la production laitière en Europe, éliminé des millions de petites et moyennes exploitations laitières, voilà qu’on apprend que l’on va manquer de lait. Les prix du beurre à la consommation commencent à augmenter, alors que les prix du lait à la production restent bas tandis que flambent les prix des céréales et des protéines importées. Seuls les groupes collecteurs, transformateurs et distributeurs tirent leur épingle du jeu, ainsi que le secteur bancaire et financier qui, pour une part essentielle, les pilote.

GUE-engIl est urgent que le gouvernement et les autorités européennes interviennent énergiquement, à la fois contre la spéculation sur les céréales et demain sur les produits laitiers et obligent à une augmentation du prix du lait à la production. Nous voyons ici une nouvelle fois à quel point le démantèlement des systèmes de garantie de prix est néfaste pour les petits et moyens producteurs et peut être même pour la sécurité d’approvisionnement.

L’autre scandale dit « du cheval roumain » continue de discréditer toute une filière et fait douter les consommateurs. Là encore, en soulevant le couvercle des apparences on découvre tout un monde glauque lié à la finance, servi par l’ultralibéralisme et les textes européens faisant de « la liberté totale de circulation des capitaux et des marchandises » la pierre philosophale des choix actuels, au mépris de la qualité de l’alimentation humaine.

C’est la même logique qui conduit les banques françaises à, sans cesse, tergiverser pour octroyer des crédits utiles à la production et à l’emploi ici, alors qu’elles dépensent des milliards en investissements dans les grandes sociétés étrangères développant les agro carburants et de l’huile de palme. Ainsi, la géante société Malaisienne Sime Darby qui détruit les productions vivrières locales et donc l’activité des paysans locaux est financée à près de 8 milliards d’euros par la Société Générale et pour 4,45 milliards d’euros par le Crédit agricole. Notre secteur bancaire national n’hésite donc pas à investir dans des stratégies qui, d’une part détruisent les cultures vivrières, au profit de système de monocultures d’exportation pour un produit, l’huile de palme, dont les bienfaits pour la santé humaine sont loin d’être démontrés. C’est même le contraire que montrent plusieurs enquêtes.

D’autres banques françaises financent des projets de développement d’agro carburants. Ceci se fait au nom de l’écologie. En réalité, en poussant à la monoculture intensive d’agro carburants des grandes sociétés privées accaparent la terre. Les cultures intensives qu’elles y installent essoufflent et détruisent la terre et les enfants sont  affamés.

C’est une totale absurdité que de transformer des produits issus de la terre pour remplir les réservoirs des véhicules alors que les estomacs sont vides !

Faire croire que les agro carburants permettraient de lutter contre le réchauffement climatique est un mensonge. La plupart d’entre eux sont plus polluants que les carburants fossiles. Ceci n’empêche d’ailleurs pas, toujours au nom de l’écologie, de tenter d’augmenter les prix du diésel. On fait croire qu’on défend l’écologie alors qu’on tente de faire payer en impôts indirects le cadeau de 20 milliards d’euros aux grands groupes, sans contrepartie pour l’emploi. De l’autre côté, le développement d’agro carburants toujours au nom de l’écologie contribue à la spéculation sur les denrées agricoles. Pénurie et prix du lait, viande de cheval à la place du bœuf, huile de palme,  un seul fil : la finance. La finance contre l’être humain et la nature. Voilà l’inversion qu’il faut faire et vite : l’humain et son environnement d’abord contre la loi de la finance.

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