Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 15:19

vestri.jpgChristian Estrosi, accusé de faux en écriture par le sénateur René Vestri, sénateur-maire UMP de St Jean Cap-Ferrat a annoncé mardi qu'il allait déposer plainte pour dénonciation calomnieuse.

 

"M. Vestri a déposé une plainte avec constitution de partie civile courant août auprès du doyen des juges d'instruction de Nice, après qu'une première plainte eut été classée sans suite par le procureur de la République de Nice Eric de Montgolfier", a précisé à l'AFP l'avocat de M. Vestri, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi.

 

M. Vestri accuse le maire de Nice de faux en écriture et usage de faux après que celui-ci lui a adressé un courrier en recommandé, daté du 29 avril, lui signifiant le retrait de sa délégation de 17e vice-président de la communauté urbaine Nice-Côte d'Azur. M. Vestri avait été mis en examen deux jours avant pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d'influence et association de malfaiteurs dans le cadre d'une affaire de corruption présumée.

Selon l'avocat de M. Vestri, le maire de Nice était dans l'impossibilité de signer de sa main ce courrier le 29 avril, étant alors en déplacement dans l'Hérault.

 

Le cabinet du maire de Nice a répliqué mardi, dans un communiqué à l'AFP, qu'il "dispose de toutes les preuves démontrant sa présence à Nice le 29 avril".

 

Le règlement de comptes n'est donc pas fini...Nos deux compères sont, par contre, tous les deux d'accord pour détruire nos retraites et soutenir la politique de casse sociale de Sarkozy.

Repost 0
5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 20:44

Le dernier show médiatique du Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes sur les
20 % de lits habilités à l’aide sociale imposés aux établissements privés, financés par des fonds publics, démontre encore une fois que, à défaut d’apporter des solutions durables, les plans de communication font figure d’arbres qui cachent la forêt des problèmes.

Car présenter comme une grande première « sociale » en France cette politique du « moindre mal » nous semble particulièrement contestable. Car cette spécificité azuréenne trouve sa justification dans la réalité de l’accueil pour les personnes âgées dans notre département qui s’illustre d’abord par une anomalie majeure :

 

  • La prédominance très marquée du secteur privé dans les Alpes-Maritimes où le secteur privé à but lucratif représente plus de 65 % de l’équipement collectif départemental en nombre d’établissements lorsqu’au plan national, la représentation moyenne du secteur privé n’est que de 15 % !
  • Le risque, en raison de cette prédominance, d’un fossé grandissant entre les ressources d’une population départementale des plus de 60 ans aux revenus modérés (revenu médian autour de 1250 € par mois dont plus de 10% en-deçà du seuil de pauvreté) et des frais de séjour de plus en plus onéreux avec des tarifs prohibitifs face auquel le maintien à domicile ne saurait servir de seule réponse pour les familles, surtout si ne sont pas donnés les moyens aux intervenants dans ce domaine de professionnaliser les personnels et de les rémunérer correctement.

·         Le poids du secteur privé, guidé d’abord par une logique de profit, entraîne une concentration excessive des établissements sur la bande littorale, considérés comme plus rémunérateurs, au détriment d’un aménagement équilibré du territoire départemental, surtout lorsque l’on sait l’importance de ces activités dans l’emploi des moyen et haut pays.

 

LogoCG06Les créations décidées depuis le vote du Schéma n’ont fait hélas que confirmer ces tendances en les amplifiant, les 20 % servant d’alibi à l’aggravation de cette réalité.

 

Qui plus est, la politique menée par l’État envers nos aînés risque de conduire à une baisse sensible de la qualité des prestations et à un rationnement des soins envers les personnes âgées. En instituant une méthode de calcul de l’allocation de moyens des établissements plafonnée à des niveaux très inférieurs aux objectifs fixés par ailleurs dans les plans gouvernementaux tels que le plan solidarité grand âge ou le plan Alzheimer 2008-2012, c’est la gestion de la pénurie qui est ainsi mise en place de façon insidieuse.

S’agissant d’une population de plus de 60 ans qui d’ici 2010 représentera près du tiers des habitants des Alpes-Maritimes, elle est en droit d’attendre une autre approche de cette question et surtout une  vraie politique publique disposant des moyens adéquats.

En plein débat sur le projet de remise en cause du droit légitime à une retraite digne, voilà qui jette encore un éclairage cruel sur le projet de société défendu par la droite tant au plan national que départemental.

  

 Noël ALBIN  -   Francis TUJAGUE   -   Jacques VICTOR

Conseillers Généraux communistes des Alpes-Maritimes

Repost 0
1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 20:25

LogoCG06Monsieur Jacques VICTOR, Président du groupe communiste au Conseil Général, lors de la Commission Permanente qui s’est tenue hier, le 30 septembre, est intervenu lors du débat relatif à une délibération prévoyant que le Conseil Général des Alpes-Maritimes indemnise la société ESCOTA pour la gratuité des péages sur les tronçons urbains autour de Nice pendant la tenue du Sommet France-Afrique au mois de juin dernier.

Monsieur Victor a exprimé l’opposition farouche du groupe communiste à cette délibération pour plusieurs motifs :

-          Dans une des seules villes de France à être encore soumise à des péages sur des tronçons urbains, il apparaît particulièrement scandaleux de voir une société privée à qui la majorité actuelle a bradé l’autoroute A8 demander une indemnisation pour l’utilisation de tronçons urbains déjà largement remboursés depuis leur ouverture

-          Ensuite, comment accepter que l’on demande aux Niçois, qui ont déjà du subir d’innombrables désagréments et nuisances lors de la tenue de ce sommet, de devoir ensuite régler la note par finances locales interposées

-          D’autant plus que la tenue de ce sommet relève de la responsabilité de l’État et que rien ne saurait justifier que le Département se substitue à l’État pour régler cette facture. Voilà encore une illustration particulièrement scandaleuse de transfert de compétence non financé où l’État demande à une collectivité de pallier son désengagement, à l’heure où il réduit par ailleurs les ressources financières des collectivités territoriales

 

Le Président du Conseil Général s’est vu contraint d’admettre qu’il comprenait l’argumentation développée, mais a maintenu cette délibération votée unanimement par les membres de sa majorité. Il a néanmoins proposé d’assortir la paiement de cette indemnisation d’un courrier du Conseil Général à Escota, exprimant le fort mécontentement de la collectivité à l’égard de l’attitude mesquine et peu citoyenne de la société d’autoroute. Mais il n’a dit mot sur l’attitude de l’État

Repost 0
21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 10:47

République et godillots !

 

Nous avons reçu de la part du Ministre-Maire de Nice une invitation pour participer à un « accueil républicain »(sic) qui doit se tenir demain 21 septembre à Nice - Villa Masséna à l’occasion de la venue du Premier-Ministre François FILLON.

 

victor-albin-tujagueÀ l’heure où le sommet de l’État encourage les dérives xénophobes les plus nauséabondes qui valent à notre pays d’être montré du doigt par les organismes internationaux dont la propre O.N.U., où le pouvoir exécutif, pour imposer une régression sociale sans précédent en matière de retraites, méprise tant la représentation parlementaire nationale en bafouant le droit d’expression de l’opposition que les organisations syndicales par un simulacre de concertation que toutes rejettent avec une unanimité qui ne prête à aucune interprétation, le terme « républicain » nous paraît singulièrement malvenu et usurpé.

 

Une conception monarchique de la pratique du pouvoir avec une volonté de « caporalisation » qui va jusqu’à provoquer des remous en son propre sein et qui s’accompagne d’atteintes aux libertés publiques de plus en plus graves est à la République ce que le trône est au drapeau tricolore.

 

Les valeurs de la République sont inscrites en trois mots à tous les frontons des édifices publics : « Liberté, Égalité, Fraternité ! »

Des valeurs que la politique actuelle du pouvoir ne fait que piétiner quotidiennement.

 

Elles seront beaucoup plus à leur place lors de la grande journée nationale en faveur du respect du droit à une retraite digne pour tous qui doit se dérouler le jeudi 23 septembre prochain et à laquelle nous prendrons pleinement part. Car la légitimité d’une démocratie se construit aussi dans la capacité d’écoute et de prise en compte de ce que le peuple exprime. 

 

C’est pourquoi, face à de tels enjeux, nous n’entendons pas entretemps aller « prêter allégeance »  en nous commettant dans des mondanités « de cour ».

 

 

  

 Noël ALBIN  -   Francis TUJAGUE   -   Jacques VICTOR

Conseillers Généraux communistes des Alpes-Maritimes

Repost 0
10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 12:48

logo-ldh.jpgRENDEZ-VOUS LUNDI 13 à 9H - COMMISSARIAT DE CANNES

Henri ROSSI, président de la Ligue des Droits de l'Homme de Cannes est convoqué au Commissariat de Cannes à la suite de la manifestation du samedi 4 contre la politique répressive du gouvernement.

Voici son témoignage:

"...Polices municipales dont certains agents se sentent pousser des ailes, dans cette atmosphère de restriction de nos libertés : à quatre reprises ces jours-ci, à Cannes, au Cannet, à Mandelieu des policiers sont venus prétendre
interdire à nos militants de distribuer sur les marchés les tracts qui annonçaient notre rassemblement. Le Sous-Préfet prenait, lui, les dispositions pour l’empêcher : ne nous faisait-il pas annoncer en effet par
mel de la préfecture, hier soir à 17h50, c’est-à-dire au moment où plus personne n’est joignable en sous- préfecture et en préfecture, l’interdiction de nous rassembler devant le Monument aux morts et le refus du trajet proposé pour notre défilé, sans aucune alternative ?! Ne nous harcelle-t-il pas, depuis peu, pour les déclarations de cercle de silence ?

RESISTER, oui nous devons résister à ces tentatives de nous museler. "Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent" affirmait jusqu’à sa disparition Lucie Aubrac.

Le samedi matin, le maire à qui j'avais téléphoné, et qui ne comprenait pas la position du sous-préfet, nous avait autorisé à nous rassembler comme prévu devant le monument aux morts, côté sud de la mairie, et à défiler sur l'itinairaire choisi, avec des escortes de la police municipale dont le directeur devait me téléphoner pour en arrêter les modalités. Ce qu'il fit.

A 14h20 le responsable du dispositif de la PM, me rencontrait et se mettait à notre disposition. Mais à 14h30, il me présentait un gradé de la police nationale entouré de deux autres flics qui me déclarait que le maire n'avait
aucune compétence pour nous laisser défiler et que la voie publique était du ressort du sous-préfet. Les RG : même discours. Donc lui, appliquait cette décision et nous interdirait de partir.

Nous avons donc décidé d'inverser l'ordre des choses et de voir après le discours que je prononçais presqu'aussitôt.

Et après, cela a dégénéré : devant la volonté des 250 participants de ne pas en rester là, nous avons collectivement décidé de parcourir une cinquantaine de mètres symboliquement pour faire un sitting au carrefour tout proche et
nous disperser ensuite. Ce que j'ai annoncé aux flics interloqués qui, bûtés, ont exigé que l'on arrête immédiatement notre mouvement qui avait commencé sur la chaussée. Comme réponse, nous sommes partis dans l'autre sens, en
applaudissant !! Au bout de 100m on a fait un nouveau demi tour !
Et nous nous sommes à nouveau arrêtés tandis qu'à deux reprises le chef des flics m'interpelait, voulant me conduire au commissariat une première fois (menace de garde à vue ?). Devant la réaction de plusieurs camarades du
collectif il s'est dégonflé et m'a donné 2mn, "pas une de plus" pour faire évacuer la voie publique. Ce que je me suis bien gardé de faire leur disant (il était toujours flanqué du RG) que tout cela était le résultat d'un ordre stupide du sous-préfet et de l'exaspération de la population, qui en avait marre du sarkozysme et qu'il fallait qu'ils disent à leur hiérarchie, dans leur rapport, que les choses devenaient très grave, que pour notre part nous étions dépassés par le nombre (dans la déclaration nous avions annoncé "50 personnes ou plus") et par autant de détermination et de résistance, qu'à voir le public, ce n'était ni des "jeunes en capuches", ni des "terroristes barbus", mais des gens simples, jeunes et moins jeunes, du peuple (ce qui nous a frappé à nous aussi, du reste, en découvrant beaucoup de têtes nouvelles à cette manif !).

10 mn plus tard, d'accord avec le collectif, j'annonçais la dispersion ...et le flic prenait mes coordonnées en vue d'une prochaine convocation pour 25 minutes d'occupation illicite de la voie publique !"
 

Repost 0
30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 12:59

Du neuf avec du vieux !

  

Nous connaissons déjà, pour l’avoir souvent dénoncée, la capacité des responsables locaux de la droite à utiliser des artifices de communication pour camoufler les conséquences désastreuses de la politique qu’ils soutiennent.

 

Le député-Président du Conseil Général vient d’en donner un exemple éloquent lors de sa dernière communication sur les collèges à l’approche de la rentrée scolaire.

 

Il annonce avec emphase 70 millions pour les collèges, dont 39 M€ d’investissement et 31 M€ pour le fonctionnement. Au-delà des effets d’annonce habituels, la réalité est hélas moins glorieuse. À commencer par la politique néfaste de casse de l’Education Nationale menée par le gouvernement qu’il soutient avec notamment la réduction continue du nombre d’enseignants.

 

victor-albin-tujagueNous avions déjà déploré lors du débat sur le Budget Primitif 2010 une baisse de l’investissement dans le chapitre enseignement de 28M€ dont 20 M€ pour les seuls collèges ! Sans parler de la réduction de nombreuses aides aux familles pour la scolarité de leurs enfants.

 

Chacun pourra mesurer très concrètement ce que valent les belles déclarations de rentrée qui ne sont que la répercussion de crédits prévisionnels déjà votés et qui ne représentent donc aucune nouveauté par rapport aux baisses votées lors du Budget de début d’année.

 

Et lors de notre assemblée plénière en juin dernier, les seuls crédits supplémentaires votés concernaient l'attribution de subventions d'aide à l'investissement exclusivement à des établissements privés pour un montant de 611 833 €, ce qui nous était apparu choquant eu égard aux baisses déjà évoquées.

 

Car en examinant de plus près les chiffres communiqués par le Président du Conseil Général, ceux-ci concernent pour l’essentiel des projets pour les années à venir et non pas des crédits pour des investissements immédiats et concrets.

 

Plus que des promesses aléatoires pour les années à venir, c’est une nouvelle ambition pour l’Education Nationale que les français attendent. Avec des moyens humains et financiers qui sortent de la logique comptable actuelle qui ne fait que fragiliser l’ensemble de notre système éducatif et accroître les inégalités et l’exclusion dans le domaine scolaire.

 

Le rendez-vous du 7 septembre sera l’occasion pour tous ceux qui restent attachés aux valeurs de l’École Républicaine, parents d’élèves et élèves, enseignants et personnels, de renouveler l’exigence d’une autre politique.

 

  

 Noël ALBIN  -   Francis TUJAGUE   -   Jacques VICTOR

Conseillers Généraux communistes des Alpes-Maritimes

Repost 0
25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 13:09

victor-albin-tujaguePlus que jamais le débat de société sur la non modification de l’âge légal de départ à la retraite est au cœur des préoccupations de l’été.

Devant les incidents graves qui ont émaillé l’action légitime des sapeurs pompiers pour faire prendre en considération leur particularité quant à la dangerosité et la pénibilité de leur travail dans le cadre de la réforme des retraites, les conseillers généraux communistes tiennent à exprimer leur total soutien à cette revendication.

Ils ne peuvent qu’approuver les demandes et actions qui confirment le caractère globalement inacceptable du projet de réforme gouvernemental.

Au lieu de la répression qui devient la réponse de plus en plus systématique aux revendications syndicales, ils demandent aux responsables gouvernementaux, et parmi eux, dans les Alpes Maritimes, au ministre C. Estrosi et au président du conseil général E. Ciotti, également président du service départemental d’incendie de cesser toute poursuite et d’engager immédiatement le dialogue avec les représentants des sapeurs pompiers afin que le 7 septembre, lors du débat sur la réforme des retraites à l’assemblée nationale, le métier de sapeur pompier soit reconnu dangereux et pénible comme le président de la République s’y était lui-même engagé au cours de la campagne électorale des élections présidentielles.

 

Noël ALBIN – Francis TUJAGUE – Jacques VICTOR

Conseillers Généraux Communistes des Alpes-Maritimes

Repost 0
25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 13:05

victorGrande avancée progressiste dans les Alpes-Maritimes !! Les maisons de redressement sont de retour !!

 

Ainsi en a décidé la majorité du Conseil Général qui, avec zèle, n’a pas tardé à mettre en application le nouveau caprice du locataire de l’Élysée.

 

Un hôtel rénové de Saint Dalmas de Tende (4,5 millions d’euros avec le foncier) préalablement prévu pour l’internat du collège qui, aux dires du Rectorat n’a plus d’utilité … ( ?), deviendra le lieu de résidence et de « réinsertion » de collégiens ou lycéens dont « plus personne ne veut ». Les ghettos sont de retour, il ne manque plus que les miradors et les chantiers de jeunesse. De tristes souvenirs !

 

Au nom du tout répressif sécuritaire, cher au Président du pays et à celui du département, après avoir donné à nouveau 150 000 euros à la gendarmerie (s’ajoutant aux 250 000 donnés en mars à la police. Mais que fait l’État …) on a su trouver là les enseignants et éducateurs quand par ailleurs est confirmée la suppression, à nouveau, de milliers de postes à la rentrée qui va rendre encore plus difficile les conditions d’études pour les enseignants, les élèves et les familles.

 

L’argent existe pour les banques, les cadeaux fiscaux et la répression tout azimut mais il est supprimé pour l’éducation, la formation et l’accompagnement social.

 

C’est la modernité réformatrice sarkozienne !

 

 

Jacques VICTOR

Conseiller Général

 

Nice, le 13 juillet 2010

Repost 0
30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 16:04

Monsieur le Président,

albin-1 

Je ne m’attarderai pas sur le bilan que vous dressez du schéma gérontologique qui arrive à échéance.

Cependant ce que nous craignions et que nous avions dénoncé en novembre 2005 s’est bel et bien produit. L’écart entre le nombre de places dans le secteur public et le secteur privé à but lucratif s’est encore creusé, dans un département où le privé est déjà surreprésenté. Rien n’a été fait pour encourager et soutenir l’initiative publique.

 

 En effet la quasi-totalité des 2200 lits a été réalisée par le secteur marchand avec des prix de journée nettement supérieurs au secteur public. Les 20% imposés de lits habilités à l’aide sociale demeurent pour nous un leurre, car nombreuses sont les familles modestes qui ne souhaitent pas faire appel à ce dispositif en raison du recours sur succession, ce qui leur impose de gros sacrifices. Du reste nous attendons toujours que l’on nous communique le nombre de places réellement occupées par des bénéficiaires de l’aide sociale.

 

Cela alors que le niveau médian des revenus des personnes âgées demeure inchangé depuis 2005 et se situe autour de 1248 euros mensuels, ce qui signifie que 50% d’entre elles ont un revenu égal ou inférieur à ce montant et que 25 000 de ces personnes ont un niveau de vie qui avoisine le seuil de pauvreté et disposent de moins de 600 euros mensuels pour tenter de survivre.

 

Par ailleurs, durant la période écoulée, nous avons vu de nombreux lits disparaître dans le haut et moyen pays rachetés


par de grands groupes privés pour être installés sur la bande littorale avec un prix de journée élevé (minimum 70 euros), réalisant ainsi des opérations extrêmement rentables.

 

Concernant l’APA les pratiques d’attribution se sont durcies pour tenter de juguler la charge financière que ce dispositif impose à notre collectivité d’autant que la dotation de l’Etat est passée de 50 à 30 %.

 

Mais aujourd’hui l’heure est à la réflexion pour l’élaboration du nouveau schéma pour la période 2011-2015.

 

En premier lieu je voudrais exprimer le souhait que les conseillers généraux qui composent la commission santé –personnes âgées- insertion et politique de la ville, soient associés à toutes les phases de concertation et notamment aux différents groupes de travail, ce qui nous permettra d’avoir une bonne approche du vécu et des besoins des différents acteurs et d’y apporter notre point de vue avec un esprit constructif, je remercie d’ailleurs le Président de la Commission d’avoir répondu positivement à cette demande.

 

Par ailleurs je voudrais exprimer notre inquiétude quant aux effets de la réforme de l’hôpital, engagée par le gouvernement que vous soutenez, qui va se traduire par des fermetures massives de lits long séjour hospitalier. Pour notre département ce sont 459 lits de soins de longue durée qui vont être transformés en lits d’EHPAD. Alors que les EPHAD ne disposent pas du personnel nécessaire pour accueillir ces pathologies nouvelles. Alors ou nous devrons nous engager à accroitre les moyens donnés par notre collectivité et nous y voyons là un nouveau transfert de charge de l’Etat non compensé, ou c’est la qualité des soins aux personnes âgées qui sera gravement mise en cause.

 

Vous affichez dans le rapport des objectifs louables tels que l’amélioration de la qualité de prise en charge des personnes âgées, le plan départemental Alzheimer, l’accueil de jour …Oui mais avec quels moyens supplémentaires alors qu’aujourd’hui le personnel de ces établissement souffre de ne pas pouvoir accomplir de façon pleinement satisfaisante sa mission ? Quelles ressources sont donc dégagées afin de permettre à tous les établissements d’investir dans la professionnalisation des personnels et dans la reconnaissance des qualifications, seule gage de qualité dans la mise en place de projets de vie ? Hélas trop souvent, tous les discours sur la qualité servent à masquer une approche exclusivement quantitative visant à la réduction des dépenses.

 

Autre question, quelle politique notre département entend-il mettre en œuvre pour inciter l’initiative publique et permettre aux établissements, dont la mise en conformité entrainera une diminution du nombre de places donc de recettes, de pouvoir poursuivre leurs missions ? Nous avons, déjà depuis un certain temps, formulé des propositions concrètes en la matière.

 

Enfin, vous affichez la volonté de procéder à un rééquilibrage de l’offre entre l’Est et l’Ouest du département et notamment la création d’établissements à Nice. Nous espérons que le Maire de Nice aura à cœur de mettre des terrains pour y réaliser des établissements publics. Comment sera compensé le coût du foncier si toutes les créations nouvelles se font sur la bande littorale, surtout si vous souhaitez, et nous nous en félicitons, conditionner les nouvelles créations à la pratique de tarifs accessibles à l’ensemble des personnes âgées ? Pour nous la meilleure réponse pour atteindre cet  objectif réside dans le service public, car lui seul peut mettre en adéquation la mise en œuvre et les finalités.

 

Voilà, Monsieur le Président les quelques observations que nous souhaitions faire sur ce dossier.

Repost 0
30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 15:57

 

LogoCG06Monsieur le Président,

Chers Collègues,

Mesdames, Messieurs,

 

Si les saisons sont ces derniers temps quelque peu chamboulées, il en est une qui reste immuable c’est celle des mauvais coups avant la période des congés d’été. Car il me semble difficile d’exprimer une analyse sur le Compte Administratif 2009 sans faire référence au contexte plus global qui en détermine les grandes lignes.

 

Mauvais coups d’abord sur le plan national, puisque notre Assemblée Plénière se tient ce jour après que se soit massivement manifesté au travers du pays le refus du recul de société sans précédent que veut imposer l’Élysée, à savoir la casse de la retraite à 60 ans. D’abord portée dans un premier temps à 62 ans mais pour parvenir très vite à 65 et 67 ans comme le demande la patronne des grands patrons, à l’image du nombre d’annuités qui presque chaque année augmente.


 

Chacun pourra ainsi mesurer mieux maintenant ce que valaient les promesses du candidat Sarkozy qui, tel un bateleur de foire, invitait les français à « travailler plus » pour gagner « plus » disait-il ! Mais pour les salariés et les familles modestes c’est toujours moins, le « gagner plus » étant réservé aux actionnaires, aux banques proposant des retraites complémentaires qui vont alimenter les fonds de pension pourtant au cœur de la crise actuelle, aux grands patrons bénéficiant de la suppression de la Taxe Professionnelle, du bouclier fiscal, de 14 milliards d’euros d’allègements fiscaux, sans parler de toutes les exonérations sociales que l’État ne compense pas. Ce qui ne l’empêche pas de, sans vergogne, lever les bras au ciel en criant au déficit quand c’est lui qui le fabrique.

 

A ce grave état des lieux vient s’ajouter la réforme des collectivités territoriales que vous avez votée le 8 juin dernier. A savoir, le démantèlement organisé de la démocratie locale, avec la réduction des pouvoirs des collectivités, notamment leur autonomie fiscale, et de celui des maires, des regroupements de communes imposés par les Préfets, de nouveaux Conseillers Territoriaux représentant le département ou ce qu’il en restera et la Région, avec un charcutage électoraliste en cours pour verrouiller les majorités. Que peut devenir dans ce cadre l’action de proximité, l’attention aux besoins des citoyens, les liens avec les élus, la parité et la nécessaire féminisation des fonctions politiques ?

 

Cette recentralisation déguisée s’accompagne d’un étranglement financier où les moyens accordés aux collectivités sont sans commune mesure avec les charges transférées. Pour le seul handicap par exemple, le déficit pour notre département entre dépenses et compensation de l’État


s’est accru de 16,6 M € en 2009 ! Tout cela pour instaurer une logique de mise en concurrence des territoires où les grandes métropoles et les pôles de compétitivité seront privilégiés, pendant que les collectivités territoriales, asphyxiées financièrement, seront contraintes à la casse de services publics, offrant ainsi de belles parts de marché au secteur privé. Et pour faire bonne mesure, après la suppression de la TP (elle représentait 126 millions en 2009, sera compensée en 2010, mais à quel niveau, et après …) qui n’a de toute évidence aucun impact sur l’emploi (680 000 emplois détruits en France dans les 18 derniers mois), mais dédouane le patronat de sa contribution pourtant légitime aux aménagements territoriaux, puisqu’ils permettent aux entreprises de fonctionner, le Président de la République décide arbitrairement le gel des dotations aux collectivités locales. Ce n’est plus de la rigueur, terme qui vous déplait, mais un véritable hold-up, surtout sachant que, si les collectivités territoriales représentent près de 75 % de l’investissement public, seulement 11% de la dette publique leur est imputable. Un hold-up qui s’inscrit dans la casse et le démembrement de l’intervention publique illustrée par la révision générale des politiques publiques (RGPP) et par la mise sous tutelle des collectivités territoriales.

 

Quelle indécence et quel mépris de l’État lorsque ce dernier doit, pour la seule année 2009, 4,65 milliards d’euros à l’ensemble des départements pour les charges transférées. C’est bien la double peine pour les citoyens et les usagers contribuables : hausse de la fiscalité locale mais reculs de l’intervention publique.

 

Mauvais coups donc aussi sur le plan local où notre collectivité se fait l’élève zélé de la politique gouvernementale. J’en veux pour preuve notamment les réductions drastiques imposées à tout le mouvement associatif, sportif et culturel – moins environ 3,6 M € sur le Compte Administratif 2009 – tendance amplifiée par le Budget Primitif 2010. Lorsque certains des projets qu’il porte ne sont pas accompagnés : par exemple l’Orchestre Régional PACA qui voit son fonctionnement et sa pérennité remis en cause par des successives réductions de leur subvention ; des associations comme le CEJAM qui s’occupe d’enfance et de jeunesse et subit la suppression d’une subvention de 37 000 € ou l’association « Femme Accueil Solidarité » qui, pour faire face aux difficultés grandissantes que rencontrent les femmes, ne dispose pas des accompagnements financiers nécessaires pour remplir de façon satisfaisante ses missions. Là encore, deux poids deux mesures : pour les plus défavorisés au nom de l’argument d’aubaine qu’est la crise pour justifier une politique de rigueur tandis que le système bancaire et le CAC 40 n’ont jamais fait autant de profits qu’en cette période et que sont distribués avec largesse des bonus pour les « traders ».

 

Les incidences sont graves dans notre département : Nous vous avons alerté le 4 juin sur les conditions de vie et de travail des personnels du Foyer de l’Enfance. De plus en plus, leur sont imposés des accueils d’enfants qui génèrent des droits d’alerte, des incidents, avec des conséquences sur la santé des personnels et le fonctionnement des structures et des dangers induits pour les enfants pris en charge.

L’insuffisance, voire l’absence, d’établissements adaptés à des situations conflictuelles est au cœur de cette situation. Nous l’avons souvent relevé. Le démantèlement de la PJJ que doivent compenser les structures départementales ne fait que souligner cette carence. Quand par ailleurs nous apprenons la fermeture de l’établissement « Le Salvaret », sans malheureusement que nous ne l’ayons jamais évoqué ensemble, voilà qui va restreindre encore plus les capacités d’hébergement dans un contexte de pénurie.

 

Toujours dans le domaine de l’aide sociale et tous les travailleurs sociaux manifestent aujourd’hui leur inquiétude, nous apprenons, là aussi sans jamais n’avoir eu à voter cette décision, que les 22 équipes de Prévention Spécialisée seront redéployées au détriment des quartiers vers 33 collèges, au nom de la nouvelle tarte à la crème sécuritaire qu’est devenu l’absentéisme scolaire. Que va donc devenir le travail patiemment entrepris depuis des années dans les quartiers, alors que ces redéploiements devront se faire à moyens constants, voire avec une réduction de 10% des budgets d’ici fin 2011 ? Alors que l’IGAS avait pointé en son temps la faiblesse des moyens accordés par notre collectivité à la Prévention Spécialisée. Surtout quand simultanément le budget consacré à l’Action Éducative à Domicile est amputé de 25 % ! Et que celui consacré à l’entretien et aux réparations des collèges a baissé de 42,29 % en 2009. On voudrait mettre le feu à certains quartiers que l’on ne s’y prendrait pas autrement. L’agitation médiatique à visées électoralistes pour rajouter, par une loi d’exception, des dispositions qui existent déjà mais avec un contrôle judiciaire, est une chose, la réalité des problèmes sur le terrain et les moyens mis en place pour y apporter remède sont tout autre chose.

 

Une délégation des représentants des personnels de l’action sociale qui manifestaient aujourd’hui ayant été reçue, nous demandons que la Commission concernée se réunisse afin que les élus soient informés des conclusions de cette entrevue.

 

Depuis 3 ans maintenant, notre pays, avec la casse généralisée de toutes ses avancées sociales et des aggravations annoncées est en train de perdre toutes les conquêtes sociales de son histoire qui ont pourtant constitué le socle de sa réussite pendant des décennies. C’est la mise en œuvre du souhait qu’exprimait Denis KESSLER l’un des responsables du MEDEF « détricoter le programme du Conseil National de la Résistance ». S’y employer avec autant d’acharnement relativise tous les discours, encore plus l’année du 70ème anniversaire de l’appel du 18 juin par le Général de Gaulle.

 

Notre séance, qui n’est pas, pour la première fois, une décision Modificative au budget, est une illustration supplémentaire de notre appauvrissement, de notre perte de sens. Le Compte Administratif 2009 le démontre avec une cruelle évidence : rien qu’en matière d’investissement près de 20 M € en moins pour les routes en 2009 et un peu plus de 7 M € en moins pour les bâtiments scolaires, culturels et sportifs concernant les collèges. Sans parler de toutes les baisses concernant les aides aux familles, pourtant déjà durement éprouvées par la hausse de la fiscalité locale.

 

Tout cela est d’autant plus flagrant dans notre département, lorsque ses deux décideurs anticipent et accompagnent avec zèle, la politique gouvernementale. C’est sûrement ce qui explique que, selon les chiffres du Ministère du Budget, le stock de dette des Alpes-Maritimes ait augmenté de 37,9% de 2007 à 2009, et l’annuité de dette pour emprunt du département se soit accrue pour la même période de 29%, se situant nettement au-dessus de la moyenne nationale.

 

Le malheur est profond, la communication externe n’y changera pas grand-chose. Les difficultés des gens s’accroissent, celles des collectivités sont à l’identique, les élus ne sont plus consultés voire ignorés ou même montrés du doigt s’agissant des élus locaux.

 

Face à cette situation, à juste titre nous avions voté contre le budget 2009 et contre celui de 2010. C’est pourquoi, en toute logique nous ne pourrons approuver l’exécution de ce budget au travers du Compte Administratif.

Repost 0

Présentation

  • : pcf nice nord
  • pcf nice nord
  • : L'action du pcf dans les quartiers du centre et du nord de Nice, les réactions du parti communiste à l'actualité, aux mauvais coups du duo Estrosi Ciotti. Ce blog nous sert également à exprimer notre solidarité avec les progressistes du monde entier et en particulier avec ceux du bassin méditerranéen de la palestine occupée au portugal en passant par le maghreb et l'italie, notre proche voisine.
  • Contact

Rendez vous

Avenir du Ray : Réunion publique avec les élus communistes Mercredi 2 Octobre de 18h à 20h CAL Gorbella - 65 bd Gorbella 06100 Nice

Recherche

Catégories