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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 16:27

Pas de bornes pour l'hypocrisie occidentale dans la région : croisade contre les régimes syriens et iraniens, mais soutien à la politique d'apartheid israélien, alliance avec les monarchies absolues du Golfe et donc silence complice face à la dictature mafieuse azérie.

 

Les élections du 9 octobre en Azerbaïdjan avaient un goût de déjà-vu, de mascarade réitérée : avec 84,5 % des voix, le président Ilham Aliev était réélu pour la seconde fois, lui qui avait succédé en 2003 à son père Haydar, qui avait hérité du pays lors de la désintégration de l'URSS.

 

Avec une pincée de cynisme, on peut noter que le soutien officiel pour Aliev s'effritte … lui qui avait obtenu 87% des voix en 2008. Il pourra toujours compter sur un Parlement où l' « opposition de sa Majesté » ne dispose que de 13 sièges sur 125. De quoi faire rougir les Ben Ali et Moubarak.

 

Limité constitutionnellement à deux mandats, Aliev n'avait pas hésité à réécrire la Constitution pour permettre sa ré-élection à vie tout en faisant passer de sévères restrictions à la liberté de la presse. Une révision adoptée par référendum à plus de 90% en 2009.

 

Face à cette farce, les observateurs de l'OSCE ont constaté l'existence de fraudes dans 37 bureaux, avec 58 % de retours négatifs sur place. Ils ont dénoncé une campagne biaisée en faveur du président : temps de parole inégal, intimidation, clientélisme.

 

Pourtant, les réactions occidentales se sont faites timides. Le département d'Etat américain a critiqué une élection « encore loin des standards internationaux » tout en insistant sur « les mesures constructives prises par le gouvernement azéri qui vont dans le bon sens » (sic).

 

Côté français, pas de communiqué officiel, alors que Laurent Fabius avait accuelli le ministre des Affaires étrangères azéri il y a deux mois de cela.

 

Mais trois sénateurs français, observateurs ont salué l'élection d'Aliev, déclarant le processus transparent et démocratique. Parmi eux, Nathalie Goulet est la vice-présidente du groupe d'amitié France-Azerbaidjan au Sénat, c'est aussi une amie des Emirats arabes Unis dans la région !

 

Le soir même, près de 5 000 manifestants, osant braver les intimidations, contestaient dans les rues de Bakou le résultat des élections. Roués de coups, dispersés, arrêtés pour une centaine d'entre eux, la liberté d'expression et de manifestation à Bakou est un délit.

 

L’Azerbaïdjan, dictature mafieuse et corrompue

 

Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent dans l'Azerbaïdjan d'Aliev une dictature brutale : liberté de la presse muselée, journalistes critiques et opposants politiques emprisonnés par centaines, manifestations réprimées par la police à Bakou, l'armée dans les régions.

 

La dynastie Aliev a commencé par le père Heydar. Ancien apparatchik d'ex-URSS, première secrétaire du PC d'Azerbaidan dès 1969. Il profite de l'effondrement de l'URSS pour se tailler son territoire sur mesure et devient président de l'Azerbaïdjan indépendant en 1991.

 

La famille Aliev fait alors main basse sur la rente pétrolière, en collaboration avec les groupes pétroliers occidentaux. L’actuel président devient dans les années 1990 vice-président de l'entreprise pétrolière d'Etat, la SOCAR.

 

Survivance féodale au cœur du Caucause, une poignée de familles se partage les régions azéries et les principaux secteurs de l'économie. Le clan Aliev se taille la part du loin dans les secteurs des hydrocarbures bien sûr, mais aussi des télécoms, des banques ou du bâtiment.

 

Corruption et népotisme vont de pair. Exemple en 2003, la libéralisation du secteur aérien conduit à privatiser l'entreprise publique AZAL. Ses actifs, dont ses activités bancaires et immobilières, sont rachetés par la holding « Silk Way »…présidée par la fille du président, Arzu Alieva.

 

L'opacité est la règle. Aucune déclaration de patrimoine pour les grandes familles azéries, l'évasion fiscale est généralisée. Le scandale de l'opérations de rachat immobiliers de plusieurs dizaines de millions d'euros aux Emirats Arabes unis par un fils d'Ilham Aliev en est une illustration flagrante.

 

Selon l'ONG Transparency international, l'Azerbaïdjan est le 134 ème Etat le moins transparent sur 178 entre l'Ouganda et le Nigeria. En 2009, un rapport diplomatique américain publié par Wikileaks comparait l'Azerbaidjan à une dictature mafieuse, son président à un chef de gang.

 

Au pays de l'or noir … et des inégalités criantes : 5 000 millionnaires et 4 millions de pauvres

 

Le « Dubai de la Caspienne », la formule est florissante pour Bakou, la comparaison éloquente. Un centre-ville où les gratte-ciel rivalisent avec les hôtels de luxe, les grands magasins haut de gamme.

 

Le tout nouveau « Palais de cristal », somptueux palais des congrès de 25 000 places, ou les trois « Flame Towers », des gratte-ciel translucides de 200 m de haut sont les symboles de cette folie des grandeurs, où est dilapidée la manne pétrolière dont bénéficie la ville depuis 150 ans.

 

Pourtant, à quelques centaines de mètres en périphérie, une misère ostentatoire dans les taudis où habitent la majorité des exclus de la croissance spectaculaire azérie qui a pu atteindre jusqu'à 41 % en 2007, dans un pays où le PIB a été multiplié par trois dans les années 2000.

 

Dans un vide statistique entretenu par le régime, près de 5 000 millionnaires (dont quelques dizaines de millardaires) côtoieraient près de 40 % de la population azérie – soit 4 millions de personnes – vivant sous le seuil de pauvreté absolue, soit avec moins de 2 $ par jour.

 

L’Azerbaïdjan : ami de la France, allié dans les projets de déstabilisation au Moyen-Orient

 

Pourquoi une telle dictature mafieuse, féodale, aussi riche qu'inégalitaire bénéficie-t-elle d'une telle complaisance de la part des puissances occidentales ?

 

La première raison, c'est que l’Azerbaïdjan reste un pays très riche en hydrocarbure : avec 7 milliards de m3 de réserves de pétrole, et 1,5 billion de m3 de gaz, il offre encore des perspectives juteuses pour les majors américaines, britanniques ou françaises.

 

Dans un secteur totalement libéralisé, BP avait signé en 1994 le « contrat du siècle ». En 1995, un consortium international composé de 11 entreprises pétrolières internationales (dont 6 nord-américaines) s'occupait de l'exploitation du pétrole azéri, en collaboration avec la SOCAR.

 

En outre, les oléoducs et gazoducs passent par Bakou pour extraire les hydrocarbures de la Caspienne, tout en évitant Russie et Iran. On peut penser à l'olédouc BTC (Bajou-Tbilissi-Ceyhan) inauguré en 2005 ou au projet de gazoduc TANAP, dont les travaux devraient commencer en 2014.

 

La seconde raison, c'est que l’Azerbaïdjan est un allié sans failles des puissances impérialistes occidentales dans la région.

 

En effet, l'Azerbaïdjan est l'allié naturel, pour des raisons tant culturelles que politiques, de la Turquie dans la région avec qui elle entretient des relations financières privilégiées. Des relations intenses se sont aussi développées avec les pétro-monarchies du Golfe.

 

Mais Azerbaïdjan est aussi devenu un partenaire indispensable d'Israel dans la région. Premier fournisseur en hydrocarbure, c'est aussi un marché d'avenir pour la principale industrie israélienne : l'armement. En 2012, l'Azerbaïdjan a ainsi acheté pour 2 milliards d'€ de drones.

 

Le réchauffement des relations Azerbaïdjan-Israel se construit autour d'un ennemi commun, l'Iran, rival en mer Caspienne. Le régime d'Aliev s'est dit même disposé à envisager l'ouverture de ses bases aériennes aux bombardiers israéliens.

 

Iran et Russie, deux rivaux de l'Azerbaïdjan – non sans que ce dernier adopte une attitude spécieuse à leur égard – deux puissances à contenir, à combattre voire à détruire pour les puissances impérialistes occidentales, d'où la convergence d'intérêts avec l’État pétrolier.

 

Tant pis si cela suppose couvrir l'ultra-nationalisme azéri, celui du chauvinisme anti-arménien, de la xénophobie faite idéologie d'Etat, du militarisme mettant en péril la paix régionale autour de la question du Haut-Karabagh, instrumentalisée à des fins politiques.

 

Allié d’Israël, partenaire des États-Unis et « ami de la France » naturellement. Le dictateur Aliev a été un des premiers chefs d’État reçu par le nouveau président Hollande, en septembre 2012. En 2007, il avait même reçu la légion d'Honneur lors de sa précédente visite en France.

 

Les relations diplomatiques cordiales avec l’Azerbaïdjan suivent les relations économiques intenses nouées par les entreprises françaises : l’Azerbaïdjan est de loin le premier partenaire commercial de la France dans la région, à la fois source d'énergie et marché prometteur.

 

Des entreprises comme Total, GDF-Suez, naturellement, mais aussi Veolia, EADS, Vinci ou Bouygues investissent massivement dans le pays.

 

Total a, il y a deux ans, réalisé une découverte majeure d'un champ de gaz à Absheron tandis que Bouygues va récupérer le chantier gigantesque de la construction du métro de Bakou.

 

En septembre 2012, en marge de la rencontre diplomatique avec François Hollande, le MEDEF organise un échange avec le Président Aliev où plus de 60 dirigeants d'entreprises vantent le climat favorable aux affaires instauré par l'autocrate, sollicitant son entremise pour obtenir des contrats.

 

Le mécénat fournit également une vitrine d'une politique d'investissements de prestige, semblable à celle pratiquée par le Qatar, bien qu'à un état embryonnaire. On peut penser au rachat par un milliardaire azéri du club de football de Lens.

 

La fondation Haydar Aliev fournit une habile couverture pour financer des projets culturels telle que la rénovation de la Cathédrale de Strasbourg, l'installation d'une antenne des arts islamiques au musée du Louvre.

 

 Aucune voix en France ne s'est élevée contre la scandaleuse ré-élection d'Ilham Alyev, ni dans les médias, ni au sein du gouvernement si hâtifs à dénoncer ces « dictatures » qui ne rentrent pas dans nos plans, et si prompts à se taire face à celles, souvent plus redoutables, qui acceptent docilement nos projets de domination impérialiste sur la région. 

Pas de bornes pour l'hypocrisie occidentale dans la région : croisade contre les régimes syriens et iraniens, mais soutien à la politique d'apartheid israélien, alliance avec les monarchies absolues du Golfe et donc silence complice face à la dictature mafieuse azérie.

 

Les élections du 9 octobre en Azerbaïdjan avaient un goût de déjà-vu, de mascarade réitérée : avec 84,5 % des voix, le président Ilham Aliev était réélu pour la seconde fois, lui qui avait succédé en 2003 à son père Haydar, qui avait hérité du pays lors de la désintégration de l'URSS.

 

Avec une pincée de cynisme, on peut noter que le soutien officiel pour Aliev s'effritte … lui qui avait obtenu 87% des voix en 2008. Il pourra toujours compter sur un Parlement où l' « opposition de sa Majesté » ne dispose que de 13 sièges sur 125. De quoi faire rougir les Ben Ali et Moubarak.

 

Limité constitutionnellement à deux mandats, Aliev n'avait pas hésité à réécrire la Constitution pour permettre sa ré-élection à vie tout en faisant passer de sévères restrictions à la liberté de la presse. Une révision adoptée par référendum à plus de 90% en 2009.

 

Face à cette farce, les observateurs de l'OSCE ont constaté l'existence de fraudes dans 37 bureaux, avec 58 % de retours négatifs sur place. Ils ont dénoncé une campagne biaisée en faveur du président : temps de parole inégal, intimidation, clientélisme.

 

Pourtant, les réactions occidentales se sont faites timides. Le département d'Etat américain a critiqué une élection « encore loin des standards internationaux » tout en insistant sur « les mesures constructives prises par le gouvernement azéri qui vont dans le bon sens » (sic).

 

Côté français, pas de communiqué officiel, alors que Laurent Fabius avait accuelli le ministre des Affaires étrangères azéri il y a deux mois de cela.

 

Mais trois sénateurs français, observateurs ont salué l'élection d'Aliev, déclarant le processus transparent et démocratique. Parmi eux, Nathalie Goulet est la vice-présidente du groupe d'amitié France-Azerbaidjan au Sénat, c'est aussi une amie des Emirats arabes Unis dans la région !

 

Le soir même, près de 5 000 manifestants, osant braver les intimidations, contestaient dans les rues de Bakou le résultat des élections. Roués de coups, dispersés, arrêtés pour une centaine d'entre eux, la liberté d'expression et de manifestation à Bakou est un délit.

 

L’Azerbaïdjan, dictature mafieuse et corrompue

 

Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent dans l'Azerbaïdjan d'Aliev une dictature brutale : liberté de la presse muselée, journalistes critiques et opposants politiques emprisonnés par centaines, manifestations réprimées par la police à Bakou, l'armée dans les régions.

 

La dynastie Aliev a commencé par le père Heydar. Ancien apparatchik d'ex-URSS, première secrétaire du PC d'Azerbaidan dès 1969. Il profite de l'effondrement de l'URSS pour se tailler son territoire sur mesure et devient président de l'Azerbaïdjan indépendant en 1991.

 

La famille Aliev fait alors main basse sur la rente pétrolière, en collaboration avec les groupes pétroliers occidentaux. L’actuel président devient dans les années 1990 vice-président de l'entreprise pétrolière d'Etat, la SOCAR.

 

Survivance féodale au cœur du Caucause, une poignée de familles se partage les régions azéries et les principaux secteurs de l'économie. Le clan Aliev se taille la part du loin dans les secteurs des hydrocarbures bien sûr, mais aussi des télécoms, des banques ou du bâtiment.

 

Corruption et népotisme vont de pair. Exemple en 2003, la libéralisation du secteur aérien conduit à privatiser l'entreprise publique AZAL. Ses actifs, dont ses activités bancaires et immobilières, sont rachetés par la holding « Silk Way »…présidée par la fille du président, Arzu Alieva.

 

L'opacité est la règle. Aucune déclaration de patrimoine pour les grandes familles azéries, l'évasion fiscale est généralisée. Le scandale de l'opérations de rachat immobiliers de plusieurs dizaines de millions d'euros aux Emirats Arabes unis par un fils d'Ilham Aliev en est une illustration flagrante.

 

Selon l'ONG Transparency international, l'Azerbaïdjan est le 134 ème Etat le moins transparent sur 178 entre l'Ouganda et le Nigeria. En 2009, un rapport diplomatique américain publié par Wikileaks comparait l'Azerbaidjan à une dictature mafieuse, son président à un chef de gang.

 

Au pays de l'or noir … et des inégalités criantes : 5 000 millionnaires et 4 millions de pauvres

 

Le « Dubai de la Caspienne », la formule est florissante pour Bakou, la comparaison éloquente. Un centre-ville où les gratte-ciel rivalisent avec les hôtels de luxe, les grands magasins haut de gamme.

 

Le tout nouveau « Palais de cristal », somptueux palais des congrès de 25 000 places, ou les trois « Flame Towers », des gratte-ciel translucides de 200 m de haut sont les symboles de cette folie des grandeurs, où est dilapidée la manne pétrolière dont bénéficie la ville depuis 150 ans.

 

Pourtant, à quelques centaines de mètres en périphérie, une misère ostentatoire dans les taudis où habitent la majorité des exclus de la croissance spectaculaire azérie qui a pu atteindre jusqu'à 41 % en 2007, dans un pays où le PIB a été multiplié par trois dans les années 2000.

 

Dans un vide statistique entretenu par le régime, près de 5 000 millionnaires (dont quelques dizaines de millardaires) côtoieraient près de 40 % de la population azérie – soit 4 millions de personnes – vivant sous le seuil de pauvreté absolue, soit avec moins de 2 $ par jour.

 

L’Azerbaïdjan : ami de la France, allié dans les projets de déstabilisation au Moyen-Orient

 

Pourquoi une telle dictature mafieuse, féodale, aussi riche qu'inégalitaire bénéficie-t-elle d'une telle complaisance de la part des puissances occidentales ?

 

La première raison, c'est que l’Azerbaïdjan reste un pays très riche en hydrocarbure : avec 7 milliards de m3 de réserves de pétrole, et 1,5 billion de m3 de gaz, il offre encore des perspectives juteuses pour les majors américaines, britanniques ou françaises.

 

Dans un secteur totalement libéralisé, BP avait signé en 1994 le « contrat du siècle ». En 1995, un consortium international composé de 11 entreprises pétrolières internationales (dont 6 nord-américaines) s'occupait de l'exploitation du pétrole azéri, en collaboration avec la SOCAR.

 

En outre, les oléoducs et gazoducs passent par Bakou pour extraire les hydrocarbures de la Caspienne, tout en évitant Russie et Iran. On peut penser à l'olédouc BTC (Bajou-Tbilissi-Ceyhan) inauguré en 2005 ou au projet de gazoduc TANAP, dont les travaux devraient commencer en 2014.

 

La seconde raison, c'est que l’Azerbaïdjan est un allié sans failles des puissances impérialistes occidentales dans la région.

 

En effet, l'Azerbaïdjan est l'allié naturel, pour des raisons tant culturelles que politiques, de la Turquie dans la région avec qui elle entretient des relations financières privilégiées. Des relations intenses se sont aussi développées avec les pétro-monarchies du Golfe.

 

Mais Azerbaïdjan est aussi devenu un partenaire indispensable d'Israel dans la région. Premier fournisseur en hydrocarbure, c'est aussi un marché d'avenir pour la principale industrie israélienne : l'armement. En 2012, l'Azerbaïdjan a ainsi acheté pour 2 milliards d'€ de drones.

 

Le réchauffement des relations Azerbaïdjan-Israel se construit autour d'un ennemi commun, l'Iran, rival en mer Caspienne. Le régime d'Aliev s'est dit même disposé à envisager l'ouverture de ses bases aériennes aux bombardiers israéliens.

 

Iran et Russie, deux rivaux de l'Azerbaïdjan – non sans que ce dernier adopte une attitude spécieuse à leur égard – deux puissances à contenir, à combattre voire à détruire pour les puissances impérialistes occidentales, d'où la convergence d'intérêts avec l’État pétrolier.

 

Tant pis si cela suppose couvrir l'ultra-nationalisme azéri, celui du chauvinisme anti-arménien, de la xénophobie faite idéologie d'Etat, du militarisme mettant en péril la paix régionale autour de la question du Haut-Karabagh, instrumentalisée à des fins politiques.

 

Allié d’Israël, partenaire des États-Unis et « ami de la France » naturellement. Le dictateur Aliev a été un des premiers chefs d’État reçu par le nouveau président Hollande, en septembre 2012. En 2007, il avait même reçu la légion d'Honneur lors de sa précédente visite en France.

 

Les relations diplomatiques cordiales avec l’Azerbaïdjan suivent les relations économiques intenses nouées par les entreprises françaises : l’Azerbaïdjan est de loin le premier partenaire commercial de la France dans la région, à la fois source d'énergie et marché prometteur.

 

Des entreprises comme Total, GDF-Suez, naturellement, mais aussi Veolia, EADS, Vinci ou Bouygues investissent massivement dans le pays.

 

Total a, il y a deux ans, réalisé une découverte majeure d'un champ de gaz à Absheron tandis que Bouygues va récupérer le chantier gigantesque de la construction du métro de Bakou.

 

En septembre 2012, en marge de la rencontre diplomatique avec François Hollande, le MEDEF organise un échange avec le Président Aliev où plus de 60 dirigeants d'entreprises vantent le climat favorable aux affaires instauré par l'autocrate, sollicitant son entremise pour obtenir des contrats.

 

Le mécénat fournit également une vitrine d'une politique d'investissements de prestige, semblable à celle pratiquée par le Qatar, bien qu'à un état embryonnaire. On peut penser au rachat par un milliardaire azéri du club de football de Lens.

 

La fondation Haydar Aliev fournit une habile couverture pour financer des projets culturels telle que la rénovation de la Cathédrale de Strasbourg, l'installation d'une antenne des arts islamiques au musée du Louvre.

 

Aucune voix en France ne s'est élevée contre la scandaleuse ré-élection d'Ilham Alyev, ni dans les médias, ni au sein du gouvernement si hâtifs à dénoncer ces « dictatures » qui ne rentrent pas dans nos plans, et si prompts à se taire face à celles, souvent plus redoutables, qui acceptent docilement nos projets de domination impérialiste sur la région.

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