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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 12:44

154367_eric-ciotti-president-du-conseil-general-des-alpes-m.jpgLe Président du Conseil Général, Eric CIOTTI est prêt à toutes les acrobaties, même les plus démagogiques, pour continuer à explorer un créneau politicien qui lui semble attractif : la stigmatisation des plus démunis avec une communication axée uniquement sur « la lutte contre la fraude au RSA » accréditant l’idée que la fraude serait d’abord le fait de particuliers bénéficiaires de prestations sociales alors que la réalité des chiffres montre une toute autre réalité ! Il suffit d’ailleurs de constater que le nombre de plaintes déposées ne représente que 0,004 % rapporté au total d’allocataires du RSA dans notre département et que les sommes récupérées dans ce cadre sont inférieures à 0,05 % du total des sommes distribuées.

Mais afin de gonfler artificiellement des chiffres bien maigres au regard des objectifs initiaux fixés lors de la mise en place par le Conseil Général d’une brigade « anti-fraude », Le Président du Conseil Général n’hésite pas à se livrer à un tour de passe-passe que nous avons pourtant déjà dénoncé en Assemblée auparavant :

En effet, il n’hésite pas à inclure dans les « économies » supposées être réalisées contre la fraude les refus à l’ouverture des droits opposés à de nombreux demandeurs, qui constituent d’ailleurs l’essentiel du montant indiqué en conférence de presse ! Et de s’enorgueillir du nombre des refus, tout cela au nom de la « justice sociale » !

S’il n’a jamais été dans notre intention de banaliser ou justifier des comportements délictueux qui lèsent le bien commun, il importe de rappeler que leur impact réel reste marginal au regard de l’ensemble des bénéficiaires et encore plus s’il est comparé à d’autres fraudes bien plus importantes en nombre et en montant, notamment la fraude fiscale.

La publication en 2011 du rapport du député UMP des Bouches-du-Rhône, Dominique TIAN, sur l'ampleur des fraudes sociales en France avait déjà soulevé un tollé par son manque de crédibilité du à des extrapolations abusives pour chiffrer leur importance. Car le choix du terme de "fraude sociale" pouvait laisser croire qu’il s’agissait d’évoquer les cas de "triche" des particuliers, or il recouvrait en réalité à la fois les fraudes aux prestations sociales (RSA, allocations familiales, etc.) et les fraudes aux cotisations sociales que doivent régler les entreprises. Or les deux sont sans commune mesure : la fraude aux prélèvements, qui inclut le manque à gagner dû au travail non déclaré, représentait, selon ce rapport, entre 8 et 15 milliards d'euros, contre 2 à 3 milliards pour la fraude aux prestations sociales.

D'après ce rapport toujours, "entre 10 et 12 % des entreprises étaient en infraction », alors qu’un rapport de la Cour des Comptes évoquait pour les particuliers un chiffre de 0,77 %.

Mais que ne ferait pas le Président du Conseil Général, fervent partisan du Bouclier Fiscal et autres cadeaux aux plus fortunés, pour masquer les dégâts sociaux de cinq ans de Sarkozysme. Et ce n’est pas l’enfermement dans une politique austéritaire qui offrira quelque issue à tous ceux qui souffrent aujourd’hui du chômage avec des licenciements qui ne cessent de s’accumuler. Seule une volonté politique forte de rompre avec ce cercle vicieux peut ouvrir, par une politique de relance, une perspective à notre peuple et au pays. Une austérité à laquelle il se verrait condamné si le Traité Merkozy ou TSCG, resté en l’état, était ratifié par voie parlementaire et ne faisait pas l’objet d’une consultation du peuple par référendum !


 

 

Noël ALBIN - Francis TUJAGUE - Jacques VICTOR

Conseillers Généraux communistes des Alpes-Maritimes

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 12:35

non-tscg.jpgLe 1er octobre prochain le Parlement français sera saisi d’un « paquet européen », composé de trois projets de loi dont le plus important est celui de « ratification du Traité sur la Stabilité, la Convergence et la Gouvernance » de stabilité budgétaire européen, dit traité « Merkozy » ou TSCG . Les deux autres projets de loi étant celui de « loi organique », de portée constitutionnelle, sur les modalités de gestion budgétaire, la fameuse « règle d’or », et celui de « programmation des finances publiques » pour les cinq prochaines années.

 

En incluant l’adoption de l’emblématique règle d’or, qui interdira aux États de présenter des budgets avec des déficits publics supérieurs à 0,5 % de leur Produit Intérieur Brut, ce traité condamne la France à un régime d’austérité durable tout en retirant au Parlement comme aux citoyens un pan majeur de leur souveraineté qui vide de tout sens le concept de démocratie. Car dans ces textes est défini un champ très large des politiques budgétaires et économiques mises sous tutelle d’organismes non élus (Commission Européenne, Cour de Justice Européenne, BCE, etc.). Il s’agit non seulement du budget de l’État, mais également de l’ensemble du financement des collectivités locales et de la protection sociale.

 

Cet ensemble pose donc deux questions majeures :

Une question de contenu et d’orientation car ces textes dogmatisent, sanctuarisent et aggravent des politiques qui enferment l’Union Européenne et particulièrement la Zone Euro dans une spirale d’austérité et de récession, sous la tutelle et au seul profit des marchés financiers. Fait d’ailleurs souligné dans le rapport 2012 de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce Et le Développement. Il n’est qu’à voir la situation actuelle des pays les plus durement touchés par les plans d’austérité comme la Grèce, l’Espagne, l’Italie ou le Portugal plongés dans la récession pour constater que cette fuite en avant austéritaire n’offre comme seule issue que la souffrance des peuples pour satisfaire aux appétits de la finance. En imposant également une dérégulation sociale totale source de souffrances au travail sous prétexte de « compétitivité » et de « coût du travail », comme si ce n’était pas du travail justement que sont issues les richesses et qu’il est de la plus élémentaire justice que ce travail ait un prix. Surtout dans un pays comme la France où le taux de productivité est le plus élevé du G8 !

 

Une question de démocratie. Depuis l’émergence des états-nations démocratiques, la maîtrise de la politique monétaire constitue un pilier fondamental de souveraineté populaire. Par le TSCE et les règlements qui l’accompagnent, le Parlement et le gouvernement seraient dépossédés des leviers financiers des politiques publiques. De même le pays, et donc le peuple, deviendraient les otages de mécanismes aveugles de « sanctions automatiques ».

Comment admettre qu’une telle transformation s’opère sans un grand débat public et une consultation populaire du seul souverain en dernière instance en démocratie, c'est-à-dire le peuple lui-même ? Une ratification parlementaire à la sauvette qui escamoterait ce débat indispensable constituerait une capitulation en rase-campagne face à la finance et un renoncement politique lourd de dangers pour l’avenir. Le dernier mot doit impérativement revenir au peuple et l’exigence d’un référendum est totalement légitime, d’autant qu’un des engagements de campagne du Président de la République était précisément la renégociation de ce traité qui est pourtant resté en l’état !

 

Pour les élus communistes et républicains des Alpes-Maritimes

Jacques VICTOR

Conseiller Général

Président de l’Association Départementale des Élus Communistes et Républicains

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 09:34

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A Nice, le 23 août  2012

 

 

 

Objet : stopper les expulsions locatives

 

 

A Mme Cécile DUFLOT

 

Ministre de l’ Egalité des territoires et du logement

 

Grande Arche – Tour Pascal A et B

 

92055 LA DEFENSE  CEDEX

 

 

Madame La Ministre,

 

Je souhaite par ce courrier vous alerter sur la nécessité d’intervenir rapidement sur les drames humains que peuvent infliger aux familles le coût exorbitant des loyers, la pénurie de logements sociaux et de logements intermédiaires.

 

Vous le savez certainement, les Alpes-Maritimes est un département dont aucune des grandes villes du littoral ne respectent la loi SRU. Département où la loi DALO ne sert à rien tant les listes d’attente des demandes de logements sociaux sont congestionnées.

 

Cela fait maintenant des années que nous luttons contre les expulsions locatives sur le terrain mais aussi avec la Préfecture et les services logements des collectivités. Mais cette lutte au cas par cas ne peut pas satisfaire tout le monde surtout dans la situation d’urgence sociale dans laquelle notre pays se trouve.

 

De nombreuses familles en extrême précarité après une perte d’emploi ou « des accidents » de la vie se retrouvent livrées aux tribunaux et aux huissiers de justice qui ne font  bien souvent qu’aggraver leur dette et leur souffrance.

 

Quand l’expulsion a lieu, les familles se retrouvent à la rue en quelques minutes.

 

Nous avons malheureusement encore vécu cela cette semaine dans la ville d’Antibes, ville où je suis élue. Ce n’est qu’après 3 heures de négociations avec le Conseil Général et le élus de la ville que nous avons pu nous assurer que cette famille pourrait dormir sous un toit jusqu’à dimanche soir.

 

Ce fonctionnement ne peut plus durer !

 

Nous savons bien que l’expulsion n’est pas une solution que cela rajoute bien souvent de la misère à la misère !

 

J’attire votre attention, Mme la Ministre, sur le fait que la loi sur le « gel des loyers » ne règle rien  puisque ceux-ci sont déjà bien trop élevés pour une grande partie de la population.

 

J’ai bien noté votre volonté d’accélérer la session parlementaire pour faire voter une loi permettant la construction de 150 000 logements sociaux. Je serai très attentive au contenu de cette loi. Cependant, elle ne répondra pas au court terme et aux drames du logement dont je vous parlais précédemment.

 

Ainsi, et pour répondre à cette souffrance, un moratoire pour arrêter les expulsions locatives est indispensable. Loin de nous l’idée de spolier les propriétaires mais comment pouvons-nous accepter ces procédures inhumaines.

 

Ce moratoire peut laisser du temps pour la création de logements intermédiaires, pour une organisation sérieuse de plateformes sociales permettant une politique de prévention des expulsions et pour l’ouverture d’un débat sur une grande politique nationale du logement avec les acteurs locaux.

 

Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Madame la Ministre, mes sincères salutations.

 

 

Cécile DUMAS

Secrétaire départementale du PCF06

Conseillère municipale à Antibes

Conseillère communautaire à la CASA

 


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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 12:36

Le-President-et-Christian-Estrosi_imagelarge.jpgA peine constituée en club de losers, l’Association des Amis de Sarkozy, présidée par Brice Hortefeux – condamné pour propos racistes – et Christian Estrosi – petit postulant à la présidence de l’UMP –, a déjà trouvé à Nice un lieu de villégiature. En attendant que l’histoire daigne rendre justice à leur grand leader, les nostalgiques du petit président ont décidé de se réunir les 24 et 25 août prochains aux Arènes de Cimiez. Il se murmure même que le retraité du Cap Nègre pourrait les honorer de sa présence.

S’il lui prenait effectivement l’idée de s’encanailler à Nice pour l’occasion, nous lui suggérerions leSarkozy-tour de la casse sociale dans les Alpes-Maritimes avec un parcours spécial auprès des salariés licenciés de l’entreprise Schneider, à la découverte des désastres de la Pédiatrie en partenariat public privé avec la fusion Lenval-L’Archet, auprès des milliers de familles en attente d’un logement social, dans les écoles délabrées où les classes ferment, le long des réseaux routiers saturés… Le PCF 06 veut bien se charger de le raccompagner chez lui à la fin du parcours !

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 14:26

124825230 48ed309371Les annonces communiquées par la direction du site d’IBM à La Gaude ne constituent qu’un couplet de plus dans la triste ritournelle des mauvais coups patronaux de l’été qui ne cessent de se multiplier : Évidemment, pour sauvegarder les apparences, il n’est pas question de licenciements dans l’entreprise qui obligeraient à l’élaboration d’un plan social. Il y a longtemps que les actionnaires de ces grands groupes, afin de garantir et d’accroitre leurs marges, ont appris à détourner la loi en ayant recours à la sous-traitance appelée dans le langage « bienséant » du patronat « l’externalisation ». Et ce sont donc ces sous-traitants, en l’occurrence les SSII, qui servent aujourd’hui de variable d’ajustement pour que les dividendes versés aux actionnaires puissent être toujours plus confortables.

 

Donc, officiellement pas de licenciements mais des « suppressions de prestations » en raison de délocalisations vers la Tchéquie et la Pologne susceptibles d’entraîner 70 suppressions de postes sur le site de La Gaude et sans plan social qui plus est ! Et ce n’est que la première vague d’un plan de « restructuration » qui vise à supprimer, selon les organisations syndicales du site, au moins 150 des 176 postes de sous-traitants exercés par des SSII locales. Tout cela bien sûr justifié par les sempiternelles « raisons stratégiques de réduction de coûts ». À rapprocher des dizaines de milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires du CAC40 en 2011, année de crise mais surtout pour les travailleurs et leurs familles, pas pour les spéculateurs de la finance.

 

Ces annonces nous apparaissent d’autant plus choquantes lorsque l’on songe aux montants des fonds publics confiés à IBM, notamment dans le cadre du pôle de compétitivité Solutions Communicantes Sécurisées tant vanté par Christian ESTROSI, député–Président de la Métropole et par Éric CIOTTI, Président du Conseil Général, allant même jusqu’à prévoir la mobilisation de plus de 20M d’€ pour la réalisation d’une liaison routière entre le site d’IBM La Gaude et celui de La Baronne. La direction d’IBM doit rendre des comptes sur l’usage qu’elle peut faire des deniers publics et nous attendons du Président du Conseil Général que nous saisissons à ce sujet qu’il l’interpelle. Plus que jamais il est urgent que la proposition de loi contre les licenciements boursiers déposée le 19 juillet par André CHASSAIGNE pour le Front de Gauche à l’Assemblée Nationale soit débattue et qu’elle puisse intégrer ces détournements insidieux des lois de la République par un patronat qui garde l’œil rivé sur les cours de la bourse. Il est urgent de répondre politiquement à l’offensive sauvage du patronat car, à laisser faire avec passivité, le Ministre du « Redressement Productif » risque de ne plus avoir à redresser que des coquilles vides. Voilà qui paraît primordial pour ne pas alimenter le désespoir dans la capacité du politique à changer le réel et à s’opposer à la dictature des marchés.

 

Nous apportons notre soutien déterminé et sans réserve à l’initiative de protestation organisée par l'intersyndicale d’IBM La Gaude-Sophia prévue le jeudi 9 août prochain à partir de 10H00 devant le site de La Gaude ainsi qu’à tous les salariés victimes d’une logique financière qui ne se soucie pas de les broyer tant que les profits perdurent.


 

 

Noël ALBIN - Francis TUJAGUE - Jacques VICTOR

Conseillers Généraux communistes des Alpes-Maritimes

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 10:54

Personnes âgées : usagers, personnels et familles dans la même souffrance

 

Les divers conflits et tensions dans des Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes du département ces derniers jours ne font qu’illustrer, au travers des différentes questions qu’ils soulèvent les dégâts de la politique menée par le pouvoir actuel envers nos aînés tournée d’abord vers des préoccupations comptables plutôt que vers une réelle prise en compte des besoins tant des personnes âgées, de leurs familles que des personnels. Qu’il s’agisse du conflit en cours à la Fondation Pauliani, des tensions existantes à la maison de retraite Cantazur à Cagnes où des difficultés rencontrées par nombre d’établissements pour préserver un accueil de qualité au regard des contraintes budgétaires qui leur sont imposées, ces diverses situations montrent que la souffrance au travail des personnels, dont l’engagement est reconnu, n’est pas sans effet sur la qualité de prise en charge des usagers comme sur la détresse des familles. Qui plus est, dans un département  où le secteur privé à but lucratif représente plus de 65 % de l’équipement collectif départemental en nombre d’établissements lorsqu’au plan national, la représentation moyenne du secteur privé n’est que de 23 %, entraînant des « reste à charge » insupportables pour les familles quand le revenu médian des plus de 60 ans dans le département se situe à 1240 € !

 

 

LogoCG06Si la loi instituant les conventions tripartites (État – département – établissement) et le cahier des charges de ces mêmes conventions (avril 1999) prévoyaient que les moyens des établissements devaient être corrélés d’une part au besoin d’aide des résidents, et d’autre part à des objectifs de renforcement de la qualité, notamment en matière de professionnalisation des personnels, l’instauration d’une méthode de calcul de l’allocation de moyens des établissements totalement déconnectée de la qualité, et basée uniquement sur des indicateurs de pathologie et de perte d’autonomie a eu pour conséquence de voir les négociations budgétaires et tarifaires prendre désormais le pas sur la qualité des projets de vie mis en place pour les personnes accompagnées. 

 

 

Le dispositif de convergence tarifaire dans les établissements médico-sociaux, notamment dans les EHPAD, ainsi que dans les unités de soins de longue durée (USLD), implique, lorsque les dotations soins des établissements dépassent un plafond, que ces dotations soient diminuées. Or, les taux d’encadrement en personnel soignant restent insuffisants pour répondre aux besoins de soins requis par les personnes âgées hébergées en EHPAD. Au plan national, ils ne sont que de 0,5 personnel pour 1 résident, alors que le plan Solidarité Grand Âge préconise qu’ils augmentent à 1 personnel pour 1 résident. La convergence tarifaire doit être abrogée car son application dans le secteur des EHPAD conduit à y supprimer des postes de soignants, alors qu’ils sont déjà insuffisamment nombreux. Cette logique est donc génératrice de souffrances au travail et de détérioration des conditions de prise en charge. S’ajoute à cela un nouveau règlement financier avec le Conseil Général qui oblige les établissements d’accueil à faire l’avance pour le Conseil Général des sommes dues au titre des frais d’hébergement dans le cadre de l’aide sociale, leur imposant d’énormes difficultés en matière de trésorerie. Le discours sur la qualité de prise en charge et la professionnalisation relève dans ce contexte plus du vœu pieux et du trompe l’œil.  

 

 

Une véritable coordination des politiques publiques de l'autonomisation des personnes doit se mettre en place avec une structuration nationale de pôles publics départementaux dans une forme à définir (agence, établissement public, service ministériel) afin de garantir une maîtrise et une cohérence nationales et une égalité sur le territoire national. Voilà qui permettrait d'assurer à l'échelle du pays, une indépendance totale et des critères indiscutables aux procédures de détermination du niveau de perte d’autonomie et d'engager une vaste politique de formation, de professionnalisation et de création en nombre d’emplois qualifiés des services d'aide à la personne, en partenariat avec le monde associatif. 

 

De toute évidence, ces choix de qualité induisent de poser la question du financement pérenne de cette politique de l'autonomisation à partir d'un prélèvement sur les richesses créées par le pays et par une contribution des revenus financiers et des plus hauts revenus et non tributaire des seules ressources des familles. 

Seul un changement de cap politique peut permettre de positionner, comme le propose le Front de Gauche, la problématique de la perte d'autonomie sur un autre terrain que celui de la prise en charge financière des personnes en perte d’autonomie, mais sur celui de leur intégration et leur intervention à égalité de chacun dans la société.

 

Pour le groupe communiste au Conseil Général

 

 

Noël ALBIN

Conseiller Général

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 08:16

Ayant pris connaissance qu’une équipe de France 3 Côte d'Azur a été la cible d'agressions verbales à la permanence UMP des Alpes Maritimes de la part d’Eric CIOTTI, député et président du Conseil Général et de Christian ESTROSI, député-maire de Nice, je tiens en premier lieu, au nom des Élus Communistes et Républicains des Alpes-Maritimes, à témoigner toute notre solidarité envers des journalistes pris à partie dans l’exercice de leurs fonctions.

 

photo 1293812469777-1-0Les accusations proférées à l’encontre de France 3 Côte d'Azur de faire la campagne du Parti Socialiste ou encore d'être un bastion de la CGT pourraient prêter à sourire s’il ne s’agissait là d’une dérive grave qui traduit le désarroi de ceux qui se sont habitués au pouvoir absolu et, confrontés au désaveu de leur candidat président, ne trouvent rien de mieux que d’imputer ce piteux résultat aux médias plutôt que de s’interroger sur le bilan calamiteux de leur sortant.

 

Pour avoir plus d’une fois dénoncé la pression qu’induit sur les journalistes en général la place croissante prise par les puissances d’argent proches du pouvoir actuel dans le contrôle des médias et les risques qu’une telle situation induit pour le respect du pluralisme, nous ne pouvons que condamner de tels agissements indignes d’une démocratie.

 

Les propositions du Front de Gauche visant à préserver les médias d’une concentration excessive entre les mains de grands groupes financiers n’en prennent que plus de relief pour préserver un espace pluraliste d’expression dans les médias, à fortiori au sein du service public. Voilà qui souligne encore s’il en était besoin qu’il est plus que temps de donner congé à un candidat-président qui n’aura cessé de s’attaquer aux libertés publiques pendant son mandat et ne trouve comme seule échappatoire, face à son piètre résultat du 1er tour, que de désigner des boucs-émissaires pour masquer sa déroute, relayé avec zèle par ses soutiens locaux.

 

L’urgence et la priorité imposent donc le rassemblement le plus large pour le 6 mai prochain en finir avec cette dangereuse dégradation des principes républicains de la part d’un pouvoir prêt au pire pour essayer de se maintenir.

 

 

 

Pour les élus communistes et républicains des Alpes-Maritimes

Jacques VICTOR

Conseiller Général

Président de l’Association Départementale des Élus Communistes et Républicains

 

Association Départementale des Élus Communistes et Républicains des Alpes Maritimes 6 rue Balatchano - 063000 Nice - Tel : 04 93 56 04 00 - adecr06@gmail.com

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 15:13

victorJe tiens tout d’abord à exprimer ma grande satisfaction face au résultat significatif recueilli par le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc MÉLENCHON, y compris à Nice et dans le département. Un résultat qui redonne force et ambition à une gauche de combat face à la dictature de la finance et des marchés. Une gauche de combat face à la banalisation des thèses et discours d’extrême-droite que nous aurons contribué à démasquer, même si pas encore assez pour devancer cette candidature de haine qui n’offre comme seule issue que la peur de l’autre ni la faire reculer.

 

Mais cela situe le niveau du danger créé par cinq années d’un pouvoir démagogique, au service exclusif des plus nantis et prêt au pire pour se maintenir. Le résultat du sortant est un désaveu très clair face à son bilan catastrophique.

 

Au-delà du résultat remarquable de son candidat, je veux saluer cette dynamique populaire revigorée et le souffle nouveau apporté par la campagne du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon. Après 5 années où la France a été profondément abîmée, les Français maltraités, méprisés et durement touchés, ce résultat traduit une forte volonté d’un changement en profondeur pour un autre partage des richesses issues du travail au profit des populations les plus modestes et de la France qui vit de son labeur.

 

Cette dynamique ne s’arrêtera pas là et son prochain objectif prioritaire est de contribuer à battre sans appel la droite et d’en finir avec un Président sortant, le Président des riches au bilan si calamiteux pour notre pays et notre peuple.

 

Elle doit ensuite se prolonger à l’occasion des prochaines élections législatives pour élire le plus grand nombre de députés du Front de Gauche afin de relayer à l’Assemblée Nationale les aspirations de notre peuple à plus de justice sociale et constituer un point d’appui essentiel à cette insurrection citoyenne qui continuera à grandir dans les luttes et les mobilisations pour une 6ème République qui libère la France de la dictature des marchés financiers. Pour redonner sens et dignité à l’action publique et faire de notre peuple un acteur de ce changement et contribuer à faire reculer les idées de haine et les discours xénophobes.

 

 

 

 

 

 

Jacques VICTOR

Conseiller Général du 3ème canton (Nice Riquier / Saint Roch)

Président de l’Association Départementale des Élus Communistes et Républicains

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 18:50

Eric-Ciotti-UMP pics 390Il faut croire que le Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes est à ce point mobilisé par la campagne électorale de son candidat-président qu’il en finit par reproduire certaines des grosses ficelles de communication et autres tics de langage. Notamment, faute d’arguments pouvant démentir les reproches qui lui sont adressés, de ne répondre qu’à des questions qui ne lui ont jamais été posées et sans rapport avec les objections soulevées.

 

C’est par exemple le cas concernant la forte mobilisation des travailleurs sociaux intervenue hier pour la défense du secteur social à laquelle il n’oppose que des calculs de comptable et des vœux pieux que la réalité ne peut que démentir.

 

Car si nous tenons à manifester notre total soutien à cette journée d’action, c’est bien parce que nous n’avons pas attendu cette période électorale pour dénoncer, comme nous le faisons depuis des années, non seulement la réduction effective des moyens consacrés à l’accompagnement social des publics en difficulté mais aussi l’instrumentalisation sécuritaire croissante de ces dispositifs à des fins électoralistes. Une instrumentalisation totalement contraire à la déontologie même de ces professions et qui risque également à terme d’obérer de façon durable la crédibilité des travailleurs sociaux auprès de ceux qu’ils suivent dans leur travail remettant ainsi en cause de longues années de persévérance.

 

Pour ce qui est des chiffres et de leur amère réalité, ils se situent bien loin des affichages trompeurs claironnés par le Président du Conseil Général :

Nous avions déjà dénoncé en juin 2010, la baisse de 25% sur le nombre de mesures prises en charge par notre collectivité dans le cadre de l’Action Éducative à Domicile.

Nous ne cessons depuis des années d’alerter sur l’insuffisance des moyens dévolus au dispositif de Prévention Spécialisée et sur la nécessité d’élargir son champ d’action mais aussi sur les dangers d’une dérive de plus en plus marquée des dispositifs de prévention vers une approche exclusivement sécuritaire au détriment de l’accompagnement social. Nous sommes notamment intervenus en 2005 puis en 2011 dans ce sens lors du renouvellement des conventions avec les associations prestataires en demandant également que soit allongée la durée des conventions. Pour nous élever aussi contre le dévoiement de ce dispositif au profit d’une pseudo réorientation sur la « lutte contre l’absentéisme scolaire » sans aucun moyen supplémentaire. Pire, car pour remettre les chiffres à leur juste place, nous avons protesté lors du débat sur le Budget Primitif 2012 sur la baisse de près de 3 Millions d’€ soit – 11,18 % des crédits alloués au dispositif alors que ces missions et territoires se voyaient élargis.

 

En effet, l’aveuglement idéologique et la lorgnette comptable menacent l’avenir du secteur social avec tous les dangers que cela peut induire pour la société dans son ensemble. Plus que jamais, c’est une autre logique qui doit s’imposer où l’humain soit au cœur des préoccupations. C’est à ce changement que nous travaillons aujourd’hui dans la continuité de ce qu’a été notre action depuis des années au Conseil Général.

 

 

Noël ALBIN - Francis TUJAGUE - Jacques VICTOR

Conseillers Généraux communistes des Alpes-Maritimes

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:08

victor-albin-tujagueLe moins que l’on puisse dire, au vu des dernières positions exprimées dans les colonnes de l’édition de Nice-Matin du 10 avril est que le pôle mère-enfant qui devait voir le jour à Nice par la constitution d’un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) entre la Fondation Lenval et le service Pédiatrie du CHU à l’Archet a du plomb dans l’aile. Les atermoiements de la Fondation Lenval et l’incapacité des autorités de tutelle du Ministère à prendre les mesures pourtant préconisées dans le rapport de l’I.G.A.S. rendu public en fin d’année dernière témoignent surtout des ravages que la logique libérale qu’impose la loi Hôpital-Patient-Santé-Territoires provoquent dans la Santé Publique. Car, contrairement à ce que veulent induire certains des éléments présentés, l’unanimité est bien loin de régner quant au statut de cette structure. L’opposition du Directeur Général du CHU de Nice au choix d’un Établissement de Santé Privé d’Intérêt Collectif (ESPIC) n’est un secret pour personne. Mieux, lors du dernier Comité Technique d’Établissement du C.H.U tenu le 6 mars dernier, s’il y a bien eu unanimité, c’est pour rejeter « la transformation du G.C.S Pédiatrie en ESPIC qui reviendrai à une privatisation des spécialités de pédiatrie, gynécologie et maternité et demander la tenue d’une table ronde afin de redéfinir les moyens à mettre en œuvre pour assurer la couverture sanitaire, le développement de l’excellence et l’assurance de l’accès aux soins de qualité à l’ensemble de la population » ! La direction de la Fondation Lenval continue de refuser les conclusions pourtant claires du rapport de l’IGAS, confiant la gouvernance de cet ensemble au C.H.U. et demandant le changement de statut de la polyclinique privée Santa-Maria ou son départ de Lenval, et joue le pourrissement tout en prétendant se poser en victime alors que c’est elle qui bloque la situation en voulant imposer ses vues.

Pourtant le rapport de l’IGAS évoquait « une situation explosive et dangereuse » existante au sein du G.C.S. avec des personnels en grande souffrance et la détérioration conséquente des conditions de prise en charge des patients et des familles allant même jusqu’à parler de « dégradations des conditions de travail, dégradations et restrictions de l’offre de soin. »

Est-il acceptable par aveuglement idéologique de laisser perdurer une situation aussi calamiteuse pour la Santé Publique et de se contenter « d’attendre la position du Conseil d’Administration de Lenval pour passer à l’étape suivante » comme le fait le Député-Maire de Nice, par ailleurs Président du Conseil de Surveillance du CHU ? Surtout lorsque le Directeur de la Fondation Lenval lui-même renvoie la décision aux calendes grecques « mai 2013 ? », refusant d’accepter les préconisations de l’IGAS bien qu’elles aient été validées par le Ministère de Tutelle ? Est-il tolérable que l’État n’assume pas ses responsabilités et laisse perdurer un tel blocage ?

Plus que jamais la tenue de la table ronde demandée constitue une urgence, pour les patients comme pour les personnels, et elle doit permettre d’envisager la constitution d’un Établissement Public, seule à même de sortir de cette impasse où l’a menée l’entêtement idéologique de ceux qui voient la Santé comme un marché et non pas comme un droit fondamental de chaque citoyen.

 

Noël ALBIN - Francis TUJAGUE - Jacques VICTOR

Conseillers Généraux communistes des Alpes-Maritimes

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