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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 19:58

Vous nous demandez, Monsieur le président, de nous prononcer sur le projet de création de la métropole Nice Cote d’Azur à partir des éléments contenus dans le document qui nous a été remis.

Notre avis, nous le donnerons à partir de ces éléments, mais aussi et surtout, en fonction des textes de loi qui ont permis la création d’une telle intercommunalité.

elus_tujague.jpgUn périmètre qui nie la réalité de la montagne et de la ruralité

En ce qui concerne le périmètre de la métropole NCA, le fait d’associer dans une même entité, porteuse d’un même projet de développement, des communes urbaines ou à dominante urbaine et des communes de montagne revient à nier la réalité de la montagne et de la ruralité, pourtant bien vivante dans le département. Ce choix revient, aussi, à imposer à des territoires ruraux, un modèle de développement urbain complètement différent de celui qu’attendent les populations de ces territoires.

Des populations qui, selon nous, auraient du être directement consultées, car il est des sujets et des circonstances où les décisions des élus méritent d’être confrontées à l’avis de ceux qu’ils représentent. C’est le cas avec les bouleversements de l’importance de ceux introduits par la création d’une métropole.

Il ne peut, non plus, nous échapper que le périmètre retenu englobe, contrairement à tous les engagements pris, la commune de La Tour sur Tinée, qui ne souhaite pas faire partie de la métropole et, à l’inverse, laisse de coté quatre communes qui ont manifesté l’intention d’en faire partie. Une intention qui, dans le contexte actuel du département, se comprend, dans la mesure où elles appartiennent au même SCOT que la communauté urbaine NCA et que deux d’entre elles portent une grande partie de la zone d’activité Carros-Le Broc qui est un élément essentiel à la cohérence économique du territoire de la métropole dans sa partie urbaine et périurbaine.

Mais quel qu’en soit l’importance ce ne sont pas là nos observations majeures sur le sujet que vous soumettez à notre appréciation.

Nos critiques essentielles tiennent à la nature et à la logique des textes qui servent de cadre à la constitution de métropoles que ce soit autour de Nice, de Lille, de Toulouse ou de Bordeaux.

En l’occurrence la réforme des collectivités couplée à la suppression de la taxe professionnelle, les deux prolongeant la réforme générale des politiques publiques mise en œuvre par le gouvernement pour réduire les dépenses publiques, et dont on mesure déjà les dégâts considérables pour les services publics de notre pays.

Ces mesures constituent la plus grande entreprise de démantèlement de l’organisation démocratique de notre pays jamais mise en œuvre, avec pour outil privilégié de ce démantèlement, la métropole.

Jusqu’à aujourd’hui, les communes seules ou organisées dans des intercommunalités, généralement choisies, décidaient des investissements et des actions à réaliser dans le cadre de projets de développement destinés à répondre aux besoins actuels et futurs des populations concernées. Depuis la décentralisation, outre les concours mesurés de l’Etat, elles bénéficiaient pour cela du soutien et de la solidarité financière du Conseil Général et du Conseil Régional en fonction de leurs compétences et de leurs possibilités respectives, la cohérence générale étant assurée par une concertation et un dialogue réels entre ces différentes collectivités.

Au delà des critiques que nous sommes conduits à émettre à l’égard de certains de vos choix, nous considérons que, dans notre département, ce dispositif auquel le Conseil Général a pris une part essentielle, a fait la preuve de son efficacité.

Les équipements et services mis en œuvre dans les territoires ruraux et de montagne attestent de cette réalité, tout comme, d’ailleurs les initiatives prises, y compris par votre majorité, pour compenser, atténuer ou même prendre le contre pied des désengagements de l’État dans des domaines essentiels de la vie des habitants des Alpes-Maritimes.

Si les textes que j’ai évoqués ne sont pas abrogées, c’en sera fini de ces possibilités.

Et ceci nous le disons avec beaucoup de gravité en raison des conséquences extrêmement négatives qu’auront ces lois et leur déclinaison départementale sur le devenir de nos territoires et de tous ceux qui y vivent et y travaillent.

Une diminution inéluctable des moyens des collectivités à laquelle la métropole n’échappera pas

Toutes les collectivités, et la métropole n’y échappera pas, comme l’étude financière contenue dans le rapport en montre les prémices, subiront une diminution inéluctable de leurs moyens en terme d’investissement et de services publics locaux alors que les uns et les autres sont indispensables à l’économie et au développement de nos territoires ainsi qu’à la vie quotidienne des habitants, particulièrement des plus modestes.

Ce n’est pas l’espérance de mobiliser des crédits européens permise par l’existence d’une frontière commune entre la métropole et l’Italie qui changera quelque chose à cette réalité encore aggravée par le report des impôts des entreprises vers les familles. Un rapport de l’Inspection Générale des Finances indique que la pression fiscale sur les ménages devrait passer de 57 % en 2010 à 72 % en 2012.   Impôts sur les familles qui, avec la suppression de la TP et le blocage des dotations de l’Etat aux collectivités, seront pratiquement la seule variable d’ajustement des ressources des communes et des intercommunalités.

A moins de rêver, nous ne voyons pas comment dans cette situation, les élus des communes rurales appâtés par la manne financière de la métropole pourraient espérer des moyens supplémentaires pour leurs projets.

Des communes vidées de leur substance

Plus grave encore, et à l’inverse des déclarations de votre majorité selon lesquelles les communes resteront l’échelon de base de la démocratie locale, les métropoles contribueront à transformer les communes en coquilles vides

·        D’abord, parce qu’en assurant pratiquement toutes leurs compétencesLogoCG06 (il suffit pour s’en convaincre de se reporter aux statuts de la métropole NCA), elles les vident de leur substance et menace de reléguer le maire et les élus locaux au rang de simple relais des doléances des administrés sans aucun pouvoir d’y répondre concrètement ou, pire encore, au rang de porte parole de décisions dont ils n’auront même pas été partie prenante.

·        Ensuite, parce que la représentation des communes en fonction de leurs populations donne tout le pouvoir aux trés grandes communes. 64 représentants sur 128 pour la seule ville de Nice, 5 communes sur les 46 qui détiennent à elles seules les deux tiers des voix du conseil de métropole. Des chiffres qui se passent de commentaires et disent mieux que tout, ce qu’il en sera de la libre administration des communes pourtant inscrite dans la constitution. Avec les métropoles, ce n’est pas de coopération intercommunale qu’il faut parler mais de véritable vassalisation.

A cet effacement des communes correspond celui des services publics locaux qui se trouvent inclus, de fait, dans de nouveaux marchés de services à la dimension des territoires et des populations de ces trés grandes intercommunalités.

Gestion des services publics, la porte ouverte aux grands groupes privés

Des marchés particulièrement intéressants, car sources inépuisables de profits, pour les grands groupes privés du BTP ou pour ceux qui interviennent dans les transports, les déchets, l’eau potable ou les eaux usées, compétences qui sont toutes du ressort des métropoles, mais auxquelles nos PME, contrairement à ce qui se passe aujourd’hui, ne pourront accéder sauf en tant que sous traitants.

Qu’en sera-t-il dans ce contexte de l’abondante richesse en eau des communes du haut pays dont la gestion est obligatoirement transférée à la métropole qui pourra elle-même la déléguer au privé au détriment des abonnés ? Observation qui s’applique de la même façon à tous les services publics locaux.

Le Conseil Général menacé de disparition

Enfin, dernière question majeure qui concerne directement l’assemblée départementale ; Quelles seront les conséquences de la création de la métropole pour le Conseil Général ?

D’ores et déjà, trois compétences assurées par notre assemblée lui sont obligatoirement transférées : Les transports scolaires, la gestion des routes départementales ainsi que les zones d’activités et la promotion du territoire et des activités économiques à l’étranger, et, avec elles, les moyens que consacrait le département à ces domaines d’intervention.

A la lecture des statuts de la métropole on peut considérer qu’il s’agit d’un premier pas vers d’autres transferts que ces statut rendent possibles, sinon encouragent pratiquement sans aucune limite.

Même si des amendements du Sénat laissent pour l’instant sans modification les recettes départementales, cette situation pose, dans l’immédiat, la question du montant des transferts financiers qui accompagneront les transferts de compétences et par voie de conséquence des moyens financiers et humains dont continuera à disposer le département pour exercer ses responsabilités et son action de solidarité à l’égard des territoires hors métropole.

Mais compte tenu de la logique de la loi et de l’engouement que vous manifestez pour la métropole, elle pose surtout, la question de l’existence même du Conseil Général qui au gré des transferts peut devenir, lui aussi, très rapidement une coquille vide.

Si rien ne change, on sera, ainsi,  passé d’une gestion du territoire départemental par des communes et des intercommunalités décidant elle-même de leurs projets en concertation et en cohérence avec un Conseil Général qui assume pleinement ses missions et fait jouer la solidarité territoriale, à une gestion et des choix de développement placés sous la totale domination d’un groupe restreint de collectivités et d’élus sinon de technocrates très éloignés des attentes d’habitants dont le point de vue ne pourra même pas être porté  par des élus locaux dépourvus de réel pouvoir.

Tout le contraire de ce qui fait encore notre République !

Pour la part que prennent les métropoles à cette évolution désastreuse, à cette véritable déconstruction de l’organisation démocratique de notre pays, le groupe communiste votera contre le projet que vous nous soumettez.

 

Francis TUJAGUE  

Pour le Groupe Communiste au

Conseil Général des Alpes Maritimes

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 14:19

Nouveau conseil communautaire sur la création de la métropole, marqué une  nouvelle fois par un  incident avec la Président.

C’est la seconde fois que Christian Estrosi abuse de ses prérogatives pour  que ne raisonne pas dans cette enceinte, qu’il voudrait totalement aseptisée et consensuelle,  certaines réalités.

Logo-NCA10La première censure portait sur la question de la fiscalité avec un transfert de la fiscalité des entreprises sur celle des ménages. Réalité qui n’est pas conforme au dogme de « Zéro augmentation des impôts » dont se targue Christian Estrosi dans sa communication politique.

Aujourd’hui,  au travers du transfert des charges, de fait, sur les collectivités locales des question liées à la sécurité,  Christian Estrosi n’ a surtout pas voulu laisser s’exprimer quelques réalités sur cette question, dont il fait un autre vecteur essentiel de sa communication politique.

A chacun de juger, ci-dessous l’intervention prononcée et la suite censurée….

R. Injey

 

 

Conseil communautaire du 30 mai 2011.

Intervention sur la création de la métropole.

 

« Monsieur le Président,

Ici même, ou dans nos conseils municipaux respectifs, c’est la troisième fois en quelques semaines que nous sommes amenés à délibérer sur cette question.

Je ne reprendrais pas l’ensemble de ce que j’ai pu dire les fois précédentes, je me limiterais à  5 remarques :

 

Première remarque c’est la très grande précipitation dans la prise de décision

Lors du conseil communautaire du 13 avril nous avons, comme membre du conseil, été destinataire d’une brochure de présentation « Naissance de la métropole Nice Côte d’Azur » avec un édito co-signé par les 4 présidents concernés.

Page 3 de cette brochure il y a un calendrier, je cite :

« 13 avril : délibération des 4 intercommunalités pour lancer la métropole.

Juin 2011 : arrêté du préfet sur le projet de périmètre.

Juin à septembre : délibérations de toutes les communes sur le périmètre et les statuts

Juin à octobre délibération du conseil général et du conseil régional : sur le périmètre … »

Nous sommes le 30 mai, le préfet a pris son arrêté portant délimitation le 21 avril et les communes ont délibéré pour 31 d’entre-elles, à l’image de Nice le 16 mai.

Je note au passage que si le préfet prend son arrêté  dès le 21 avril, ce n’est que le 5 mai qu’il rédige son rapport explicatif accompagnant le projet de périmètre.

La précipitation est telle que la décision précède les explications, ce phénomène intéressera sans nul doute quelques éminents juristes.

En quelques semaines vous avez plié ce qui devait être fait d’ici à septembre.

Pourquoi une telle précipitation qui pour le moins constitue un délai non raisonnable ?

Est-ce la crainte que la législation change ? Pourtant les présidentielles et les législatives n’auront lieu qu’en 2012.

Est-ce la crainte d’un retard si des recours venaient à se dresser ?

Ou bien est-ce la crainte que nos concitoyens, qui il faut bien l’avouer dans leur immense majorité sont plus préoccupés par leur soucis quotidiens que par vos gesticulations ne finissent par s’intéresser à ce qui se passe et ne cherche à comprendre ?

 

Seconde remarque : Sur le sens des motivations  profondes ;

Ainsi quand on lit le rapport du Préfet, par exemple, faut avouer que les arguments qu’il reprend pour justifier le périmètre sont pour le moins de pure forme.

En reprenant les mêmes arguments : bassin versant tourné vers le littoral, bassin de vie, fréquentation des stations de ski, transport, production d’énergie renouvelable, ou bien encore la recherche et la fréquentation des hôpitaux,  le Président de la communauté urbaine de Marseille pourrait argumenter le périmètre de la Métropole de Marseille remontant  jusqu’à Briançon, Serre Chevalier et  au sommet du massif des Ecrins.

Le Président de la République dans son discours de Saint Dizier du 20 octobre  2009, sur la réforme territoriale,  parlait de « zone cohérente de développement » : le périmètre que vous nous proposez, malgré les effets de style et l’énergie oratoire  que vous y mettez, relève plutôt d’une cohérence électorale pour l’essentielle.

Dans le même esprit vous avez pris soin de préciser, lors d’une réunion publique,  qu’avec ce projet vous ne nourrissiez « aucune ambition personnelle ».

C’est sans doute par absence d’ambition personnelle et en toute modestie que  vous nous avez adressé un exemplaire de votre  discours du 13 avril.

La seconde brochure est tout aussi révélatrice, énorme photo à l’appui  vous tracez la voie, les autres sont ramenés au simple statut de témoignages.

Ils ne sont pas les acteurs de la création de la Métropole, mais les simples témoins.

Il ne s’agit pas ici d’une communauté de destin, mais plus du « fabuleux destin de Christian Estrosi ».

Monsieur le Président,  du Général de Gaulle vous ne portez pas la conception sociale, mais bien plus la conception personnelle du pouvoir.

 

Troisième remarque : Les conséquences  de tout cela.

C’est la valorisation du capital privée et l’adaptation des territoires à cette seule exigence, avec au passage une victime la démocratie locale vidée de tout son sens.

 Il est d’ailleurs symptomatique que dans le discours de Nicolas Sarkozy à Saint Dizier la réponse aux besoins des habitants n’est même pas évoquée.

Par contre on y retrouve de manière quasi obsessionnel la volonté de répondre aux exigences des marchés financiers,  avec par exemple ce dogme non seulement de réduire le nombre d’emploi de la fonction publique d’Etat, mais aussi  celle de la fonction publique territoriale.

 

On touche ici à ce qui va advenir –sauf changement heureux et souhaité en 2012- des collectivités territoriales : une véritable asphyxie financière au travers d’une baisse à terme  des dotations de l’Etat et du pouvoir fiscal des collectivités pour qui la seule marge de manœuvre qui va demeurer c’est la taxe d’habitation.

 

Dans le même temps un Etat qui va imposer aux collectivités des compétences dont il ne veut plus ou qu’il n’assume plus. Se déchargeant ainsi sur les collectivités locales ou le secteur privée via de juteux contrats.

 

 C’est déjà le cas avec la sécurité, sujet emblématique.

10 000 emplois de policiers et de gendarmes supprimés depuis 2007, vous-même le 11 février de cette année vous déclarez je cite « Il faut inciter l’Etat à soutenir mais pas à diminuer les effectifs de la police nationale. Nous devons mettre un terme à la diminution des effectifs de la police nationale ».

Soudaine et tardive  prise de conscience…..

Le reste de l’intervention n’a pas été prononcé, victime de la censure de Christian Estrosi.

……mais entretemps si l’Etat a supprimé des postes la ville de Nice a du compenser de 2 manières.

Par la progression entre 2007 et 2011 de plus de 20% les effectifs de la police municipale ;

Et comme le compte n’y est pas, c’est le coûteux recours au privé via les caméras de surveillance, un dispositif  que Scotland Yard qualifie  à Londres de « trop couteux et pas assez efficace ».

C’est vrai qu’en 2010 sur 17670 atteintes aux personnes ayant fait l’objet d’une plainte, seulement 213 interpellations sont dues aux caméras pour un coût sur 5 ans hors salaires, de 9,5 millions d’euros.

Aujourd’hui c’est la sécurité,  demain la loi, en décrétant la possibilité de transférer la gestion de grands équipements ou de grandes infrastructures, ouvre la porte à des transferts massifs sans les moyens et les possibilités pour nos collectivités de les assumer financièrement.

La force de ce pays à souvent été d’avoir un secteur public, éducation, transport, énergie, santé très souvent en pointe, compassant bien souvent les carences du privé (je pense à la recherche).

 Aujourd’hui pour satisfaire des objectifs de rentabilité à court et moyen terme des membres de la bande du Fouquet’s, on démantèle cette force.

Votre conception de la Métropole s’inscrit dans ce schéma, et si aujourd’hui  vous semblez vous réjouir je prends date que si rien ne change la note sera salée pour les contribuables, elle sera dramatique sur la qualité des services rendus aux usagers

 

Quatrième remarque qui s’accompagne d’une proposition,  depuis le conseil du 13 avril vu d’ici –des rangs de l’opposition- il est assez marquant de voir nombre de collègues intervenir pour défendre ce projet.

Une soudaine frénésie à intervenir « même quand il n’avait pas l’intention de le faire » qui marque sans doute la préoccupation d’un grand nombre de conserver un poste de vice président. De 30 à la communauté urbaine vous allez passer à 15 vice-présidents.

Spectacle touchant qui nous vaudra sans doute tout à l’heure quelques interventions  zélées. Aussi je vous suggère monsieur le Président d’innover en la matière, pourquoi ne pas tirer au sort parmi les membres de votre majorité les vice-présidents ?

Cela ne changera pas grand-chose à la réalité de l’exercice du pouvoir puisque c’est vous qui décidez de tout !

 

Enfin  dernière remarque monsieur le Président lors de mon intervention  le 13 avril,  je dénonçais une réforme qui s’inscrit dans une logique de régression de la démocratie locale, reflet  d’une véritable  crise de la démocratie représentative. Une démocratie représentative  qui ne représente de plus en plus qu’une minorité eu égard à la forte abstention et des lieux décisions qui s’éloignent.

En quelques semaines je constate qu’un phénomène est en train de se mettre en place,  avec le mouvement des indignés en plein essor en Espagne et qui tend même à se propager en Europe.

Un des aspects de ce mouvement c’est qu’il ne se reconnait plus dans une démocratie représentative qui ne les représente plus. Cela doit tous nous interroger.

Surtout vous monsieur le Président,  car quand je vois la manière avec laquelle se met en œuvre cette métropole et les objectifs que vous lui assignez je ne peux que constater le fossé qui se creuse."

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 15:36

martin-hirsch-rsa-pierre-philosophale-L-1-44745.jpgUn dicton populaire rappelle que celui qui veut se débarrasser de son chien dit qu’il a la rage. Face aux ravages sociaux provoqués par la politique du gouvernement qu’il soutient et que n’arrivent même plus à masquer toutes les manipulations statistiques, le Président du Conseil Général, également député, ne trouve comme seule issue que la fuite en avant la plus démagogique qui soit en ouvrant « la chasse aux fraudeurs », tout en stigmatisant la « culture de l’assistanat ». Quand tous les chiffres montrent qu’elle reste bien marginale -  les chiffres de l’an dernier montraient que la fraude ne représentait que 0,012% du montant total des allocations versées, soit infiniment moins que les 1,9 milliards d’euros de fraudes patronales pour des cotisations non payées à la Sécurité Sociale – il n’hésite pas à recourir aux amalgames les plus douteux afin d’accréditer un discours cadrant bien mal avec la réalité quotidienne du plus grand nombre. Les chiffres de la Cour des Comptes mentionnés par le Président du Conseil Général font mention du risque potentiel et non de la réalité de la fraude.


Ensuite, par exemple, accréditer l’idée qu’une suspension d’allocation est synonyme de fraude est totalement abusif et déconnecté de la réalité qui est hélas toute autre.

 

Car chacun est en mesure de constater, en regardant simplement autour de lui, le nombre d’emplois détruits ces dernières années (plus de 750 000 emplois détruits en France dans les 36 derniers mois, notamment 27 000 en PACA entre mi-2008 et fin 2009) et la difficulté pour ceux qui sont frappés par le chômage de trouver un emploi stable et correctement rémunéré ou même de démarrer leur propre activité.

 

Pour l’immense majorité des bénéficiaires du R.S.A., le premier objectif est bien celui-là, pour sortir de la spirale de la précarité et de la multiplication des contrats temporaires sous-payés et n’offrant aucune perspective professionnelle durable, et non pas de frauder à l’allocation. C’est pourquoi mettre l’accent sur un comportement assurément condamnable mais manifestement très minoritaire relève de l’indécence.

 

Nous avions dénoncé lors de sa création, les possibles effets pervers d’un tel dispositif avec les « effets d’aubaine » permettant la mise à disposition d’une main d’œuvre bon marché taillable et corvéable à merci sans perspective durable d’avenir.

 

Nous constatons qui plus est, que faute d’actions et de mesures à même de répondre aux attentes économiques et sociales, les responsables de cette situation s’enferrent dans des discours politiciens visant à montrer du doigt les plus vulnérables pour masquer la faillite complète d’une politique économique au service exclusif des puissances d’argent.

 

Une toute autre politique est plus que jamais nécessaire et urgente pour créer de l’emploi durable et de la richesse pour notre pays. Mais il faudrait pour cela accepter de s’attaquer aux « amis du Fouquet’s » plutôt que de s’en prendre à ceux qui souffrent déjà des conséquences de cette politique désastreuse.

 

Et ce n’est certainement pas la baisse de 150 millions, soit - 37,05 % en deux ans, de l’investissement de la part du Conseil général qui contribuera à inverser cette tendance et à « réhabiliter la valeur du travail », comme le dit Eric CIOTTI.

 

 

  Jacques VICTOR

Conseiller Général

Président de l’Association Départementale des Élus Communistes et Républicains

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 15:51

collectif_des_cineastes_pour_les_sans_papiers-9fda8.jpgHier, une délégation de militants communistes est allée soutenir les travailleuses sans-papiers , en grève à Cannes sur le site de Pierre et Vacances, au milieu de l'ambiance du plus célèbre festival du film.

 

Ces femmes sont exploitées par un grand groupe sans complexe, présenté comme le leader du tourisme de proximité. Cet employeur abuse délibérément de la situation administrative précaire de ces femmes pour leur imposer des conditions de travail et de salaire en dehors de toute législation du code du travail.

 

Des ministres se permettent des jugements scandaleux au sujet des personnes touchant le RSA mais se taisent quand ils sont complices d'un esclavage moderne de ce type.

 

Comment accepter que des salariées avec un contrat de travail, avec un numéro de sécurité sociale n'aient accès à aucun droit ?

 

La direction de Pierre et Vacances doit prendre ses responsabilités et faire des contrats de travail correspondants à leur véritable emploi et les services de l'Etat, la Préfecture, doivent permettre une régularisation de leur situation administrative pour leur permettre un accès à tous leurs droits.

 

 

Cécile Dumas

Secrétaire départementale adjointe du PCF 06

Conseillère communautaire de la CASA

Conseillère municipale d'Antibes

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 14:12

LogoCG06Les valeurs de la République bloquées à la frontière !

 

Dans un pays dont la devise reste jusqu’à nouvel ordre « Liberté, Égalité, Fraternité », les mesures prises par le gouvernement français pour bloquer aux frontières, en particulier entre Vintimille et les Alpes-Maritimes, les ressortissants de pays confrontés à de graves situations de crise, apparaissent choquantes à plus d’un titre.

 

À l’heure où des peuples se sont soulevés pour reconquérir leur liberté, quand ce même gouvernement s’est tristement illustré en Tunisie dans un soutien au dictateur déchu allant jusqu’à lui proposer son « expertise » en matière de maintien de l’ordre, qu’il s’est engagé de manière pour le moins aventureuse dans une escalade guerrière en Lybie qui se situe aujourd’hui bien loin de l’esprit de la résolution initiale des Nations Unies, de telles restrictions face à un afflux de réfugiés que ces évènements ont causé nous semble bien indigne. Elles illustrent qui plus est la triste réalité politique d’une Union Européenne sans ligne cohérente où chacun s’évertue d’abord à protéger ses propres intérêts. 

 

Jouant toujours sur la peur de l’autre, multipliant les déclarations honteuses dans une course indigne avec le Front National, l’œil vissé sur la prochaine échéance présidentielle, les responsables nationaux et locaux de la droite ne s’honorent pas. Du dernier représentant de l’État, le Préfet LAMY, aux relais locaux du gouvernement, ESTROSI et CIOTTI, c’est à qui en fera le plus.  

 

Nous tenons à apporter notre soutien sans réserve à tous les citoyens et associations qui, dans ce climat détestable, en apportant leur secours à des êtres humains dans la détresse, représentent l’honneur de la France, bien malmené par ses gouvernants aujourd’hui.

 

Cet honneur qui s’est inscrit dans notre histoire par les valeurs qu’illustrent les trois mots évoqués plus haut et qui constituent un élément fondamental de l’identité de notre pays. 

                                                                                              


 

Jacques VICTOR

Conseiller Général

Président de l’ADECR 06

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:47

LogoCG06R.S.A. : plus démagogique tu meurs !

 

Lors de la toute dernière polémique engendrée par les propos honteux du Ministre des Affaires Européennes Laurent WAUQUIEZ stigmatisant les bénéficiaires du R.S.A. et la « culture de l’assistanat », le Président du Conseil Général, également député, s’est encore tristement illustré en apportant son soutien aux déclarations de ce ministre, pourtant sévèrement critiqué par de nombreux représentants de son propre camp. « Démagogiques », « irresponsables » et « inapplicables » sont quelques-uns des qualificatifs utilisés par des responsables de la droite pour qualifier les « propositions » de WAUQUIEZ sur les bénéficiaires du R.S.A., coupables à ses yeux de leur situation de précarité !


Mais le Président du Conseil Général n’en a cure et, sans l’ombre d’une hésitation, n’a pas hésité à surenchérir en reprenant le refrain de la « fraude aux prestations sociales » déjà martelé l’année passée au mépris de la réalité des chiffres. Car ceux de l’an dernier justement montraient que la fraude ne représentait que 0,012% du montant total des allocations versées, soit infiniment moins que les 1,9 milliards d’euros de fraudes patronales pour des cotisations non payées à la Sécurité Sociale. Eric CIOTTI a d’ailleurs très explicitement lié le bénéfice des prestations sociales à l’obligation d’accepter un travail, quel qu’il soit, dans le questionnaire à la population dont il a fait grande publicité !  

 

Pourtant,chacun est en mesure de constater, en regardant simplement autour de lui, le nombre d’emplois détruits ces dernières années (plus de 750 000 emplois détruits en France dans les 36 derniers mois) et la difficulté pour ceux qui sont frappés par le chômage de trouver un emploi stable et correctement rémunéré.

 

Pour l’immense majorité des bénéficiaires du R.S.A., le premier objectif est bien celui-là pour sortir de la spirale de la précarité et de la multiplication des contrats temporaires sous-payés et n’offrant aucune perspective professionnelle durable.

 

Pour avoir dénoncé lors de sa création, les possibles effets pervers d’un tel dispositif avec les « effets d’aubaine » permettant la mise à disposition d’une main d’œuvre bon marché taillable et corvéable à merci, les élus communistes n’en sont que plus à l’aise pour dénoncer des discours politiciens visant à montrer du doigt les plus vulnérables pour masquer la faillite complète d’une politique économique au service exclusif des puissances d’argent.

 

Une toute autre politique est plus que jamais nécessaire et urgente pour créer de l’emploi durable et de la richesse pour notre pays. Mais il faudrait pour cela accepter de s’attaquer aux « amis du Fouquet’s » plutôt que de s’en prendre à ceux qui souffrent déjà des conséquences de cette politique désastreuse.

Et ce n’est certainement pas la baisse de 150 millions, soit - 37,05 % en deux ans, de l’investissement de la part du Conseil général qui contribuera à inverser cette tendance et à « valoriser et encourager le travail », comme le dit Eric CIOTTI.         


 

Jacques VICTOR

Conseiller Général

Président de l’ADECR 06

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 13:36

stazione-ventimiglia-1_323.jpgLe Parti communiste exprime son indignation face à la situation faite aux demandeurs d'asile tunisiens qui transitent par l'Italie et dénonce la suspension du trafic ferroviaire décidé ce dimanche 17 avril par les autorités françaises.

 

Nous demandons expressément que les demandeurs d'asile tunisiens puissent se déplacer en toute tranquillité. Ce qui est possible pour des capitaux privés doit l'être tout autant pour des êtres humains !

 

La France doit jouer pleinement son rôle de terre d'accueil en pesant de tout son poids au niveau européen pour que des solutions respectueuses des droits des migrants puissent être trouvées à l'échelle de tout le continent.

 

Après l'explusion des demandeurs d'asile de l'avenue Clémenceau et à quelques jours de son départ, le préfet des Alpes Maritimes fait encore une fois preuve de l'ignominie qui lui vaut aujourd'hui sa promotion par la Présidence de la République. Ncolas Sarkozy apprécie toujours la servilité y compris quand elle suppose comme ici de se placer en dehors du droit.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 16:30

La-Strada.pngLa Fédération du Parti Communiste Français des Alpes Maritimes s’indigne de voir l’obligation du magazine culturel gratuit bimensuel La Strada à  s’affranchir d’une Ecotaxe. Que le service des douanes, intermédiaire du ministère du budget considère que cette publication est un dépliant publicitaire, est un véritable non-sens et une méconnaissance totale du travail journalistique que réalise la Strada dans les Alpes Maritimes et le Var depuis très longtemps. La Strada s’est imposée comme une source d’informations culturelles indispensable tout en étant un relais très fort des énergies locales culturelles officielles, officieuses, underground, alternatives…

 

Cette décision nie le travail de toute l’équipe de rédaction, et met la vie en suspens d’un des rares espaces participatifs et collaboratifs de notre territoire. Comme les dizaines de milliers de lecteurs, nous nous sentons très concerner par cette injustice et espérons que la justice donnera raison à la citoyenneté, à la liberté d’expression et à la culture.


On voit ici que l’austérité budgétaire dans laquelle le gouvernement UMP a placé notre pays, oblige le ministre du Budget à faire les fonds tiroirs, quitte à bafouer les règles les plus élémentaires de notre République. Cette situation  reflète encore une fois la lourde tendance du moment de toucher à la liberté de la presse et aux espaces de liberté d’expression citoyenne. Que la taxe soit de 10 000 euros ou de 125 000, La Strada n’est pas un produit toxique et la Strada ne doit avoir à la payer.

 

La Strada est un magazine culturel indispensable à notre territoire et nous la soutenons très fermement dans son combat contre la dictature des idées et contre ce que nous estimons être une attaque directe contre la culture, la liberté de la presse et d’édition.

 

Robert Injey

Cécile Dumas

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 12:28

victor-albin-tujagueS’agissant de la décision prise par le tribunal de Grande Instance de Grasse à l’encontre des salariés grévistes de Thales-Alenia Space à Cannes, nous ne nous adonnerons pas à une pratique très prisée par les tenants de la droite, tant locale que nationale, celle de commenter les décisions de justice.

 

Néanmoins nous tenons à marquer notre profonde préoccupation face à une évolution inquiétante pour les relations sociales dans notre pays qui voit la multiplication des procédures judiciaires à l’encontre de syndicalistes et de travailleurs en grève.

 

Des questions et des conflits qui devraient se régler dans le cadre de négociations au sein des entreprises ou interprofessionnelles entre directions et représentants des salariés se retrouvent de plus en plus souvent dans les prétoires, tant pour des entreprises privées que publiques. Il y a manifestement une volonté commune, du pouvoir actuel comme du patronat, de déplacer ces enjeux du terrain social au terrain judiciaire.

 

Voilà qui illustre à nos yeux une détérioration grave du climat social et l’espace démocratique dans notre pays avec une entreprise de criminalisation de toute contestation qu’elle soit sociale ou politique.

 

Chacun aura pu constater la volonté de revanche partagée par le pouvoir actuel et les patrons, suite à la bataille contre la casse des retraites, par l’avalanche d’actions en justice contre des salariés et leurs représentants.

 

Il en est de même pour tous les militants associatifs et politiques qui luttent sur le terrain des libertés publiques, pour le respect du droit d’asile et contre la chasse à tout ce qui est susceptible de ressembler à un  étranger ou plus largement pour le droit des peuples.

 

Cette dérive s’applique également à de nombreux élus, dont nous sommes, qui s’opposent aux expulsions locatives, qui participent à des parrainages républicains pour des enfants sans-papiers et qui globalement s’évertuent à lutter contre la montée de l’arbitraire.

 

À l’heure où dans le monde, l’actualité nous montre que plus que jamais la démocratie doit procéder de la volonté du peuple, nous n’entendons pas renoncer à ces combats et nous tenons à réaffirmer toute notre solidarité envers ceux qui refusent de se résigner et poursuivent leurs actions pour une société plus juste et plus équitable. 

 

  

 Noël ALBIN  -   Francis TUJAGUE   -   Jacques VICTOR

Conseillers Généraux communistes des Alpes-Maritimes

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 12:31

AAAlors que le budget du Conseil Général alloué au collèges publics baisse de 28 millions d'Euros, que dire des 10,8 millions d'Euros octroyés à des établissement privés comme l'EDHEC et le CERAM où les droits d'inscription sont prohibitifs ?

 

Pour le réseau routier départemental, la baisse du budget est depuis 2008 de 87, 5 millions d'Euros soit 57, 38%.

 

Dans le même temps ce sont 250 000 Euros qui sont attribués au "Louis Vuitton Trophy" et un million d'Euros pour la candidature de Nice aux JO d'hiver en 2010. Pour quel impact social ?

 

Il faut rajouter à cela le dogme du non remplacement d'un départ à la retraite sur deux appliqué par le Conseil Général et donc plusieurs centaines d'emplois directement utiles à nos concitoyens supprimés.

 

On le voit, Eric Ciotti et son représentant local à Nice nord Daniel Benchimol préfèrent faire toujours plus de cadeaux au privé pendant qu'ils détruisent l'ensemble des services publics

 

Le 2O mars, sachons leur dire STOP en votant pour les candidats soutenus par le Front de Gauche, le NPA, la FASE et les Alternatifs !

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