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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 16:52

Dans notre département, le chômage continue à augmenter d'une manière inquiétante !

 

Les enjeux à venir appellent une position claire et volontaire :

  • Pour " éponger " la crise financière, l'offensive de la Droite et du Medef se mène pas seulement en direction des dépenses publiques (réduction qui touche d'ailleurs les actions pour l'insertion avec la réduction colossale des financements des Maisons de l'emploi), mais aussi avec des suppressions d'emploi massives dans les grandes entreprises.
  • Les mutations écologiques auxquelles l'économie va faire face pour réduire son empreinte carbonique, si elles peuvent AAêtre créatrices d'emploi, peuvent aussi prétexter des destructions d'emploi dans certains secteurs.

Pas de belles paroles... mais des actes pour l'accès à l'emploi !

Nous proposons de remettre en mouvement tous les acteurs de l’emploi.

 

Qualifier !

 Mettre en œuvre un plan de développement de la qualification pour le département.

Ce plan pourrait s'articuler sur 4 types d'actions :

·         le développement de formations nouvelles correspondant à une nécessaire diversification des emplois dans notre département

·         les actions pour une orientation choisie,

·         le développement des actions complémentaires ( remises à niveau, préparations) permettant l'accès aux formations porteuses,

·         l'accompagnement social et professionnel.

·         les politiques départementales en faveur de l'insertion sociale et professionnelle des allocataires du RSA seront développées.

 

Concentrer nos efforts sur la création d'emplois durables

  • Les aides aux entreprises doivent être conditionnées à des critères d’emploi durable, de formation et de respect des normes environnemental.
  • Le secteur associatif et coopératif et ses milliers de salariés (Economie sociale et solidaire) développent des projets répondant à des besoins sociaux, sans mettre le profit au cœur de son activité. Un plan de développement de l'ESS sera construit avec les acteurs locaux, départementaux et régionaux.

L’emploi, c’est aussi l’emploi public !

  • Notre département, comme l’ensemble du pays, souffre déjà de la RGPP imposée à la Fonction publique par Sarkozy, RGPP qui a déjà abouti à la suppression de centaines de milliers d’emplois... et à la forte dégradation des services rendus à la population.

Le Conseil Général des Alpes-Maritimes est en train de licencier massivement. Le Président Ciotti et sa majorité UMP, Roux et Gumiel réunis veulent supprimer plus de 200 emplois au Conseil Général !

Une telle perspective est inacceptable pour notre département et son service public, ce sont autant de services de proximité qui sont supprimés !

 

Voter Pour une alternative à gauche aux élections cantonales le 20 mars, c'est être d'accord et continuer d'enrichir les propositions pour relancer l'emploi dans notre département !

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 15:34

Notre département est sinistré par les politiques des hommes de droites. Eric CIOTTI, Olivier BETTATI, Daniel BENCHIMOL et leurs amis de l’UMP viennent de diviser par 3 le budget consacré au logement : LAMENTABLE !

AA

Notre département est déjà le dernier pour l’application de la loi SRU

qui impose la construction de logement social.

 

Nous souhaitons déclarer notre département territoire sans expulsion locative et le Conseil Général doit aider les communes à rattraper le retard de construction de logements.

 

Le Conseil Général doit financer un grand plan de réhabilitation des logements existants en associant les locataires.

 

L’argent existe !

 

Les droits de mutation (taxe sur la spéculation immobilière) sont en hausse. Par la solidarité financière, réorientons cet argent vers les besoins des classes populaires !

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 12:38

Les cantonales sont le dernier scrutin populaire, il aura lieu les 20 et 27 mars et représente un enjeu fort avant l'échéance des présidentielles de 2012. C'est le moment de réaffirmer notre indignation face à la politique que mène la droite depuis bien trop longtemps.

Voter aux élections cantonales, voter pour des candidats communistes et du Front de gauche, c'est choisir de sanctionner Sarkozy. C'est voter pour des départements qui constitueront un bouclier social fort contre la précarisation et les atteintes aux droits sociaux.

Une droite toujours aussi arrogante

AALa feuille de route que s'est fixée la droite depuis 2007 est un rouleau compresseur pour nos acquis sociaux. Au cœur de leur politique, c'est la destruction progressive du service public avec le non remplacement d'un départ de fonctionnaire sur deux, 16000 postes d'enseignants supprimés,  le démantèlement des hôpitaux publics, la casse des retraites... certains proposent même de revenir à la semaine de 39h quand d'autres n'hésitent pas à parler de baisse des salaires.

Ce que la droite fait, pour satisfaire les marchés financiers, c'est toujours plus de cadeaux aux actionnaires et aux banques,  l'austérité pour les populations. Dansnotre département, cette politique contre le peuple est encore amplifiée par les Estrosi, Ciotti, Benchimol, Calza etc... Il faut dire non à l'hégémonie UMP sur le 06 !

 

Face à la droite... une bonne gauche

Dans quelques semaines les citoyennes et les citoyens seront appelés à voter dans la moitié des cantons. Ce sera le dernier scrutin avant les présidentielles. Il ne faut pas laisser passer l'occasion de sanctionner Nicolas Sarkozy et ses choix politiques néfastes. Comme nous l'avons fait lors des précédents scrutins, il faut battre la droite et ses candidats, leur ôter l'occasion de nuire dans les départements comme le gouvernement le fait au niveau national. Voter pour le Front de Gauche, c'est choisir la gauche du courage, celle qui ne tergiverse pas avec le libéralisme.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 20:16

Le département a une forte compétence sociale, il peut être un bouclier socAAial contre la précarisation et contre les atteintes aux droits sociaux. Mal gré cela, l'UMP des Estrosi, Ciotti, Benchimol préfèrent subventionner les écoles privées, supprimer 370 emplois au Conseil Général et appliquer la même logique destructrice que Sarkozy au niveau na tional : le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux.

 

A l'opposé, le Front de Gauche et les partis qui se sont alliés à lui (NPA, Alternatifs, FASE...) souhaitent renforcer les solidarités et en construire de nouvelles. Nous faisons plusieurs propostitions dans ce domaine :

 

- Renforcement du service de la Protection Maternelle et Infantile ainsi que de la Protection Judiciaire de la Jeunesse

 

- Accompagnement souple et humain pour les personnes les plus défavorisées

 

- Développer de nouvelles solidarités par le biais de structures coopératives

 

Il faut exiger de l'Etat qu'il compense les montants nécessaires au budget des départements quand il leur abandonne des compétences !

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 17:46

LogoCG06Les Alternatifs, la FASE, le Front de Gauche (PCF, PG, GU) et le NPA ont concrétisé aujourd'hui un accord pour des candidatures communes dans 16 cantons du département Ces candidatures sont issues de nos organisations ou du mouvement social. 

 

Nos organisations sont habituées à se retrouver dans les rues aux côtés des salarié-e-s, de chômeurs , chômeuses, de retraité-e-s, d'étudiants et plus globalement avec tous ceux qui souffrent de la politique de Sarkozy, amplifiée localement par le duo infernal Estrosi-Ciotti.

 

Nous menerons donc campagne ensemble pour faire entendre de manière forte une voix à gauche de transformation sociale capable de proposer des réponses à la cirse dans le capitalisme enfonce notre pays.

 

Nous nous fixons deux objectifs : battre la droite et construire une alternative solidement ancrée à gauche. Dans le cas où nos candidats ne seraient pas en tête des candidats de gauche à l'issue du 1er tour, nous appelerons à faire barrage à la droite et à son extrême si un autre candidat de gauche peut se maintenir au second tour.

 

Notre projet pour le département s'axe autour de quatre idées fortes :

 

- Démocratie et libertés

Nous agirons pour la réappropriation citoyenne des institutions en créant une démocratie active, un conseil général citoyen par canton en mettant à la disposition des citoyens et citoyennes, les informations et les espaces de débats nécessairess avec entre autre l'élaboration citoyenne du budget.

 

- Aménagement du territoire

Nous voulons le respect de la population et de l'environnement en alliant les préoccupations sociales et écologistes. Nous defendrons un urbanisme alternatif, un schéma des transports cohérent accessible à tous et à toutes, permettant de limiter l'émission de gaz polluants.

Nous défendrons la réimplantation d'activités économiques de proximité à vocation sociale et écologique, nous imposerons un quoto de terres agricoles à chaque commune et une réhabilitation de l'agriculture de proximité à circuit court respectueuse des normes biologiques.

Ainsi, nous sommes en opposition totale avec l'urbanisation de la plaine du Var et le projet d'OIN de bétonnage intégral.

 

- Un autre répartition des richesses

Assez de vivre dans un département où les inégalités sociales sont les plus fortes !L'étalage de la richesse de certains sur la côte contraste avec la grande précarité de beaucoup. Notre département est le dernier pour l'application de la loi SRU sur la construction de logements sociaux.

 

- Priorité au service public et au bien commun

Le Conseil Général doit favoriser la mise en régie publique de l'eau dans les communes. Nous instaurerons la gratuité des transports collectifs et nous souhaitons la suppression des subventions aux établissement éducatifs privés.

Nous souhaitons également renforcer les PMI et la protection de la jeunesse et développer un véritable service public pour les personnes âgées et dépendantes.

 

 

 

Pour Nice-nord les candidats de ce rassemblement seront :

Dans le 5ème canton :

Roselyne Grac (PG) et Jean Baptiste Sarrochi (PCF)

Dans le 7ème canton :

Claude Daumas (FASE) et Loic Fortuit (NPA)

Dans le 8ème canton :

Delphine Girard (syndicaliste) et Cédric Grimaud (syndicaliste)

Dans le 11ème canton :

Philippe Pellegrini (PCF) et Eve Galliano (NPA)

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 11:20

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Mesdames, Messieurs,

 

Je débuterais en soulignant un fait majeur : Un budget 2011 pour la première fois depuis longtemps en réduction de 70 millions d’€uros par rapport à celui de l’année 2010.

Mais je tiens également à saluer les efforts titanesques des rédacteurs de vos rapports pour édulcorer cette réalité avec un florilège de qualificatifs qu’un précédent Président de la République aurait pu nommer « d’abracadabrantesque » :

Je cite, en vrac : « recalibrage », « rationalisation », « redimensionnement », « compression », « maitrise », « mutualisation », « stabilisation » et tout cela « en améliorant le pilotage de la masse salariale », que d’acrobaties sémantiques pour masquer un budget d’austérité.

Cet exercice de style, qui aurait pu dans un autre registre être digne d’un Bobby Lapointe, d’un Pierre Dac ou d’un inventaire à la Prévert, mais rappelant avec moins d’humour le pitoyable pas de deux entre le Premier Ministre Fillon et sa Ministre des Finances pour évoquer un budget de rigueur, ne saurait travestir l’évidence des chiffres :

Ce budget est porteur d’une politique d’austérité, de restrictions, de réductions, de reculs d’interventions de nos services publics en direction des familles, des plus démunis, en direction de nos communes. Elle illustre là les ravages des choix imposés par le pouvoir actuel que vous représentez dans le département avec vos collègues parlementaires.

Comme je l’évoquais devant Monsieur le Préfet lors de sa récente venue, la Révision Générale des Politiques Publiques n’est ni plus ni moins qu’une réduction des services aux populations alors que les difficultés sont chaque jour plus grandes, que les besoins s’expriment de façon alarmante. Et vos réponses à toutes ces attentes sont réductions, pardon « optimisations », budgétaires et « pilotage de la masse salariale ».

LogoCG06La situation est catastrophique pour les plus faibles, pour les familles, pour l’artisanat, les petits commerçants et entrepreneurs locaux. Et vos réponses sont « maîtrise », « rationalisation », « redimensionnement », « compression ».

Alors que vous prétendez dans le rapport, je cite, avoir « totalement restauré notre capacité d’investissement », vous ne trouvez comme seule réponse ce que vous nommez avec délicatesse le « recalibrage » de l’investissement. Ce qui en réalité signifie que nous allons réduire les nôtres pour la 3ème année consécutive et passer de 400 millions d’€uros en 2009 à 250 millions, soit une baisse de 37,05 % en deux ans. Ce choix est une erreur de gestion majeure qui ne manquera pas d’impacter tout le tissu économique local, en particulier toutes les PME, premières créatrices d’emplois. Car, comme nous vous l’avions dit pour l’année 2009, il nous semble plus que jamais impératif de « maintenir notre niveau d’investissement. » Or, pour ne citer que deux de nos compétences premières, concernant l’enseignement, la baisse de l’investissement avoisine les


30 M€ sur les deux derniers exercices et pour le réseau routier départemental, la baisse, par rapport à 2008, est de 87,5 M€ soit – 57,38 % ! Nous sommes là bien loin « des politiques volontaristes de développement ééconomique et d’attractivité du territoire menées par les collectivités » que vous vantez dans votre rapport. D’autant plus que cette baisse de l’investissement n’est pas sans conséquence sur nos recettes qui voient par exemple le Fonds de Compensation de la TVA, dont vous vous étiez glorifié en 2009 lors de la présentation du plan de relance, baisser de 46M€ en deux ans soit – 67,65 % ! C’est d’une vraie politique de relance par et pour l’emploi, avec l’augmentation des revenus, pensions et minimas sociaux et le maintien des investissements dont notre pays a besoin et l’argent existe pour cela. Quand cette année les entreprises du CAC40 ont vu leurs profits boursiers flamber, que les bonus des traders continuent à être généreusement distribués, il y a manifestement là de l’argent à prendre en taxant tous ces profits dont bénéficie une infime minorité quand 3 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, quand la misère a progressé de 2,1 % en 2010 selon le Secours Catholique. Et que l’on ne nous réponde pas crise ou difficultés financières. Si c’est le cas pour la très grande majorité de nos populations ce n’est pas le cas pour la bande du Fouquet’s qui se régale à foison et continue à se goinfrer d’une politique d’injustice fiscale érigée en dogme absolu. Là il y a de quoi amoindrir la misère et la précarité !

Car si l’investissement recule, c’est bien que, contrairement à ce que vous affirmez, les dépenses de fonctionnement ne sont pas maîtrisées ni non plus compensées à l’euro près. Car les besoins sociaux, en ces temps difficiles pour les plus modestes de par la politique du pouvoir actuel que vous soutenez, ne connaissent pas de « stabilisation »  mais toujours de la  « compression » :

Et nous ne pouvons qu’accompagner, s’agissant de compétences obligatoires, cette explosion des nécessités illustrée par une augmentation sur deux ans de 26,76 M € des dépenses d’action sociale. Mais nous sommes loin d’être « champion » en la matière, le montant net d’aide sociale par habitant nous situant sous la moyenne nationale.

Et qu’en est-il en réalité de la pseudo compensation à l’euro prêt du transfert des charges de l’État quand vous annoncez vous-même concernant le handicap que « la progression de nouveaux bénéficiaires entrainera donc inévitablement des dépenses importantes à la charge du département ». Quand les dépenses ont augmenté depuis 2008 de 11,3 M€ tandis que la contribution de l’État, déjà bien en deçà des besoins,  stagnait sur la même période. C’est sûrement cette situation qui vous a amené à déclarer dans la presse locale dernièrement, reprenant à notre grande surprise ce que nous ne cessons d’affirmer depuis quelques années, que « des allocations comme la prestation de compensation du handicap et l’APA devraient relever du budget de l’État ». Quand sur les allocations RSA nous avons 100 M d’€uros de dépenses pour 91,7 Millions de recettes. Quand sur les routes transférées il nous a fallu faire ce que l’État avait abandonné, au détriment de notre réseau départemental dont on ne peut que constater la baisse de moyens pour l’entretien actuel.

Quel avenir se dessine donc avec une politique dogmatique d’injustice sociale et de déni démocratique permanent et de reculs de société incessants ? Quand après le remise en cause du droit à une retraite digne et pleine à 60 ans, une nouvelle régression démocratique majeure nous est imposée avec votre contre réforme des collectivités territoriales pilotée depuis l’Élysée.

Nouvelle réduction, ou préférez-vous « redimensionnement », des ressources financières des communes, des départements, des régions avec la suppression de la Taxe Professionnelle mais aussi tromperie à l’égard des petits professionnels qui se voient imposés d’une nouvelle taxe supérieure aux années précédentes. La démonstration faite ces jours derniers par le quotidien local est éloquente. Accompagnée d’une remise en cause grave de l’autonomie fiscale des collectivités qui ne disposent pratiquement plus d’aucun levier en la matière. Vous le reconnaissez vous-même implicitement en précisant que, pour les départements, la taxe foncière sur les propriétés bâties ne constituera plus désormais « que le seul volet fiscal sur lequel nous pourrions faire évoluer le taux. »  Et pour compenser la perte de la Taxe Professionnelle, les familles seront appelées à combler, les communes, les départements et les régions seront contraintes de faire allégeance pour obtenir des compensations au bon vouloir de l’État qui, pour trois années, gèle les dotations aux collectivités.

On ne s’y prendrait pas autrement pour accélérer la disparition des collectivités territoriales, par étranglement financier, en leur transférant de nouvelles charges tout en réduisant leurs recettes dans un processus insidieux de recentralisation. En limitant par ailleurs leur champ d’interventions avec la suppression de la « clause de compétence générale », qui permettait à notre collectivité comme à d’autres de soutenir financièrement les projets d’intérêt général des communes et des intercommunalités, et beaucoup de nos collègues maires ici présents le savent fort bien. Qu’en sera-t-il de la solidarité pour nos communes du moyen et haut pays quand le Conseil Général sera vidé de sa substance financière et de sa capacité d’intervention ? Tout cela pour satisfaire la mise en place de métropoles au service d’un seigneur et des intérêts de grands groupes industriels et financiers. Nous savons très bien, que ce que vous appelez « nouveau régime fiscal » est en fait un nouveau coup de pouce pour accroître leur spéculation financière inutile au bien commun et peu soucieuse d’aménagement du territoire et d’équité territoriale.

Là il y a l’argent pour satisfaire les besoins des communes et départements.

Là il y a de quoi répondre à l’attente de dizaines de milliers de familles de notre département qui attendent un logement décent. Dans nos permanences, c’est devenu un défilé permanent de détresse concernant cette question. Et que l’on ne nous réponde pas « cherté du foncier » quand de toutes parts des grues surgissent pour les intérêts du privé, de Bouygues, Vinci et consorts. Gelons, préemptons des terrains, mettons en place des mesures incitatives pour les communes comme nous le réclamons depuis plusieurs années. Quand plus de 70% de notre population est éligible aux critères du logement locatif social, quand les Alpes-Maritimes ne réalisent que 66% en 2009 des objectifs bien timides de la loi SRU, le plus mauvais score de la Région PACA, une réelle volonté politique, par des actes, doit apparaître en ce domaine. Ce n’est précisément pas le cas depuis de nombreuses années et le présent budget voit même disparaître toute subvention d’équipement aux organismes publics quand elles se montaient à 32,4 M€ l’année passée.  

A l’inverse, il n’en n’est pas de même en ce qui concerne l’Opération d’Intérêt National de la Plaine du Var. La perspective est claire et la volonté politique de densification urbaine avec des annonces de bétonnage à mille lieux des besoins de proximité des habitants est bien présente. La compétition entre territoires « Est-Ouest », la bande côtière et l’arrière pays, le tout bariolé en vert afin que l’environnement serve d’alibi pour masquer cette réalité, sont devenus la marque de fabrique de ce qu’un article de la presse nationale appelle : « Le spectre d’une catastrophe écologique, humaine et culturelle ».

Au détour des dossiers « économie, tourisme, attractivité du territoire » (attractivité pour qui on pourrait se demander) l’OIN est évoquée et l’on nous annonce que pour 2011 « le contrat de développement sera finalisé » et « délivrera le contenu, le calendrier et le financement des études des opérations mises en œuvre par les différents maîtres d’ouvrage de la Plaine du Var ». Plusieurs premières opérations apparaissent sans qu’un des premiers bailleurs de fond du saccage annoncé de la Plaine du Var, le département, n’ait débattu de quoi que ce soit à ce jour, sans que ne soit défini en commun le mandat donné à nos représentants au sein du Conseil d’Administration de l’OIN. Tout est défini par une gouvernance de l’OIN qui n’est pas élue, composée de personnes de confiance aux ordres pour appliquer le bon vouloir, les caprices de quelques édiles au service d’intérêts privés, comme celui d’un grand stade dont la pertinence sportive reste à démontrer et pour lequel, très discrètement, entre deux lignes de chiffres, nous découvrons que vous allez donner 20M€ de la poche des contribuables du département sans que là encore aucun débat n’ait eu lieu dans notre assemblée. Curieuse conception de l’aménagement du territoire qui sans concertation aucune avec les populations ni avec ses élus, va briser habitats, terres fertiles, modes de vie, traditions, cultures et savoir faire populaire. Nous aurons d’un côté un « sanctuaire d’excellents » qui ne sont au contact que d’eux-mêmes et de l’autre la généralisation de la précarité et de la pénurie. Place à la spéculation foncière et immobilière sans rivages ni limites ! L’arrière pays niçois restant alors parsemé de réserves d’indiens, irréductibles ou pas, quand la concurrence avec Marseille, Gênes ou Barcelone sera la priorité au nom d’intérêts qui ne sont pas ceux des femmes et hommes des Alpes-Maritimes.

Pour paraphraser Jean Ferrat, nous en serions réduits à devoir choisir entre la jungle et les zoos. Nous refusons d’être enfermés dans une telle alternative, au nom précisément de l’aménagement durable et équilibré de notre territoire.

Aussi, après avoir évoqué la réduction du budget, l’assèchement de nos moyens par l’État, la diminution des services rendus aux populations, une réforme antidémocratique des collectivités territoriales avec la mort programmée des politiques de proximité, une approche du logement en totale inadéquation avec les besoins, une OIN qui se construit contre les attentes de nos populations, il ne nous est pas possible de voter votre budget 2011.

Je vous remercie pour votre attention.

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 13:43

sdis06_01b.gifDepuis le début du mouvement de grève en juin dernier pour la reconnaissance de la pénibilité et de la dangerosité de la profession, les sapeurs pompiers 06 subissent une répression importante. Le Service Départemental d'Incendie et de Secours, présidé par Eric Ciotti a lancé une vague de sanctions contre certains grévistes.

Certains agents ont en effet reçu des sanctions de 1 à 3 jours de mise à pied et une vingtaine de promotions ont été refusées. Récemment, c'est l'attribution de l'Indemnité Administrative et de Technicité, octroyée chaque fin d'année qui est remise en question.

Rappelons d'une part que, malgré le mouvement de grève, les pompiers ont quand même assuré des milliers d'interventions et que d'autre part, ces derniers ont déjà du aller devant le Tribunal Administratif car l'organisme présidé par Eric Ciotti "oubliait" de payer les heures de travail effectuées.

 

Le PCF soutient les sapeurs pompiers du département dans leurs revendications et face à la politique répressive et stupide d'Eric Ciotti.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 17:07

LogoCG06Le Conseil général des Alpes-Maritimes  a été condamné par le Tribunal de Grande Instance de Nice concernant le dossier des Balcons du Mercantour. Condamné à 15 000 € d'amende, le Département ne fera pas appel. Le jugement vise la collectivité et n’est donc pas nominatif, a tenu à préciser le service de presse. Il a bien fallu néanmoins que des personnes soient à l’origine du projet, le valident et décident de le réaliser puis de le défendre lorsqu'il fut attaqué. Il a bien fallu pour en arriver là, sinon des coupables, du moins des responsables...

 

Le projet des Balcons du Mercantour vise à doter le département d’un grand itinéraire accessible à un large public de randonneurs, empruntant des sentiers panoramiques, entre 2 000 et 2 700 mètres d’altitude, selon un profil en balcons ; 140 km de cheminement au départ de Saint-Dalmas-le-Selvage, au plus près de la crête franco-italienne, entre la Tinée, la Vésubie, la Roya et la Bévéra. Lors des premiers travaux, relatifs à l'ouverture d'un sentier entre les lacs de Rabuons et de Lagarot, des plantes protégées avaient été arrachées sans autorisation.

 

Aujourd’hui, le Conseil général - cette entité qui se garde bien d’impliquer qui que ce soit, alors que l’on sait pertinemment que Christian Estrosi en personne (alors président en titre du CG) et Éric Ciotti (actuel président du parc), étaient montés au créneau pour défendre ce projet - minore les dégâts. Il ne s’agissait, dit-elle, que de " quelques centaines de mètres carrés d’espèces végétales protégées qui n’auraient en aucune façon été menacées de disparaître "...

 

Etonnant que ceux qui prêchent la plus grande sévérité contre les délinquants soient les premiers à trouver des excuses pour ne pas avoir respecté la loi quand ils sont eux-mêmes impliqués...

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 12:51

Monsieur le Préfet,

 

Je débuterais mon propos en vous remerciant de reconduire une initiative que nous avions salué l’an passé pour son caractère inédit. Mais vous comprendrez qu’en ces temps où nous constatons le rabougrissement constant de l’action publique et où l’attitude de l’État vis-à-vis des collectivités territoriales témoigne à notre avis d’abord de son manque de considération à l’égard des élus de terrain que nous sommes, le reste de mon propos soit pour cela moins laudateur. Je vous sais gré cependant d’avoir su tenir compte de la remarque que nous vous avions formulé l’année passée et d’avoir veillé à nous transmettre au préalable le document que vous allez aujourd’hui nous présenter.

En cette période où même les forceps d’un pouvoir chaque jour plus monarchique n’ont pas encore permis d’imposer une funeste contre-réforme des collectivités territoriales qui signera, si elle en reste là, leur mise sous tutelle par une recentralisation insidieuse et la fin de toute autonomie fiscale, à l’heure où des Conseils Généraux en sont réduits à ester en justice pour contraindre l’État à honorer ses obligations financières relatives aux compétences transférées, votre rapport préfigure en quelque sorte les dégâts à venir qui viendront s’ajouter à ceux déjà causés par la néfaste « Révision Générale des Politiques Publiques ». Si ce projet de contre-réforme venait à être appliqué, c’est la mort programmée de la démocratie locale et des politiques de proximité, avec la disparition à terme des collectivités les plus proches des citoyens – les communes et les départements devenant des coquilles vides – au profit de grandes métropoles destinées à s’inscrire dans une compétition destructrice où la réponse aux besoins des citoyens pèsera toujours moins que la satisfaction des intérêts financiers.

 

Je prendrais le premier point que vous avez choisi, la sécurité, dont le choix et le traitement est par ailleurs révélateur, car il illustre bien l’écart entre le discours et la réalité. Face à l’avalanche de chiffres que vous présentez, je ne vous ferai pas l’injure de reprendre la célèbre formule de l’ancien Premier-ministre britannique Benjamin DISRAELI sur la statistique, mais je m’en tiendrai à une évidence que chacun peut constater au quotidien :

 

À une période où l’insécurité sociale ne cesse de s’aggraver (chômage qui explose, précarité et exclusion en très forte hausse, fragilisation de la couverture sanitaire et sociale, etc.), où les drames relatifs aux expulsions locatives n’ont cessé de défrayer la chronique avant l’arrivée de la trêve hivernale et où le sentiment d’insécurité n’a jamais été aussi profondément ressenti par une grande majorité de nos concitoyens, les enquêtes d’opinion en attestent, les satisfecit sont-ils vraiment de mise ? Et ce n’est assurément pas l’engagement et le dévouement des fonctionnaires qui est en question, je tiens même à saluer leur travail, car, malgré la présentation « astucieuse » que vous faites de l’évolution des effectifs, la froide réalité des chiffres est implacable et elle montre que les effectifs de la Sécurité Publique (DDSP) se sont vus amputés depuis 2001 de 57 postes. Quand dans le même temps les problématiques en la matière ne se sont pas allégées, c’est le moins que l’on puisse dire. D’où la pression du chiffre où il leur faut en faire plus LogoCG06avec moins de moyens. Les élus de notre groupe représentant des territoires ruraux le mesurent bien quand ils voient la Gendarmerie devoir en permanence faire face à la pénurie de ressources humaines et matérielles pour assurer ses missions.

 

Même écart entre discours d’autosatisfaction et réalités vécues par les personnels qu’il s’agisse de l’intégration forcée de la DGCCRF au sein de la Direction Départementale de la Protection des Populations contestée par l’ensemble des organisations représentant les personnels ou du regroupement à la hussarde des services de pédiatrie au sein d’un pôle unique situé à la Fondation Lenval sans que les personnels n’y aient été associés, situation dont les organisations syndicales n’ont pas manqué de souligner les problèmes qu’elle soulevait en terme de qualité de prise en charge des patients et des familles comme en termes de conditions de travail.

 

Sur la question de l’aménagement du territoire et du développement durable, vous citez en premier lieu l’Opération d’Intérêt National de la plaine du Var mais les trois études fondatrices que vous évoquez nous paraissent bien peu en rapport avec une perspective de développement durable :

 

Ø  L’aide à l’émergence d’un positionnement international

Ø  La définition d’une stratégie urbaine (sic)

Ø  La création d’un cadre de référence de qualité environnementale pour les opérations proposées, notamment pour l’habitat

 

C’est donc plutôt une perspective de densification urbaine et compétition entre territoires qui est là définie, l’environnement servant avant tout d’alibi pour masquer cette réalité.

J’en veux pour preuve l’absence de l’agriculture dans ce chapitre et, dans l’autre rubrique intitulée « la prise en compte de la dimension rurale et agricole des Alpes-Maritimes », l’absence de toute mention à cette Opération d’Intérêt National. Or l’agriculture péri-urbaine, telle qu’elle subsiste encore dans la plaine du Var, est précisément identifiée dans tous les documents de référence sur la question comme un des atouts majeurs d’un développement durable et équilibré.

 

Dernière illustration la question du logement, majeure dans un département où plus de 70% de la population est éligible aux critères du logement locatif social. Si vous commencez par un autre satisfecit concernant la production de logements sociaux dans notre département en 2009, il se voit fortement tempéré par des chiffres sans appel : En regard des objectifs correspondant à la Loi SRU, les Alpes-Maritimes ne réalisent que 66% de ceux fixés pour 2009, le pire résultat des départements de la Région PACA. Circonstance aggravante, dans cette production, les logements PLAI, bien que représentant les plus en cohérence avec la structure de revenus des familles en attente de logement social, ne représentent qu’à peine 1% du total, et vous soulignez vous-même la difficulté que cet état de fait soulève quant au respect du dispositif DALO. Vous reconnaissez également que la part de logements financés relevant du premier opérateur public du département reste très faible dans un département où la part du privé dans le locatif social reste anormalement haute. C’est donc bien la volonté politique qui fait défaut pour répondre à un besoin si essentiel pour tant de familles des Alpes-Maritimes et notre groupe a formulé plusieurs propositions dans ce domaine.

 

Je conclurais en évoquant deux points qui nous interpellent sur l’action des services de l’État dans notre département :

Les difficultés récurrentes concernant la régularisation de travailleurs sans-papiers où des dossiers, répondant pourtant aux critères définis par la loi, restent en souffrance, alors qu’ils font l’objet de régularisations dans d’autres départements. Avec la circonstance aggravante pour beaucoup de ceux qui ont entamé des démarches de régularisation d’avoir de ce fait été licenciés par leur employeur. Voilà une bien curieuse façon de valoriser les efforts d’intégration.

L’autre point concerne la situation indigne faite aux demandeurs d’asile dans notre département, où la précarité de leur situation est entretenue par un acharnement judiciaire et une absence de réponse pérenne quant à leur hébergement et à la prise en compte d’un droit pourtant reconnu par des textes officiels dont notre pays est signataire. Toutes les dernières décisions du Tribunal Administratif favorables au respect du droit d’asile pour les demandeurs illustrent bien qu’il est urgent de changer d’approche et de travailler, en coopération avec les associations leur portant assistance, à des solutions durables d’intégration qui permettraient à notre pays d’honorer ses engagements internationaux.

 

En vous remerciant pour votre attention, veuillez agréer, Monsieur le Préfet, Monsieur le Président, chers Collègues, mes meilleures salutations.

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 14:52
Le transfert du site de l’entreprise Schneider Automation de Sophia Antipolis pour celui de Carros est prévu pour le début de l’année 2011. La majorité des salariés s’y oppose.

 

Les salariés étaient beaucoup plus nombreux ce samedi à manifester que lors des grèves du 7 et du 23 septembre. Derrière la banderole Schneider, Philippe Bourdet, ingénieur sur le site de Sophia qualifiait d’indécentes les conditions de ce transfert proposé par la direction. Un rassemblement a été organisé la semaine dernière pour exprimer le fort mécontentement explique-t-il, de la grande majorité des salariés. « On doute sur la pérennité du site de Carros. » Mais c’est surtout un surcoût très important. 250 employés verraient leur trajet s’allonger. « Cela fera 70km de transport en plus, soit 2h de trajet soit 300E par mois ; l’équivalent de près d’un million d’euros par an en plus ». Et bien évidemment, on ne calculera schneiderelectric_logo.gifpas l’impact carbone « énorme » que cela génèrera pour une entreprise spécialiste de la gestion de l’énergie qui se veut « à la pointe du développement durable. »

Le syndicat CGT demande ainsi des solutions durables et pérennes sur le transport. La direction leur propose une compensation de 2 millions d’euros sur deux ans et repousse ainsi le problème à dans deux ans ! Toujours plus. Il en faut toujours plus. « Ce transfert entraînera pour l’entreprise une économie de 4 millions d’euros. Sans oublier que Schneider a fait 1 milliard de bénéfices cette année » détaille Philippe Bourdet. Le groupe Schneider Electric, dont Schneider automation est une filiale, avait en pleine crise financière en 2009, réalisé 852 millions d’euros de bénéfices et rien que sur le premier semestre 2010, les gains du groupe atteignent 735 millions d’euros. Le site de Sophia voyait son chiffre d’affaire et son résultat ne cessait d’augmenter ces dernières années. Des groupes de travail ont été organisé par la direction mais aucune discussion n’a pu aboutir à un accord. « La direction nous mène en bateau. Ils essayent de nous court-circuiter. » Mais ce problème est cependant plus profond et découle d’une politique de réduction d’effectifs. 50 emplois vont disparaitre sur le site de production de Carros et 100 à Sophia lors de ce transfert. « On passera de 750 salariés sur l’ensemble des deux sites à 600 sur l’unique site de Carros. Mais ils font ça ailleurs en France en délocalisant en Chine ou en Inde. En réalité, ils sont en train de faire au métier de conception et de développement ce qu’il avait fait à la production dans la décennie précédente. »

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